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Tome cinquième.
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dinairement délicat & peu propre au travail,à moins qu’il ne soit grand mangeur. Onrebute fur - tout les chevaux de carrossequi n’ont point de corps , qui font étroitsde boyau , & qui semblent avoir la peaudes flancs collée fur les côtes. Un chas-seur ne méprise pas un cheval étroit deboyau il le préférera même à un autrequi aura plus de flancs, pourvu qu’il soitde grande haleine , de beaucoup de res-source , léger, & grand mangeur. Ondonne le verd pour faire reprendre duboyau aux chevaux qui l’ont perdu. Lemot de flanc eft auffi en usage , & selonquelques auteurs , plus élégant que celui deboyau. ÇVfl

BoyAU 5 il y a des animaux dont lesboyaux sont utiles dans le commerce ,après avoir été préparés par certains arti-sans qu’on nomme boyaudiers , qui for-ment à Paris une des communautés desarts & métiers.

BoyAU : on appelle cordes à boyaucertaines cordes faites avec des boyauxde mouton ou d’agneau. II s’en fabriqueune assez grande quantité à Rome , àToulouse , à Lyon , à Marseille , & àParis. Voye ^ CORDE A BOYAU, Voye\F a ni c le BoYAUDIER.

BOYAUDIER , í. m. est un artisanqui prépare & file des cordes à boyau ,pour servir aux instrumens de musique ,à faire des raquettes , & à d’autres usages.

Ces maîtres composent une des com-munautés des arts & métiers de la ville& fauxbourgs de Paris : ils ne sont quehuit maîtres en tout, qui travaillent dansle même endroit , & ont chacun leurattelier au fau k bourg S. Martin , auprèsde l’endroit appellé Montfaucon.

Voici la maniéré dont ces ouvriers s’yprennent pour fabriquer les cordes a boyau :ils se servent pour cela de boyaux demouton ou d’agneau qu’on leur apporte dela boucherie sans être lavés , & encoretout pleins d’ordure , dans des especes dehottes appellées bachoux. Voye\ BACHOU.

La premiere opération est le lavage desboyaux : pour cet effet ils se mettent desbottines aux jambes , pour empêcher I or-dure de tomber dans leurs souliers, &devant eux trois tabliers les uns pardessus

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les autres , auslì-bien qu’une bavette de-vant leur estomac , pour ne point gâterleurs habits. V. Bottine , Tablier ,& Bavette. Dans cet équipage , ilsprennent les boyaux par un bout, les unsaprès les autres , & ses font glisser dansleur main , en ses comprimant pour enfaire sortir toute Isordure. A mesure qu’ilsses nettoient, ils ses jettent dans un chau-deron pour ses laisser amortir. V. C HAU-deron & Amortir.

Apres avoir laissé amortir les boyauxpendant un temps raisonnable , dont laduree n a point d autre réglé que 1e plusou moins de chaleur qu’il fait , & quidepend de la prudence de Pouvrser , onles remet dans un autre chauderon encorependant un certain temps, & ensuite onles en tire pour ses dégraisser un à un,sur un instrument appellé dégraijsoir. V.Dégraissoir.

Lorsque les boyaux sont suffisammentdégraissés , & qu’on en a ôté les filandres,que l’on jette dans une tinette qui estauprès du dégraissoir , on ses remet encoredans une tinette pleine d’eau ; c’est ce qu’onappelle ses mettre blanchir . V. Filandres& Blanchir.

Les boyaux ayant suffisamment blanchi,des femmes les retirent de la tinette pourles coudre ses uns au bout des autres, asmde leur donner précisément la longueurqu’on veut donner à la corde. Voye\Coudre.

Tout cela fait, ses boyaux sont en état( d’étre filés. On file un boyau seul ouplusieurs ensemble , selon la grosseur que! doit avoir la corde. Quand il n’y en aqu’un , on fait une petite boucle à l’extrê-mité, & on l’attache par - là au crochetou émerillon qui est au haut du rouet ; s’ily en a 'plusieurs , on ses attache ensemblej par un nœud , & on ses accroche à l’éme-j rillon ; pour lors un homme tourne fa] manivelle du rouet, tandis que l’ouvrierfile en reculant à-peu-près de même queles Cordiers. Voyei Rouet.

, Quand les cordes sont filées , on lesetend à Pair fur des especes de rateauxgarnis de chevilles , dont 1e manche estenfoncé en terre ; & au bout de quelquesjours ils ses dégrossissent, c’est-à-dire les