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dVbord vertes, ensuite d’un blanc jaunâtre,enfin noires, attachées autour d’un placentacentral fibre , attaché fur îe fond de lacapsule.
Culture, Le brami croît au Malabar dansles terrains marécageux, couverts d’un âdeux pouces d’eau fur lesquels fa tigerampe, en élevant seulement au deííùs de1 eau ses branches qui portent les fleurs.
Qualités. Toute la plante a une saveuraqueuse amere ; les bestiaux tels que lesVaches , chevres , brebis , qui en mangentloti vent, rendent beaucoup de lait.
Usages. Sa décoction avec le lait devache & le beurre frais , forme une efpeced onguent dont on frotte les tempes pourrarre paíser le délire : on la fait prendre enpoudre avec le poivre, l’acorus & le miro-bojan dans seau de riz , pour rendre lavoix claire.
Remarques Le brami n’a aucuns rapportsavec le glaux auquel J. Commelin l’a com-pare, & ii évident que cette plante, quin avent encore été rapportée par aucuni â ìo dans fa classe naturelle , a tousp a , c eres des plantes de la famille desP onces, & quelle doit y être placéedans la premiere section à côté de l’ambuli,comme nous avons fait dans nos Familleses plaru.es } volume II 3 imprimées en1 7 f p \ k? publiées en lj6g , page 2.08.
{ M- yÍDJLNSON. J
* BRAMINES , OU BRAMENES , ouBRAMINS, ou BRAMENS , f. m. pi.CHifl. mod. ) secte de philosophes indiens,appelîés anciennement Brachmanes. VoyezBrachmanes. Ce font des prêtres quireverent principalement trois choses ; ledieu l'o , fa loi , & les livres qui contien-nent leurs constitutions. Ils assurent que lemonde n’est qu’une illusion , un songe , unritabîfml ? CJl , ie . !os corps pour exister vé-mémes ’A olve P í: Lester d’étre en eux-
par se simples* f™ , aV£C ,e ne ' ant 'tous les êtres. Il s „ v aic yí perfection deà ne rien vouloir à pontifier ] a saintetérien sentir, & à si biL Iw pensc r, â neesprit toute idée , même de vcrZ de sonparfaite quiétude de î’ame n ’en Iaaltérée. C’eft le profond aflòupiíTemen^del’esprit , le calme de toutes les puissances
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la suspension absolue des sens, qui fait laperfection. Cet état ressemble si fort ausommeil, qu’il paroît que quelques grainsopium fanctifieroient un bramine bienplus sûrement que tous ses efforts. Ce quié-tifme a été attaqué dans les Indes, & dé-fendu avec chaleur. Du reste ils mécon-noiísent leur premiere origine. Le roi Brach-man n’est point leur fondateur. Us fe pré-tendent isiùs de la tête du Dieu Brama ,dont le cerveau ne fut pas seul fécond ; sespies , ses mains, ses bras, son estomac, sescuisses , engendrèrent aussi , mais des êtresbien moins nobles que les Bramine s. Usont des livres anciens qu’ils appellent sacrés ,Us conservent la langue dans laquelle ilsont été écrits. Us admettent la métempsy-cose. Us prétendent que la chaîne des êtresest émanée du sein de Dieu , & y remontecontinuellement , comme le fil fort duventre de I’araignée & y rentre. Au resteil paroît que ce système de religion varieavec les lieux. Sur la côte de Coromandeî,Wistnou est le dieu des Brami nés ; Braman’est que le premier homme, Brama reçutde Wistncu le pouvoir de créer ; il fithuit mondes comme le nôtre , dont ilabandonna l’administrarion à huit lieute-nans. Les mondes périssent & renaissent :notre terre a commencé par l’eau , & finirapar le feu : il s’en reformera de ses cen-; dres une autre , où il n’y aura ni mer nivicissitude de faisons. Les Bramines fontcirculer les âmes dans differens corps ;celle de l’homme doux passie dans le corpsd un pigeon ; celle d’un tyran dans secorps d’un vautour ; & ainsi des autres.Us ont en conséquence un extrême relpectpour les animaux ; ils leur ont établi deshôpitaux : la piété leur fait racheter lesoiseaux que les Mahométans prennent. Usfont fort respectés des Benjans ou Baniansdans toutes les Indes : mais fur-tout de1 ceux de la côte de Malabar , qui poussentla vénération jufqu’à leur abandonner leursépouses avant la consommation du mariage,afin que ces hommes divins en disposentselon leur sainte volonté , & que les nou-veaux mariés soient heureux Lt bénis. Usfont à la tête de la religion : ils en ex-pliquent les rêveries aux idiots, & demi-, nen t ainsi fur ces idiots , & par contre-