Band 
Tome cinquième.
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nomme la sous - cuisse ; elle soutient- lebandage , & empêche qu’il ne remonte.

L’application de ces bandages est aiséeà faire : ceux qui en portent les ôtent &les remettent sans peine , par l’habitudequ’ils en ont contractée. Mais une circons-tance essentielle à observer , c’est de nepoint mettre le bandage que la descentene soit entièrement rentrée ; car s’il restoitune partie de Fintestin dans Faine , lebandage le meurtrissant y cauferoit de ladouleur , de Finflammation , & enfin lagangrené , fi Fon n’y pourvoyoit : cetteréglé souffre quelque exception , lorsquei’épiploon forme la hernie. V. Réduc-tion.

B rayer pour contenir les hémorrhoïdes.Voyei Hémorroïdes.

Brayer pour la chute du rectum ou dela matrice. Voye\ CHUTE.

Brayer pour la hernie du nombril. V.Exomphale.

Brayer , c’est une espece de bandagefait de gros cuir , garni d’une boucle &de son ardillon , qui sert à soutenir le bat-tant d’une cloche. Voye\ Cloche &Fondeur de Cloches.

Brayer , en Fauconnerie , c’est le culd’un oiseau de proie ; & on dit qu’unemarque de la bonté d’un faucon est quandil a le brayer net , & lorsqu’il lui tombebien bas le long de la queue , & qu’autouril est bien émaillé de taches noires &roustès.

Brayer un vaisseau , ou brayer lescoutures d’un vais eau , ( Marine.) c’esty appliquer du brai bouilli pour remédieraux voies d eau , en remplissant & enresserrant les jointures de son bordage.On dit souvent ejpalmer & suiver pourbrayer. (Z) „ „

* BRAYETTE , s. f. C terme deTailleur. ) c’est l’ouverture du devantd’une culotte, qui se ferme par une petitepatte qu’on ajoute à gauche de l’ouverture,& qui porte deux boutonnières ou entrentdeux boutons attachés à droite del’ouverture.

* BRAZER , en terme de SerrurierCoutelier , & autres ouvriers enfer , c’estunir deux pieces de fer avec du cuivre.On bra^e dans les occasions fur - tout où

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la crainte de gâter les formes d’une piecôrompue, empêche de la souder. Pourbrader , il faut ajuster les pieces à braderle plus exactement qu’on pourra , de ma-niéré qu’elles ne vacillent point, parceque si elles s’ébranloient, elles se dépla-ceroient & ne se braderaient pas où Fonveut ; c est pourquoi on les lie avec depetits fils de fer ; après quoi on prend dulaiton ou de la mitraille la plus jaune &Ja plus mince que faire se peut; on lacoupe par petites bandes , que l’on metautour des pieces qu’on veut brader , onles couvre avec du papier ou du linge qu’onlie avec un fil ; alors on prend de la terrefranche qui soit un peu sablonneuse, carautrement elle pourroit fondre & couler :s’il arrivoit que la terre fût trop grasse,on y mêleroit du fable & de Fargile , &de Fécaille de fer , avec un peu de fientede cheval & de bourre ; puis on la batavec un bâton , & on la détrempe avecde Feau claire en consistance de pâte , pluselle fera battue , mieux elle vaudra. Onen couvre l’ouvrage accommodé commenous l’avons dit ci-dessus, de Fépaisseurde 2 , 3,4, 5 , 6 lignes ou davantage ,suivant la grosseur des pieces à brader.Ainsi couvert , on le mouille avec deFeau , puis on met de Fécaille de fer par-dessus ; cela fait on le met dans le feu ,& on le chauffe doucement. Quand onvoit la terre rouge , on le tourne & re-tourne doucement dans le feu , & onchauffe encore un espace de temps, tou-jours tournant & retournant à plusieursreprises , de peur qu’il ne chauffe tropd’un côté : on chauffe jusqu’à ce qu’onapperçoive une fumée bleue qui s’échappede la terre ; on est íur-tout exact a tourner& retourner lorsqu’on voit la flamme bleueviolette , car c’est une marque que le laitonest fondu. On chauffe encore un peu , afinque la fusion du laiton soit parfaite , &qu il coule également par tous les endroitsnécessaires. On ôte ensuite l’ouvrage dufeu , & on le tourne & retourne douce-ment sur l’enclume pour faire aller le laitonpar-tout , jusqu’à ce que l’ouvrage soit unpeu refroidi, & qu’il soit à présumer quele laiton ne coule plus ; fans cette pré-caution il se trouveroit plus épais en un