4§o B R E
à porter plus facilement une civiere , unechaise à porter, & toute autre machinedont on peut placer les bras dans les bou-cles ou boutonnières pratiquées à ces extré-mités. Les bretelles fervent encore à d’autresusages.
Bretelles Çles), ce font, che^ lesRuban i ers , deux bouts de sangle attachéesd’une part au châssis du métier , & del’autre à la poitriniere : l’ouvrier passe latête au travers de ces deux bretelles , &fe trouve astèz appuyé par l’extrêmité desépaules , pour en être beaucoup soulagé ;comme il est peu assis & fort courbé furson ouvrage , on a été obligé à lui cher-cher ce point d appui. V. Poitriniere.
, BRETESSÉ , ÉE , adj. ÇBlason) fedit du sautoir , du pal, de la fasce, de labande , du chevron , qui ont des créneauxdes deux côtés qui répondent les uns auxautres.
Frison de Blamont , en Champagne ;àid^ur , au sautoir breteJJ'é d'or.
La lande du Lou , de-Tregoumains enBretagne ; de gueules , à la fasce bretesjeed’argent. sG. D. L. T.)
BRETEUIL , ÇGéogr.) petite ville deFrance dans la haute Normandie , avecle titre de comté. II y a encore une autreville de ce nom dans le Beauvoisis.
BRETHEIIvI ou BRETTEN, ÇGéogr.)petite ville d’Allemagne dans le bas Pala-tinat, fur les frontières du duché de Wir-temberg , fur la riviere de Saltz.
BRETIGNI , ÇGéogr.) village del iste de France fur l’Orge près de Mont-Ihery, Ce lieu est connu par le traité qui yfut conclu entre Edouard , roi d’Angle-terre , & Jean , roi de France , en 1360.
Ce traité commence ainsi : « Comme„ par les guerres sont advenues batailles« mortelles , occiíïcns de gens , périls des„ âmes, déflorations de pucelles, desho-„ nestations de femmes ; Nous.... » ÇC).
BRETTA, Ç Géogr.) petite ville deSuede , dans la province de Westgothie.
* BRETTÉ ou BRETELE , adjectif,Serrurerie , Tadlanderie fur-tout. 11 fedit de certains outils , tels que les mar-teaux à tailler de la pierre , les ébauchoirsde Sculpteur, ùc. où la partie tranchanteLst divisée en dents faites à la lime ; les
B R E
unes prises de court fur le tranchantmême de l’outil , les autres tirées delong par des traits parallèles fur les deuxsurfaces.
BRETTEN, Ç Géogr.) petite ville duroyaume de Suede , dans la Dalie, fur lelac Waner.
* BRETTER ou BRETELER , v. act.& n. En général, c’est fe servir d’un ins-trument bretté. C’est avec le marteau brettéque les Tailleurs de pierre ébauchent lesparemens.
BrETTER , Ç Sculpture.) c’est , en mo-délant, travailler la terre , de maniéréqu’elle ne soit pas lisse , mais comme égra-tignée , ce que les ouvriers font d’abordavec un ébauchoir bretelé. II y a beaucoupd’art à laistèr paroître en quelques endroitscette négligence de travail. V. Modeler& ÉBAUCHOIR.
BRETTIN, ÇGéogr.) petite ville del’électorat de Saxe , fur l’Elbe.
* BRETTURE , f f. fe prend en deuxsens différons, ou pour les dents mêmespratiquées à 1 instrument dont on fe sertpour bretter , ou pour les traits faits àî’ouvrage à l’aide de l’instrument. Dansle premier sens , c’est un terme de Tail-landerie ; dans le second , il est de Ma-çonnerie & de Sculpture.
BREUBERG , Ç Géogr.) petite villeavec château dans la Franconie , fur leMayn.
BREVE , f. f. ÇGramm. ) se dit d’unesyllabe relativement à celles qui sont lon-gues : par exemple , l’a est bref dans place ,& long dans grâce ; en matin le commen-cement du jour , ma est bref ; au lieuque ma est long en mâtin , gros chien.L 'a est bref en tache , macula , &; longen tâche , ouvrage qu’on donne à faire.
Toutes nos voyelles sont breves ou lon-gues , ou communes. C’est de rassortimentdes unes avec les autres que résulte l’har-monie de la période. Le temps d’une breveest de moitié plus court que le temps d’unelongue; ou , comme on dit communément,la breve n’a qu’un temps , & la longue ena deux : c’est-à-dire que pour prononcerla breve , on réemploie précisément quele temps qu’il faut pour la prononcer ; aulieu qu’on prononcèrent deux breves dan*
^intervalle