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Tome cinquième.
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talon de la houe, pendant que Pautre con-tinue à en retourner une autre portionavec la pellette. Ils manient ainíi tout lekuoncean auquel ils donnnent la dernierefaçon , qui consiste à le relever fur quatreà cinq pies d’épaisseur , avec des pelles debois, attendu que cfette terre devient unpeu coulante. Ils unissent la surface dunouveau tas , & le couvrent de paillassonspour empêcher l’ardeur du soleil de ledesïecher. Mais ils égalisent auparavant,& rendent luisante la surface de la terre,c e qui contribue à Pentretenir fraîche , &empêche que les brins de paille qui tom-bent des paillassons , ne se mêlent aveclorsqu’on les enleve, en sorte qu’on les ennetire plus facilement.

Chaque fois que cette terre change deplace , on a foin de relever les bords toutautour avec des pelles , pour ne pointperdre ce que les pies entraînent à chaquemouvement. Les batteurs, au reste , ontfoin d’en rejeter toutes les pierres & gra-viers qu’ils y rencontrent, qui nuiroienteaucoup à P ouvrage , si on les y laissoit.a préparation d’un monceau de terre ,environ cinquante pies cubes, telle qu’onvient de la decrire , est l’ouvrage duneheure & demie de travail.

Dans les briqueteries ou tuileries de laouistè , je dis ou tuileries (car il n’est au-cune briqueterie proprement dite , on faitpar-tout de la tuile & de la brique enmeme temps ) , on y prépare la terre en-core différemment. On Pensasse d’aborddevant le hangard ou la halle où l’on fa-brique la tuile j & à mesure qu’on Pamene ,on a soin de la bien battre, afin de rendree . tas plus ferme. Lorsqu’il y en a une cer-taine quantité , on la coupe par tranches3 ez minces, avec une houe ou une piochece'trf» C|ue pioche ordinaire, & dans

rejeter P tou t e° n le ’ IeS . ouvriers ont soin decorps étranger pierre ? , ou tout autretranches tombent ^ trouver. Ces

espece de bassin fait^vee ^ Equi se trouve fous le couvert ^ pl ? nches 'on en remplit le bassin d’un p ?|& a J îa11 ? iâpres quoi on jette fur ces demi '

Peau mais peu à la fois, lui laissant toi? 6lours le temps de --'imbiber insensiblement'

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Lorsqu’on volt que toutes ces tranches encontiennent í’ufìilamment , on les pétritavec les piés , jusqu’à ce que l’on ne senteplus aucune dureté , en forte que toutes lespetites masses soient bien écrasées. Onprend ensuite cette terre, & on l’entaslederechef , ayant soin de la bien battre ,pour rendre le tas plus compacte & plusferme. On la coupe de nouveau avec lapioche , en tranches aussi minces que l'onpeut , & on a foin, comme auparavant ,d’ôter tous les corps étrangers qu’on ytrouve. Après quoi, on forme de nouveau,un tas de toutes ces tranches, & c’est laderniere opération ; la terre est alors enétat d’être moulée facilement.

Nous remarquerons enfin avant de quitterce sujet & de passer au moulage , qu’onpeut dire en général, que plus une terre esttravaillée & corroyée, mieux elle vaut ; que

I on peut bien épargner Peau , mais jamaisle travail des bras. M. Gallon , lieutenant-colonel dans le génie, qui a étudié avecattention Part du briquetier , s’est aslùrépar des expériences, que plus une terreétoit corroyée , & plus il falloit de forcepour casier les briques que l’on en formoit.Nous allons rapporter cette expérience ,qui prouve combien la préparation de laterre est essentielle pour que la brique soitde bonne qualité.

II fit mettre en dépôt sous un hangard ,une certaine quantité de la même terrequ on employoit , & il la prit dans l’étatou elle est quand on en fait des briques.

II convient que cette terre n’est pas desmeilleures qu’on puisse employer. Septheures après , il la fit mouiller & battrependant l’elpace de trente minutes ; lelendemain on répéta la même manœuvre,& on battit encore la terre pendant trenteminutes : Paprès midi , on battit encoiecette terre pendant quinze minutes, âpresquoi on en fit des briques. Cette terre n’aété travaillée que pendant une heure deplus que suivant l’usage ordinaire ; mai»elle l’a été en trois temps différons.

Il faut remarquer que cette terre avoitacquis plus de densité par cette secondepréparation : car une brique formee aveccette terre pesoit ^ livres 11 onces , tandisqu’une autre faite en même temps , dans