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«n faisant baisser pour les premiers lacstas quatre lisses de poil pour la tenir arrêtée,a près quoi on laisse aller la marche , & onbroche la dorure fans lier.
Quant aux seconds lacs , on broche deîttêmo une groste duite , qui est la fuite de. ta premiere, & on baistè les quatre lissesde poil.
Cette duite est une efpece d 'accompa-gnage ou de trame fine, de même couleurMe ta dorure , dont l’étoffe est brochée ;elle sert à garantir le fond fous lequel ellePasse, afin de conserver l’éclat & le brillantde la dorure , en empêchant que d’autrescouleurs ne transpirent ou ne percent àtravers.
Comme Yaccompagnage qu’on emploiedans les brocards est plus gros que Y accom-pagnage ordinaire, il ne fe pastè point avecta navette, comme dans les autres étoffes ,mais on le broche en faisant baisser deuxmarches.
Afin que la dorure ne soit pas écrasée,•quelle faste toujours faillie & relief, onroule íur des molletons toutes les étoffesont a dorure est relevée, à mesure qu’el-s viennent fur Yenj'uble , 8c on a foin de
- ant , de molletons qu’il y a d’é-toftçs fabriquées.
, On fait aussi des brocards dont le poil estquarante portées simples, pour Yaccom-pagnage defquels on fait baistêr tout lePoil qui est de la couleur de la dorure •Pour lors , on peut brocher fur ce brocardtoutes fortes de couleurs pour relever ,Parce que le poil qui est baissé garnit suffi-samment , & qu’il empêche la foie decouleur qui releve, de transpirer ou percerà travers le poil.
Le brocard d’or ou d’argpnt est dunombre des quatre draps, fur l’un defquels.onvr' CÍU1 a ^ p ', rent à la maîtrise de maîtres
en h'vdle de^p^’ d ’ a fS ent & de soiechef-d’œuvre r ans > doivent faire leur
règlement de i’óóTT I ,’ article XXV duces fortes de draps ^ a ma nufacture deLes articles XLIX & t jment, & l’article XVI de" , meme régta-fait pour Lyon en la même ann/ qUl a - t ‘ tdgne„t de faire Ie S cUi ntS ™ ’Tt
ÁlT njM filé & “nCi 1s
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tremes ou trames doublées & montées ,ou tordues au moulin dans un peigne deonze vingt-quatrièmes d’aune entre lesdeux lisières de pure & fine foie cuite ,fans y mêler aucune foie teinte fur cru,à peine de soixante livres d’amende & deconfiscation des étoffes pour 1a premierefois.
Les brocards paient les mêmes droitsd’entrée & de sortie que les draps d’ord’argent & de foie.
* BROCATELLE, f. f. (Manufacturede foie.) étoffe composée d’une chaîne desoixante portées , & d’un poil de dixportées, avec cinq listes de chaîne & troislisses de poil : on emploie la brocatelle entapisserie. Le fond est tramé de fil, & lecoup de tire, de foie : c’est la trame quifait le fond , & c’est la chaîne qui fait lafigure.
Brocatelle , (virchiteclure.) voye \[Marbre de Brocatelle.
BROCHANT, adj. (Blason) il fe ditdes pieces qui pastènt fur d’autres, commeune fafce ou un chevron qui broche furun lion : les chevrons de la Rochefoucaultfur des burelles.
La Rochefoucault en Angoumois, bu-relé d’argent & d’azur, à trois chevronsde gueules brochant fur le tout. (V)-
* BROCHE , f. f. terme fort usité dansles arts & métiers ; on le donne en gé-néral a tout outil , instrument, machine ,ou partie de machine , d’une figure lon-gue & menue , & dont la fonction ordi-naire est de traverser & de soutenir d’au-tres parties. Le mot broche a passé dansles boutiques & les atteliers , de la cuisine
où la broche est un instrument de fer long
de cinq à fix pies, de cinq à six lignesde diamètre , pointu par un ; bout , occoudé en équerre , ou garni d’une pouliepar l’autre , & perce' dans le milieu deplusieurs trous qui fervent a fixer lur labroche la pícce qu on veut rotii^, par lcmoyen de brochettes de fer qu’on ficheà travers la piece, & qui passant aussidans les trous oblongs pratiqués au milieu! de la broche , font angle droit avec la' broche. C’est pour pratiquer ces trousoblongs , & empêcher es pieces embro-chées de tourner si facilement fur la
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