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& ils attirent peu à peu îe reste du corpsá mesure qu’ils digèrent ce qui est dansleur estomac ; on les a vus avaler de petitschiens & de petits chats que l’on avoitnoyés dans des rivières. Souvent ils senourristènt de grenouilles : mais on dit ques’ils avalent un crapaud de terre ils levomissent. On prétend qu ils n’attaquentpoint les perches à cause des aiguillonsqu’elles ont fur le dos ; cependant on arapporté qu’ils prenoient les perches entravers dans leur bouche, & qu’ils les ytenoient jufqu’à ce qu’elles fussent mortesavant que de les avaler. Ce qu’il y a decertain , c’est qu’ils n’épargnent pas mêmeles poissons d@ leur efpece. Rondelet,Wil’ughby. Voye\ Poisson. (I)Brochet de mer, voye\ Seet. (I)
* On lit dans du Bravius de piscinis Ùpìscium , Ub. I . chap. ij. que la grenouillefaute quelquefois fur la tête du brochet ,l’embraííè de ses pattes , qu’elle les luimet dans les yeux, & les lui creve. Aldro-vande & Cardan prétendent que si l’onjette un brochet à qui on aura ouvert leventre , dans un étang ou un réservoiroh il y ait des tanches, il ne mourra pasde fa blessure ; l’humeur gluante de latanche , contre laquelle il va fe frotterl’ayant bientôt fait cicatriser. Voilà desfaits qu’il seroit aisé de vérifier : il nes’agiroit pour le premier, que de tenirpendant long-temps un brochet dans unréservoir où il y auroit bien des grenouil-les , & où il n’y auroit que cela ; & poul-ie second, que de blesser un brochet & lejeter entre des tanches.
On croît que le brochet vit long-temps.On dit qu’il en fut trouvé un dans unétang d’Allemagne en 1497, qui avoit unanneau d’airain paslé dans la couverture deses ouies , fur lequel il y avoit une inscrip-tion grecque , faisant mention que c etoitf empereur Frédéric H qui 1 avoit rms danscet étang ; ce poiston avoit au moins 2 7ans, si le fait est vrai.
II y a des brochets auxqueîs on trouvedes œufs & une laite en méme temps ;d’où l’on conclut qu’ils sont hermaphro-dites. .
* La pèche du brochet n a rien de par-
ticulier, si ce n’est celle qui fe fait a la
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bricole. On a un réservoir de petits pois-sons , mais il faut donner J’a préférence aucarpeau. _ Ayez un hameçon à deux cro-chets , faites entrer une ligne par la queuedu carpeau, & la faites sortir par fa bouche.Attachez au bout de la ligne qui sortirapar la bouche du poisson un hameçon àdeux crochets recourbés vers la queue dupoisson. Pastêz un morceau de liege dansvotre ligne , afin que le poiston reste sus-pendu entre deux eaux en l’endroit qu’ilvous flaira ; entortillez le reste de vorreligne a un piquet placé fur le bord de larivière. Disposez plusieurs appâts de cettenature dans les endroits où vous croyezqu’il y a du brochet, bientôt cet animalvorace avalera & les poissons & les hame-çons. U faut que la corde soit entortilléeau piquet de maniéré qu’elle puisse fedevider ; pour cet effet on prend unebranche fourchue , on fend les bouts desfourchons. On entortille la ligne autourde ces fourches ; & quand on est parvenuà leurs extrémités, on fiche la ligne dansla fente d’un des fourchons. Le brochet,en fe débattant, a bientôt fait sortir laligne de la fente ; lorsqu’elle n’y est plusdétenue, elle se dévidé & permet au bro-chet de s’écarter.
Cuijìne. On prépare le brochet de plu-sieurs maniérés; au court - bouillon , à lasauce d’anchois, & à la Polonoife. Onle frit ; on le met en ragoût, ou on lefarcit.
On emploie , en Médecine , ses mâ-choires & fa graiste : cette derniere estfort en usage , & on en oint la plante despiés pour détourner un cataire & pourappaifer îa toux. Dale dit qu’on en frotteavec succès la poitrine des enfans dans lerhume & dans la toux.
La mâchoire inférieure est dessicative& détersive: on la regarde comme spé-cifique dans la pleureíiç : elle sert, deméme que les autres os de la tête, contrele calcul , les sieurs blanches , & pourfaciliter l’accouchement. Ses cendres em-ployées à l’extérieup, arrêtent l’évacuationde îa saisie , détergent les vieilles plaies,& dessèchent les hémorrhoïdes. L’eaUdistillée du fiel du brochet est estimée bonuscontre les maladies des yeux,
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