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recuit : celles d’au dessus tombent succes-sivement & enfilent la mëme route : lachaleur les cherche & les déloge tour-à-tour. S’il s’agit d’une figure équestre , lecheval, l’homme , les habits de cire , toutest détruit ; il ne reste qu’une place vuideentre la maste informe du noyau , & leMoule extérieur , qui, comme nous savonsvu, a sauvé & retenu l’empreinte de lafigure & des jets. La cire qui peut s’im-biber dans le moule &. dans le noyau ,s’évapore par le recuit. On retire les cires,on bouche parfaitement les égouts ; le feupoussé & entretenu plusieurs jours fait enfinrougir le moule & le noyau.
, A côté de la foste, .& deux ou troisP^s plus haut que le sommet du moule ,est placé le fourneau supérieur où se doitfaire la fonte du métal.
Ce fourneau est composé d’un âtre &d’une calotte accompagnée avec cela desa chausse, d’un cendrier & d’un écheno.Vâtre avec ses bords est revêtu d’une terre
fine & battue , pour ne laisser aucune issueau métal.
f une voûte de briques fort
lurbaillee , pour mieux réverbérer & fairetomber la flamme fur les malles de bronze.
La chauffe est une place quarrée bâtieen briques ou tuiles , & profondémentenfoncée en terre à côté du fourneau oudu four dont nous venons de parler. Elleest partagée par une forte grille en deuxplaces , dont l’inférieur fe nomme le cen-drier , & est destinée à recevoir les cendresqui tombent de la grille.
Id écheno est un baffin de terre fine , &Parfaitement liée ; il est en forme de quarré|? n g , ayant communication avec le canaldu fourneau , devant lequel il est placé.
atre & le canal doivent être un peu pluse eves que ce bassin , & avoir une penteITÌâ d y an ? ener Ie métal fondu. Véchenotrous qu’ffv 06 â?ns son fond d’autant de
fur lehau/duto^ 5 T ’ ^ ^fé
trous qui font en forme d~ ^ ^e cess unissent par leur ouverture'inf' ® GS godetSl’orifice de chaque set avec
viennw’fe **
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de 1 eçtieno se ferment avec des quenouil-
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lettes , qui sont de longs manches terminéspar un mamelon de fer propre à remplirexactement la rondeur intérieure du godetoù le métal fera reçu.
Une chaîne , suspendue au dessus ducanal, soutient dans une forte d’équiiibrele perrier qui doit déboucher ce canal. C’estune longue barre de fer ou une forte percheemmanchée d’une masse de fer. Si de cettebarre ébranlée & présentant fa maste aucanal, on enfonce le tampon dans le four-neau , le métal coulera.
Lorfqu’on commence à voir sortir desfumées fort blanches , qui font la marqued’un métal parfaitement fondu , deux vi-goureux ouvriers , postés devant Y écheno >prennent en main le manche du perrier :deux autres fe mettent après les cordesde la bascule des quenouillettes : tous leursyeux font fixés fur le maître Fondeur.
Celui-ci hauíïè la canne ; à l’instant leperrier est aligné vers l’ouverture du four-neau , & d’un ou de deux coups, le tamponest jeté bien avant au fond de 1 atre ; lemétal part, inonde Y écheno , & fe préfente aux godets qu’il trouve encore fermésen même temps la bascule monte & enleve*les quenouillettes. Le ruisseau de bronze fe'précipite rapidement par les jets dans toutî’intérieur du moule. Déja la matière estprès de s’épuifer dans le fourneau, & leFondeur , toujours inquiet fur les accidentsqui peuvent arriver fous terre à son métal,le voit enfin regorger dans Yécheno avecune satisfaction inexprimable : il fe retire ,& tout est fait de fa part-
Ces préparatifs, après le service fourni,font emportés. -On retire le saumon quireste dans Y écheno : on ôte les terres , onbrise le fourneau & la chape ou le moulede potée. La statue déterrée est mise enpié à force de machines & de précautionspour ne castèr aucune des parties legeresou saillantes. Le sculpteur s’en empare, ilfait scier les tuyaux dont elle est hérissée ;il arme ses ouvriers de poinçons , de mar-telines, de limes, de grattoirs, de gratte-í bosse, de ciseaux , de cifelets , de rissoirs ,
1 d’échopes & de burins. Tout fe décrasse,
S toutes les croûtes, les boursouflures, J esj inégalités font appîanies. II place auprès1 des travailleurs le modele qu’il a conservé ,
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