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Tome cinquième.
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en trois grappes réunies , & à Feuilles légè-rement velues , rassemblées trois à trois.

Erica antheris Jimplicibus inclufis > có-rollis ovatis irregularibus , floribus terno-racemofis , foliis ternis ciliatis. Locft. Epifi.s. y p. $. Linn. Sp. pi.

Heath withfingle fummits , &c.

5. Bruyere à sommets extérieurs & four-chus , à godets moyens & globuleux , àpédicules triphilles , & à feuilles naissantpar quatre.

Erica antheris bifidis ex sertis , corollisglobojìs mediocribus , pedunculis tnphilUs,foliis quaternatis. Linn. Sp. pi.

Shrubby African heath.

Cette cinquième efpece est ici désignéefous la phrase qui a été employée dans leSyftema naturœ , c’est la trente-deuxiemedu Species plantarum. On trouvera dansle corps de ce dernier livre , plusieursautres bruyères , & dans XAppendix , unenouvelle efpece qui a été découverte enAstique.

Les quatre premieres croissent naturel-lement dans les lieux incultes, mais ellesméritent bien une place dans nos jardins :la singularité & la variété de leurs feuilles,qui font permanentes , la beauté de leurfleur , dont f éclat est si durable , les ren-dent très-propres à orner les bosquets d’hiver& d’été.

J’avois apporté de la Suiíïe, une bruyereâ feuille de pin , qui fe charge pendantPhiver de fleurs purpurines ; je n’ai pu laconserver , mais je fais qu’une personne dema connoiífànce l’éleve avec succès dansun jardin de Zurich.

Les abeilles font d’amples récoltes fur lesbruyères , & c’est pour elles une ressourced’autant meilleure, que ces fleurs paroiísenttard & durent très-long-temps.

Wilman , dans son Traité des abeilles ,dit qu’en Westphalie , vers la fin d’été ,on a coutume de transporter les ruchesprès des grandes forets, ou des landescouvertes de bruyere , dans la vue demettre ces infectes précieux à portée derecueillir leur provision de miel pour 1 hiver.

Lorfqu’on veut établir les bruyères dansles jardins , il faut les lever en motte avecbeaucoup de précaution ; j'ignore si ellespeuvent fe reproduire de semence.

BRU

La bruyere , n°. $ , est un arbuste char-mant. Exposée en plein air, elle supporteassez bien nos hivers doux : il y a uneautre bruyere du Cap, qui est plus délicate.

J’ai vu dans la plaine de Paderborn , oùl’Ems prend fa source, une bruyere de cinqou six piés de haut , qui porte des fleursd’un pourpre-clair charmant , & trois ouquatre fois plus grostès que celles de l’ef-pece commune : an milieu de cette mêmeplaine , qui n’est qu’un désert, fe trouveune habitation , autour de laquelle, à l’aidedes cendres de bruyere , on est parvenuà cultiver des grains & des légumes.(M. le Baron DE Tschou di .J

Rondelet, au rapport de Clulìus, em-ployeur l’huile de ses fleurs pour lesdartres du visage.

Le suc de bruyere , ou Peau distillée deses fleurs , dissipe la rougeur des yeux , &en fait cesser les douleurs.

Taberncemontanus assure que la fermen-tation de les fleurs calme la goutte. Lebain de vapeur avec les feuilles & les fleursde la même plante , produit le même effet.Tournefort, hift. des plantes. (N)

BRUYERE , en terme de Vergetier , estun petit arbrisseau dont les rameaux fontpetits & très-fouples ; c’est pour cela qu’onl’appelle scopa , c’est - à - dire balai , enItalie où il est très-commun , & d’où lesmarchands Vergetiers de Paris le tirent,comme le meilleur qui soit à leur usage.

BRUYERES, ( Géogr. ) petite villede Lorraine , dans le pays de Vofge.

BRUYUIERE ( la) , (Géogr.) petiteville de France dans le Languedoc , audiocèse de Lavaur.

* BRYONE , f. f. f Botan.) bryonia:il y a deux efpeces de bryone ,• la blanche,& le sceau notre - dame. La blanche estencore de deux fortes ' l'une à baies rou-ges , & l’autre à baies noires.

La bryone à baies rouges a la racineplus grostò que le bras quand elle estjeune , & austi grosse que la cuisse quandelle est vieille , divisée en grosses fibres ,charnue & fongueuse quand elle est feche.Sa substance est distinguée par des cercles& des rayons ; fa saveur est acre , désa-gréable , & un peu amere , & son odeurfétide quand elle est fraîche. Ses tiges foi*

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