Band 
Tome cinquième.
Seite
580
JPEG-Download
 

jBo B U C

* BucïïE ou Busche , s Commerce debois.) morceau de bois de chauffage, degroíîèur & longueur déterminée. Plusieursde ces morceaux forment la corde. VoyeiBois.

* B r JCHE (Contrôleurs de la), Police ,petits officiers établis fur les chantiers. Leuremploi est de veiller à ce que les bois dechauffage aient les dimensions & les qua-lités requises par les ordonnances. Voye\Bois.

BUCHE (réparation a la), terme d’Eaux& Forêts , est f amende ordonnée par ju-gement des maîtres des eaux & forêts ,pour avoir abattu ou enlevé des arbres dansles forêts du roi. (H)

Bûche , en Jardinage , on appelle ainsila tige des orangers étêtés, que l’on ameneen France de Provence & de Gênes. (K)

Bûche , f. f. ( Luth. ) Ne trouvantnulle part le nom d’un instrument très peuconnu , appelle en allemand scheid-hol\ ,je l’ai traduit littéralement , en quoi j’aiété en quelque façon autorisé par la figurede cet instrument qui consiste en une caistèlongue, tantôt q narrée & tantôt triangu-laire , ressemblant astêz à une bûche. Surla table de cet instrument font tendues troiscordes de laiton par le moyen d’autant dechevilles ; ces cordes se mettent à l’unis-son , & ensuite on en fixe une par un petitcrochet, en sorte que la partie entre lechevalet & ce crochet sonne la quinte audessus des deux autres. Quelquefois onajoute une quatrième corde à l’octave. Pourjouer de cet instrument, on touche toutesles cordes a la fois avec le pouce de lamain droite , tandis qu’on produit le chanten promenant de la main gauche un petitbâton poli fur la corde la plus haute, lapartie de l’instrument qui sert de mancheétant divisée par des touches, comme lesmanches des guitares. (F. D. C.)

BUCHEN, (Géogr . ) petite ville d Al-lemagne dans 1 Odenwalt, appartenante al’électorat de Mayence.

BUCHER , f. m. (Architectures estnn petit bâtiment ouhangard, pratique dansune basiè-cour ou dans une maison decampagne , où l’on ferre le bois : dans lesmaisons particulières , c’est un lieu obscurdans l’étage souterrain ou auraiz-de-chauísée,

B U C

Les bûchers , chez les princes, s’appellenfjourrieres , en latin cella lignaria. (P)

* Bûchers, f. m. (Hifi. anc.) amasde bois fur lesquels les anciens brûloientleurs morts : ces amas écoient plus ou moinsgrands , selon la qualité des personnes. Laloi des douze tables défendoit d’y employerdu bois poli & menuisé. O11 les construisoicprincipalement de l’arix , d’if, de pin , defrêne , & d’autres arbres qui s’enflammendfacilement. On y ajoutoit aussi la planteappellée papyrus. On les environnoit de cy-près , dit Varron , pour corriger par sonodeur celle du cadavre , qui auroit incom-modé ceux qui assistoient à la cérémonie,& qui répondoient aux lamentations dela P r ce fie a ; jusqu’à ce que le corps étantconsumé & les cendres recueillies , elledisoit ilicet , retirez-vous.

Le bûcher étoit de forme quarrée, à troisou quatre étages , qui alloient toujours endiminuant comme une pyramide : on l’or-noit quelquefois de statues. On versoit surle cadavre d u vin , du lait, & du miel.On répandoit sur le bûcher des parfums ,des liqueurs odoriférantes , de l’encens, ducinnamome , des aromates, & de I’huile.On donnoit au mort la potion myrrhine;Voye\ MYRRHE. Cette profusion coûteused’aromates , de liqueurs , de potions , futdéfendue par la loi des douze tables : outrela dépense superflue, qu’il étoit de la bonnepolice d’arrêter , l’exhalaison de tant d’o-deurs étouffòit quelquefois ceux qui appro-choient trop près du bûcher.

Après qu’on avoir oint le corps, on luiouvrait les yeux qu’on avoit fermés aprèsle dernier soupir. On métrait au mort unepiece de monnoie dans la bouche ; cettecoutume a été fort générale en Grece : iln y avoit que les Hermoniens qui préten-doient p aster la barque gratis. C’étoient lesplus proches parens du défunt qui mettoientle feu au bûc/ier : ils lui tournoient le dospour s’ôter la vue d’un si triste spectacle.

Quand le bûcher étoit allumé , on prioitles vents de hâter l’incendie. Achille appelledans Homere , le vent du septentrion &le zéphyr fur le bûcher de Patrocle, & cettecoutume pastà des Grecs chez les Romains»Quand le bûcher étoit bien allumé , on yjetoit des habits, des étoffes précieuses,