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de la bastè Saxe , Tune s’appelle le vieuxBuckow , l’autre le neuf.
BUCOLIASME, f. m. (Belles-Lettres.)chanson en usage parmi les bergers ou pas-teurs de Fancienne Grece. Ils la chantoiencen conduisant le bétail aux pâturages. SelonAthenée , hv. XIV, Diomus, berger deSicile , en fut le premier auteur ; & Epi-charme en faisoit mention dans l’Alcyon& dans l’Ulysse faisant naufrage. On ap-pelloit encore bucoliafme un air à danserqu’on jouoit sur la flûte, & qu’Athenéelui-même distingue de la chanson dontnous venons de parler. Mem. de VAcad.tome IX. (G)
BUCOLIQUE, f. f. (Belles-Lettres.)ce mot veut dire pastoral , & signifie despoésies qui regardent les bergers & lestroupeaux. Voye\ Pastoral.
Ce mot vient de póis, bos , & ,
cibus ; delà p , boues pasto ; &/Sa*ÓAoî, qui paît les bœufs , bouvier ,íubulus.
La poésie bucolique est la plus anciennede toutes les poésies, & l’on croit qu’eliea pris r.aisiânce en Sicile , parmi les di-vertissemens des bergers. Elle sut inspiréepar Famour & par Foisiveté. On ajouta en-suite de s réglés à ces divertiílemens cham-pêtres , & l’on en fit un art. Le foin destroupeaux , les beautés de la nature , &les plaisirs de la vie rustique en faisoientles plus nobles sujets. Moschus , Bion ,Théocrite & Virgile font les plus agréablespoètes bucoliques de l’antiquité. Voye £Eglogue L? Idylle.
Selon M. de Fontenelle , Théocrite aquelquefois le style un peu trop bucolique.II est des auteurs qui attribuent Finven-tion de la poésie bucolique à un bergernommé Daphnis ; d’autres à Bucolius ,fils aine de Laomedon.
Le grammairien Donat, dans la viede Virgile, rapporte encore diverses autresopinions fur Forigine des bucoliques , queles uns attribuent aux Lacédémoniens, lesautres à Oreste fugitif en Sicile , ceux-cià Apollon, lorfqu’il gardoit les troupeauxd’Admete ; ceux-là à Mercure ; & commedans cette diversité de sentimens , il estdifficile de décider quel est le véritableauteur des bucoliques , ce grammairien
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conclut qu’eîles ont pris naiíTànce dansces temps heureux où la vie pastoraleétoit encore en honneur.
Les bucoliques, dit Vostìus, ont quelqueconformité avec la comédie ; elles font ,comme celle-ci, une image , une imitationde la vie commune & ordinaire ; avec cettedisterence toutefois, que la comédie repré-sente les mœurs des habitans de la ville, &les bucoliques les occupations des gens dela campagne : tantôt, ajoute-t-il, ce der-nier poeme n’eíì qu’un monologue , &tantôt il a la forme de dialogue , & quel-quefois il est en action , quelquefois enrécit, & enfin mêlé de récits & d’actions :ce qui en constitue diverses efpeces. Levershexamètre , pour la poésie grecque & la-tine, est le plus propre pour les bucoliques ,& toutes celles de Virgile ont cette forme.On trouve cependant quelques vers penta-mètres dans Théocrite, mais seulementfaisant partie des chansons qu’il met dansla bouche de ses bergers. Dans la poésiefrançoise , toute mesure de vers est admisepour le s pastorales ; les vers libres &c irré-guliers paroislènt même convenir principa-lement à Faisance nécestàire à ce genre ,beaucoup plus négligé aujourd’hui qu’il nel’étoit des anciens , par les raisons que nousdétaillerons au mot Eglogue.
On repréflntoit quelquefois des buco-liques , c’est-à-dire , des pastorales , furles théâtres ; les décorations étoient alorssimples , composées de branches d’arbres& de feuillages ; & Finstrument dont s’ac-compagnoient les acteurs , étoit la flûtede roseau, nommée par les anciens ,dont Fextérieur répondoit à la simplicitédu poème.
Au reste, toutes les églogues on les idyllesne doivent pas être mises au rang des bu-coliques : les trois églogues de Virgile, parexemple, intitulées Pollion , Silene , &Gallus , font d’un style beaucoup plus no-ble que les sept autres , & roulent fur desmatières fort différentes de la vie cham-pêtre. C’est le sentiment de Servius , dansla vie de Virgile. Voffius , Inftit. poet. hb.III. cap. piij. ÇGr)
* BUCORNE , CMyth.) surnom qu’cna donné à Bacchus , que Fon représen-toit quelquefois avec une corne de taureau