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C Géogr.) iíle de l’Océan oriental, l’ime .des Philippines. Long. iAo à . lat. 10. t
BUGSÍN, CGeogrJ petite ville d’Al- ;lemagne , en Franconie, dans le comtede Reineck.
* BUHOT, f. m. se dit dans les manm-faclures d'Amiens , de ce qu’on entendplus communément par le mot efpoulinou espolin. Voyei ce mot.
BUJANVALI, f m. f Hist. nat. Bot.)nom Brame d’une espece de niruri très-bien gravée avec la plupart de ses détails ,fous le nom Malabare tsjeru kirganeíi ,qui veut dire petit kirganeíi , par Van-Rheede , à la planche XVI 3 page 32 5da volume X de son Hortus Malaba-ricus 3 imprimé en 1690 : J. Commelin ,dans ses notes fur cet ouvrage, l’appelleviti-ideœ ajflnis , flore hexapetalo ex albi-cante : Plukenet dans fa Phytographie ,imprimée en 1691 , pi. CLXXX 1 II ,figure 6 , l’appelle fruticulus capfularishexapetalos cafflce poetarum brevioribusfoliis Ù anguflis , ex plantis ficcìs D.Dubois. M. Linné le désigne dans sonSyftema naturœ 3 édition rL, impriméen 1767 , pag. 6 zo , sous le nom dephyllantus ) urinaria foholis pinnatis 3floriferis , florïbus sejjìlibus 3 caule her-baceo pracumbente.
C’est une plante annuelle , haute d’unpié & demi, à racine blanche, fibreuse,longue de trois pouces fur une ligne &demie de diamètre , surmontée par unetige simple , droite , élevée, striée , lon-gitudinale , rouge , ramifiée simplement dedouze à quinze branches simples alternes ,disposées circulairement, imitant les feuillesde tamarin , & accompagnées à leur originede deux stipules triangulaires.
Les feuilles qui couvrent chaque branchefont disposées fur presque toute sa longueurau nombre de huit à dix paires avec uneimpaire disposées alternativement fur unmême plan , elliptiques , obtuses , longuesde trois,à quatre lignes , une fois & demieà deux fois moins larges , entieres, min-ces listes,, ternes , verd-brunes deíîus ,plus clair dessous , bordées de rouge , re-levées d’une petite cote ramifiée de troisà quatre paires de nervures portées fousïBi angje de 4> degrés > fur un pédicule
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peu sensible accompagné de deux petitesstipules triangulaires écailleuses : fur le soirau moment du coucher du soleil, & dansles temps nuageux & pluvieux , elles seferment comme les feuilles des planteslégumineuses.
De faisselle de chaque feuille en dessous,sortent trois fleurs pendantes presque seíïï-les , dont deux mâles au centre & unefeule femelle , vertes dehors , blanchâtresdedans , ouvertes en étoile de deux lignes,de diamètre.
Chaque fleur est posée au dessous del’ovaire , & consiste en un calice persis-tant , à six feuilles vertes , en une corolleblanche à six pétales , & en trois étaminesréunies par leurs filets à trois anthères ,jaunes dans les mâles ; dans les femellesau lieu des étamines, c'est un ovaire hémis-phérique déprimé , élevé fur un petit dis-que orbiculaire appîati, couronné par troisstyles & six stigmates cylindriques.
L’ovaire en mûriíïànt devient une cap-sule hémisphérique, verte, d’une ligne dediamètre , une fois moins longue , mar-quée de six sillons par lesquels elle s’ouvreen six valves formant trois loges qui con-tiennent chacune deux graines brunes ,triangulaires , dont le dos est convexe &les deux côtés plans.
Culture. Le bujanvali est commun auMalabar dans les terres sablonneuses , maissor-tout dans celles qui font mêlées d’ar-gile , il est annuel.
Qualités. II a une saveur acre.
Usages. Sa racine se prend en poudrepour la toux , les rhumatismes & les dys-senteries qu’elle arrête souverainement :pilée avec le lait elle nettoie les ulcérésdes testicules & les raffermit : broyée avecles feuilles elle s’emploie en cataplasmepour résoudre les tumeurs : ses feuilless emploient seules comme un puiííant dé-tersif qui nettoie les ulcérés ; frites dans1 huile du coco , elles sont un excellentvulnéraire pour réunir & cicatriser lesplaies.
Remarques. On voit aisément par cettedescription que la comparaison que í-Commelin fait du bujanvali avec Pairelîe»vìtis-idea , cloche beaucoup ; que le nornde fruticulus que lui donne Plukenet n'cst