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Tome cinquième.
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n 3uitre, s’ouvrant rarement en cinq valvesPartagées chacune en deux loges , qui con-tiennent chacune deux graines ovoïdesan guleuses , longues de sept à huit lignes ,une fois moins larges , jaunâtres , tacheesnoir, lisses.

Culture. Le barulaut ne croît point na-turellement ailleurs qu’au bord des eaux,%-tout fur les caps élevés au bord des pré-cipices , & dans les rochers les plus escar-pés des iíles d’Amboine, où son voit sou-vent ses racines toutes nues & découvertes.Il se voit aussi dans les terres marécageuses& profondes. II se multiplie de boutures& de graines ; mais lorsqu’on le plante ,d ne croît jamais aussi bien que ceux quicroissent naturellement au bord de la mer.

Qualités. Ses feuilles ont une saveurAromatique. Son bois est fragile , tendre ,blanc dans les jeunes arbres de cinq à sixPouces de diamètre , & rougeâtre au cen-tre , insipide ou désagréable au goût, ousalin dans les pies qui croissent au bordde la mer ; mais dans les vieilles souches,le cœur est brun ou veiné de noir dansquelques endroits , d’une odeur & d’unefaveur aromatique vineuse qui se développe,soit qu’on le frotte ou qu’on le travaille ,loit qu’on le mâche ; on lui sent même^0 petit mordant qui pique légèrement latangue, sans avoir l'amertume qu’a le baru,c’est-à-dire , le pariti. Dans les vieux ar-bres , ce cœur du tronc est communémentcarié , rongé , creux , fans qualité , sec ,tans goût, ainsi que le bois des racinesstm sont devenues noires pour avoir étéexposées nues au soleil,i Qfages. Les Malays ne font usage danss arts d’aucune autre partie de cet arbreque du cœur de son bois. Lorsqu’il estorne de noir ou d’un beau brun , ils en? nt des coffres , des boîtes , des manchese couteau des bois de fusil très-estimés

léeér-ré f i eur S? u! eur agréable & de leur

vent t f C ° ft es qu'on en fait conser-vent long-temps leur odeur vineuse lors-qu on ses tient bien fermés , & cette’odeurfe répand meme pendant qu’on travaillebois.

Les habitants d’Amboine mangent se sfeuilles cuites comme 1 esayor ; leur saveurfegerement saline n’est pas désagréable :Tome V.

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mâchées crues avec 1e beteî , elles rem-plissent la bouche de leur odeur agréable& de leur faveur aigrelette.

Le cœur brun ou veiné de ce bois esttrès-salutaire : pulvérisé ou broyé for leporphyre avec de seau , il se boit danscette espece de pleurésie appellée cepasmera , li dangereuse chez les Malays , quise déclare íi subitement par une rougeurau visage , des picotemens dans la poitrine,des douleurs aux côtés & au dos, & desdouleurs en respirant. Cette poudre estaussi souveraine dans ses coliques bilieusesoù son vomit la bise en abondance. Dansles fievres ardentes , elle rafraîchit enfortifiant le cœur. Lorsque les pécheursont mangé de quelque poistòn venimeux,comme 1e manche de leurs couteaux estordinairement fait de ce bois , ils en râ-pent un peu fur une pierre ayec de seau,qu’ils boivent comme un antidote souve-rain , s’ils vomistènt la premiere dose, ilsen boivent une seconde.

Cette poudre , mêlée avec celle du boisstercoraire de Java, appellée tay , se boitdans ses coliques venteuses pour dissiper sesvents.

Pour que ce bois ait la qualité, la vertu& ses effets qu’on en attend , on choisitses arbres dont 1e cœur n’est pas encorecarié , & l’on prend la partie brune dutronc ou des racines qui a été abreuvéeP a r seau de la mer , & qui a un petitgoût salin. On sépare bien de la partiebrune de ce cœur tout 1e bois blanc qu!l’entoure , on 1e plonge une ou deux foisdans seau salée de la mer , & on 1e faitsécher au soleil. On peut 1e garder ainsi ,& lui conserver sa vertu pendant dix ans ,pourvu qu’on 1e plonge de temps en tempsdans seau de la mer ; car c’e-st sa salureparticulièrement qui tempere 1 ardeur dela bile , ce qui lui est commun avec plu-sieurs autres bois salés.

Remarques. Par ses caractères de cesdeux plantes comparées entr’elles, & avecses autres plantes malvacées qui nous sontconnues , il est évident , i°. qu’elles nesont point deux especes du même genre j2 °. que 1e bupariti n’appartient point augenre de l’hibiseus où M. Linné 1 a rapporté,c’est-à-dire, au genre du pariti • HO. ^ ue

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