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petites mottes, & on les plantera à de-meure , ayant foin de plaquer de la moufleautour de leurs pies , pour y entretenirla fraîcheur & épargner les arrosemens. IIfera auílì très-utile de les couvrir légère-ment d’une feuillée de sapin ou de bmyere,afin de parer à l’effet du hâle qui pourroitsécher leurs feuilles , accident grave pourles arbres toujours verds.
3. Cet arbrisseau se multiplie auílì demarcottes & de boutures. II faut faire lesmarcottes au mois de juillet , suivant laméthode indiquée à Y article Alaterne ,elles pourront être transplantées le secondprintemps : les boutures fe font en juin& en octobre. Dans les deux faisons ilfaut couper rez-tronc les branches qui lesdoivent former, afin qu’elles soient pour-vues de cette protubérance qui contientdes germes de racines, «St qui bouche deplus le conduit médullaire. Ces branchesdoivent être recoupées , en forte qu’ellesn’aient que huit à neuf pouces de haut.II les faut enterrer de quatre à cinq. Enoctobre elles doivent être plantées dans despots qu’on mettra dans une caiflè à vitragedurant l’hiver , & le printemps suivant sorune couche tempérée & légèrement ombra-gée. Quant à celles que vous ferez en juin ,plantez-les dans une caisse emplie de terrelégere & fraîche que vous enterrerez dansun lieu abrité du couchant , du midi &même du levant qui tient du midi. Si letemps est fort sec , tapiflèz de moufle lasuperficie de la terre de la caisse , &arrosez sagement. Quelques-unes de cesboutures pousseront avant l’hiver des ra-cines & des bourgeons ; elles pourrontêtre transplantées le second printemps ,soit pour les mettre en pépinière , soitpour les placer à demeure , mais on ga-gnera à les laisser plus Iong-temps dansleur berceau.
L’efpece n°. z } mentionnée par Tour-nefort, & transcrite par M. Duhamel duMonceau , ne se trouvant ni dans Miller ,ni dans les catalogues Hollandois, nousn’en parlerons pas.
Quant à l’efpece n°. 3 , nous nousbornerons à dire que c’est un arbufle de jferre qui fe multiplie de boutures, plantées jc.n pots fur couche au printemps. j
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Les autres buplevrums sont des plantesannuelles qui ne fe cultivent que dans lesjardins de botanique très-complets.
L’efpece n Q . Jj. croît naturellement enFrance, en Allemagne & en Angleterre.Les suivantes habitent les Alpes & les Py-rénées. (M.le Baron de Tschoudi. J
9 BUPRESTE , f. m. st Histoire nat.Infectologie.) Du temps d’Arìstote & dePline , on donnoit le nom de buprefie àun petit nombre d’insectes auxquels onavoir reconnu la propriété caustique defaire enfler les bœufs qui en avoient avalé.Ces insectes avoient à leurs cuisses posté-rieures un appendice saillant : les modernesont saisi ce caractère pour en faire leurdistinction générique , de maniéré que tousles insectes à antennes filiformes comme lebuprefie-, font, selon eux, de même genre ,pourvu qu’ils aient cet appendice aux cuis-ses , ce qui charge ce genre d’une cinquan-taine d’especes auxquelles on en pourroitjoindre encore autant en suivant ce prin-cipe ; mais tous les insectes à antennesfiliformes , à cinq articles aux pattes , &à appendice saillant aux cuisses postérieu-res , comme le bupreste , ne sont pas pourcela des buprestes ; en examinant ces ani-maux avec l’attention nécessaire , on y re-marque nombre d’autres caractères très-apparens , très-faciles à saisir , au moyendesquels on reconnoît que les modernes,au lieu de confondre des êtres si différens ,auroient dû diviser ce genre en huit autresgenres très-distincts , qui n’auroient com-pris sous eux qu’une dixaine d’especes plusfaciles â retenir & à distinguer. La diffé-rente proportion des articles de antennesplus ou moins longs ; la forme des tarsesdes piés conique ou cylindrique ; la formedu corcelet quarré ou en cœur , plus 011moins large que les étuis ; les deux étuisdistincts ou réunis en un seul ; la présenceou le défaut des ailes, leur auroient fourni,comme à nous, des moyens de simplifier& de lever la confusion qui régné dans cSgenre d’insectes.
M. Linné a donné aux 43 efpeces dontil compose ce genre , le nom de carabus jnon pas corrompu du mot fcarabœus ,comme le pense M. Geoffioi , Hst- riesInfectes, vol. J, p . *3# , mais du non»