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fc e nom & sous celui de tête de cochon ,°u de mangeur d’huitres , par Coyett , aun°. 8z de la premiere partie de son Recueildes poissons d’Amboine.
II a le corps extrêmement court,, tres-cornprimé , ou applatì par les côtés ; latête & la bouche petites , alongées engtoi n <j e cochon ; les yeux très-grands ,kilíans & preíque contigus au deííus dek tête.
Ses nageoires font au nombre de sept ;savoir , deux ventrales petites, menues &Pointues , placées au dessous des deuxPectorales, qui font petites & rondes, unedorsale fort longue arrondie, plus haute às°n milieu qu’aux extrémités, une derriere‘ anus, longue & arrondie, enfin une à la*l»eue, quarrée ou tronquée.
Tout son corps est gris-cendré , piqueté8c comme pointillé de verd , avec unetache noire dessus le front & derriere lesyeux , & une tache longue fur les côtés ,près de la queue : ses nageoires fontvertes : s es y eux ont prunelle noire , &
1 iris entourée de deux cercles jaunes entredeux blancs.
Poison vit dans la merd Amboine , autour des rochers , où il vit? huitres & de coquillages , dont il briseJa coquille avec ses dents, qui font fortesc omme des pinces.
deuxième espece. CàANTIE deManipe.
Coyett a fait graver & enluminer aslezkien , fous le nom de caantie de Mampe ,n°. z y o de la seconde partie de sonRecueil des poissons d’Amboine , une autreppece de poisìòn du même genre , dontcorps est un peu plus alongé ; mais la tête| S , courte , éc les yeux moins grands,r ac ;. s ' non a fa partie supérieure , maisî íes côtés.
cóS a d ? une r H.,ne U br TT ^ f* f®
k poitrine jaune , ave® six po E bîeuídèChaque cote ; les nageoires vertes ; J es yeuxa prunelle bleue & iris jaune. 7
Mœurs. Celui-ci est particulier à Manipe.Usages. On le fait sécher , puis rôtirà le gril dans du papier graille de beurre ;
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préparé de cette façon , il a le goût appro-chant de celui des côtelettes de mouton.
Remarque- Ces deux postions doiventformer , comme l’on voit , un genre parti-culier dans la famille des rémores , qui ontla queue tronquée , & les sept nageoiresdisposées comme celles des fpares.
(M. An an son.)
* CAA-OPIA, (Bot.) arbre du Brésilqui n’est pas fort considérable. Son écorceest d’une couleur cendrée tirant fur lerouge, avec des raies brunes ; son boisest fort, il poulie beaucoup de branches •ses feuilles font fermes, vertes, tirantfur le rouge en deíïòus, & d’un verdpâle & luisant en dessus ; ses fleurs fonten ombelle, & tirent leur origine depetites éminences rondes, brunes, de laforme d’une lentille , d’où elles sortent àla longue, composées de cinq pétales d’unverd tirant fur le jaune, couvertes audedans d’une espece de laine blanche, &bien pourvues de belles étamines jaunes :les fleurs font suivies de baies vertes d’a-bord, de la groísour d’une cerise, rondes,couvertes d’une coque molle, d’ou étanttirées & écrasées, elles rendent par exsu-; dation une substance liquide d’un fort beau* jaune : au dedans de l’écorce de cet arbreest renfermée une pulpe blanche composéede corps cylindriques, placés les uns àcôté des autres, & adhérens entr’eux à
I extrémité des branches qui portent le fruit.
II y a toujours deux feuilles brunes, poin-j tues, unies ou a moitié collées , qui reí-: semblent aííez à une pique. Cec arbre
fleurit en Novembre & en Décembre, &cj son fruit est mûr en Janvier ou Février;Si l’on fait une incision à son écorce, sur-tout lorsqu’il commence à bourgeonner ,il en sortira au bouc d’un ou de deuxjours une larme daine couleur de safran ,rougeâtre , qui est molle d abord , maisI qui se durcit par là suite : cette larme est! de la couleur & consistance de la gutta-' gamba. Elle se dissout dans l’esprit-de-vin , â qui elle donne une belle couleur
de safran.
| On se servoit autrefois de cette gommeI comme d’un remede pour la gratelle , eni la faisant dissoudre dans l’eau : mais elle n’ai ' point tant d’efficacité que la gutta-gamba.-