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II m saut pas le confondre avec le cajou. |Quelques-uns fe fondant fur VafEnité desnoms , ont avancé que )e cachou est Feu-trai t ou le suc épaiffi du fruit que nousappelions noix d’acajou ; car ce fruit fenomme cat^u ou cajou : mais ceux quiont eu cette idée ne connoistoient pasl’acajou , qui contient dans fa substanceun suc acre, mordicant , brûlant les lè-vres & la langue ; & qui est d’une faveurbien différente de celle du cachou.
uírbre dont on tire le cachou suivantGarde. Si nous non» en rapportons àGarde , l’arbre dont on tire ìe cachouest de la hauteur du frêne : iî a des feuil-les très - petites, & fort semblables àcelle de la bruyere ou du tamaris : il esttoujours verd , & hériste de beaucoupd’épines. Voici comment il rapporte lamaniéré de le tirer. Qn coupe par petitsmorceaux les branches de cet arbre, onles fait bouillir , ensuite on les prie ;après cela on en forme des pastilles & destablettes avec de la farine de nachani,
& avec la sciure d’un certain bois noirqui naît dans le pays. On fait sécher cespastilles à sombre : quelquefois on n’ymêle pas même cette sciure.
Description de cet arbre suivant Bon-tius. Bontius, un des premiers voyageursqui en ait parlé , dit que cet arbre esttout couvert d’épines fur le tronc & furles branches , ayant des feuilles qui fontpresque comme celles de la sabine, oude l’arbre que l’on appelle Y arbre de vie ,hormis qu’elîes ne font pas si groíïès ni siépaiíies. 11 porte, dit-il, des feves rondesde couleur de pourpre , dans lesquellesl’on t renfermées trois ou quatre noixtout au plus, & qm font si dures quel’on ne peut les casier avec les, dents.On en fait bouillir les racines, 1 ecorce ,& les feuilles, pour en faire un extraitque l'on appelle cate ; extrait , pour ledire , en pafiànt, que ces deux auteursGarde & Bontius , croyent être le ly-cium indien de Diofccride.
suivant Hebert de Juger. Mais Kebertde Jager, dans les ephe'merides des cu-rieux de la nature, décad. Il a n. z. écritque le lycium des Indes , ou le cate deGardas, ou le kaath , comme îes Indiens
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Fappeîlent, & le reng des Perses, estun suc tiré non d'un arbre, mais de pres-que toutes les efpeces d acacia qui ontl’écorce astringente & rougeâtre , & dsbeaucoup d’autres plantes dont on peuttiret par l’ébuîition un suc semblable*
1 o us ces sacs font désignés , ajoute-t il tdans ces pays-là fous le nom de kaath Tfquoiqu’iìs soient bien différents en bonté& en vertu.
Il parle cependent d’un abre qui portele plus excellent & le meilleur kaath :cet arbre est nommé khier par les Indiens,khadira par les Brachmanes, tsaanra patles Golcondois , karangçalli f'atti par IsrMalabares.
C’est nne espece d’acacia épineux,bran chu , do «t les plus grandes bran-ches lont couvertes d’une écorce bìan- ,châtre cendrée. Les rameaux qui produi-sent des feuilles font couverts d’unspeau roussâtre , & îls sortent des plusgrandes branches entre les petires épi-nes , placées deux à deux, crochues &opposées. Les feuilles allées , portées lusune côte, sont semblables à celles d®l’acacia , mais plus petites. Cet auteur'n’a pas vu les rieurs ni le fruit. On re-tire de cet arbre par la décoction, dan*ls royaume du Pégu, un suc dont ontait le kaath , si recherché dans toutesles Indes orientales.
L'arbre qiá fournit le cachou essur-toutPareca. En effet, quoi qu’en dise Hebertde Jager, l’arbre qu’on nomme areco estle plus célébré parmi ceux qui donnentl’extrait de kaath ou le cachou ; &î c estmeme le seul qui fourniflè le vrai ca-chou , si l’on en croît les voyageurs q llî ,méritent le plus de créance , Sc en pa r 'tícuîier Jean O thon Heíbigius, hom 1110très-verfé dans la connoilìance des pla n "tes orientales, & qui a fait un très-long séjour dans le pays.
Synonymes de cet arbre. Voilà doncla plante que nous cherchions : c’est l, sigrand arbre des Indes orientales, q uîcreit feulement far les bords de la mer,& dans les terres sablonneuses , une ei-pece de palmier qui porte les noms sui-vants dans nos ouvrages de Botanique}palma cujussruclussejfûis Fausel dicitufi