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'-Hi's dans j es différentes masses d zcachouMi nous font apportées des Indes.
Le plus ou le moins de sécheresse de* a rec peut auflì contribuer à rendre cesmorceaux de cachou plus ou moins ter-r "ux , & à les faire paroître plus ou moinsr eímeux ; puifqu’il est impoffible qu'àproportion de i.’un de ces deux états danslequel cette semence aura été employée ,
J 1 n’y ait plus ou moins de fécules , dont^ quantité'le rendra plus terrestre & plusNiable ; il fera au contraire plus com-pact , plus pesant, moins cassant, &Pfroîtra plus résineux - plus il y auraQ extrait gommeux.
, Le fable , les petites pierres , & corpsOrangers qu’on trouve dans quelquesmorceaux & non dans d’autres, font l’ef-^.et de la malpropreté & du manque delom dans la préparation.
Enfin la couleur & la saveur de l’a-r£c , qui se rencontrent dans s un & l’au-* 1 ’® cachou , paroi fi ent indiquer qu’iîs neMent leur origine que de ce seul & même«uit, & que tous les autres accidentsfi-i’on a détaillés ne dépendent que de laséparation.
. Cependant je n’oserois nier qu'il n’ya ' iîr d’autre cachou dans le monde quece ’ui qu’on retire de l’arec ; il n’est pasvraisemblable que ce seul fruitPuifiò suffire à la quantité prodigieusequ’on débite de cette drogue aux Indes ;
il ost à présumer que leur extraithaarh est un suc tiré non-seuíement duM'.it de l’arec, mais de beaucoup d’au-fruits ou plantes, dont on tire par1 érudition un suc qui lui est analogue.
, Ce cachou ríefi point le lycium indiensi L S Grecs, il ne me reste plus qu’à exa-^mer si l e cachou est la même chose que° G'fgm indien de Diofcoride : on aS ra »d stqet d’en douter.
Rr n‘- Uj re médecin d’Anazarbe , Gaìien. iine ». ORt fait mention de deux sor-i lycium ; savoir, de celui de Cap-pa o ce , & de celui des Indes. Le pre-, 1 . er etoit un suc tiré d’un certain arbreépineux, dont les branches ont trois cou-oe es de long , & même plus ; son écorceP a », ses . feini!es font semblables à■•es du bonis ; elles font touffues : son
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fruit est noir comme íe poivre , lui-sant , amer , compact ; ses racines fontnombreuses , obliques , & ligneuses. Cetarbre croît dans la Cappadoce, la Ly-cie , & plusieurs autres endroits. LesGrecs l’appeîìoient aWw & -wf arMci.
On préparoit le lycium , ou cet extrait,avec les rameaux & les racines que l’onpiloit : on les maceroit ensuite pen-dant plusieurs jours dans seau, &: enfinon les faisoit bouillir. Alors on rejettoitle bois ; on faiíoit bouillir de nouveaula liqueur jusqu’à la consistance du miel.
On en faiíoit de petites maflês noiresen - dehors , ronfles en-dedans lotsqu’oavenoit de les rompre, mais qui se noircis-soient bien-tót ; d une odeur qui n’étoitpoint du-tout puante ; d’un goût astrin-gent avec un peu d’amertume. On avoitaulli coutume de faire un lycium , quel’on exprimoit & que l'on faisoir sécher.
L’autre lycium , ou celui des Indes ,étoit de couleur de safran ; ii étoit plusexcellent & plus efficace que le précé-dent. On dit , ajoute Diofcoride, quel’on fait ce lycium d’un arbrisseau quis’appeile longitis.
Il est auííì cíu genre des arbres à épi-nes ; ses branches font droites ; elles onttrois coudées , ou même plus ; elles sor-tent en grand nombre de la racine , &sont plus grosses que celles de l’égían-tier : l’écerce devient rousse après qu’onl'a brisée ; les feuilles paraissent sembla-bles à celles de l’olivier.
Ces descriptions ne conviennent pointdu-tout avec celles que Gardas & Bon-tîus font du cate , oh avec celles queHerbert de Jager fait de Vacacia indien yni avec celle que nous avons donnee dupalmier areca ; d’où nous pouvons con-clure avecCiusius & Vestingius, que nousn’avons pas le lycium indien des Grecs.On ne trouve plus dans les boutiques lelycium de Cappadoce.
Auteurs fur le cachou. J’ai lu fur lecachou quantité de relations de voya-geurs , qui m’ont paru la plupart insi-deîles : le Traite d' Hagendorn , impri-mé en Latin à Genes en 1679 ,, in -8 ,qui est une fort médiocre compilation ,plusieurs Dissertations d Allemagne , qui