Band 
Tome cinquième.
Seite
881
JPEG-Download
 

CAL

& le dérivent du grec Ko.h-k , beau , &y-,ípaf , yieillejse. II est bon de remarquerque quoiqu’en France on comprenne tousles moines grecs fous le nom de caloyers ,il n’en est pas de même en Grece; il n’y aque les freres qui Rappellent ainsi : caron nomme ceux qui font prêtres, jérono-maques, hieronomachi , ìípouoyctuoí.

Les Turcs donnent aussi quelquefoisle nom de caloyers à leurs dervis ou reli-gieux. V . Dervis.

* Les religieuses caloyeres font renfer-mées dans des monastères , ou vivent sé-parément chacune dans leur maison. Ellesportent toutes un habit de laine noire,& un manteau de même couleur ; ellesont la tête rasée, & les bras & les mainscouvertes jufqu’au bout des doigts : cha-cune a une cellule séparée, & toutes fontsoumises à une supérieure ou à une ab-besse. Elles n’obfervent cependant pasune clôture fort régulière, puisque l'en-trée de leur couvent, interdite aùx prê-tres grecs, ne Test pas aux Turcs, quiy vont acheter de petits ouvrages à l’ai-guille faits par ces religieuses. Celles quivivent fans être en communauté, fontpour la plupart des veuves, qui n’ont faitd’autre vœu que de mettre un voile noirfur leur tête , & de dire qu’elles ne veu-lent plus fe marier. Les unes & les autresvont par-tout où il leur plaît, & jouissentd’une assez grande liberté à la faveur del’habit religieux. (G)

CALPÉ, f. f. ( Hift. anc. ) course dejuments introduite & peu de temps aprèsproscrite par les Eléens dans leurs jeux.Elle consistoit, selon Pausanias, à courreavec deux juments , dont on montoitlune, & l'on menoit l’autre à la main.terre ■ ^ de la course on jettoit à

mords, &r P onach e leS - îP ar, . eurS

. A n “ chev °it ainfi fa carrière.

Amafée, dans fa version latine de Pausa-nias, s est trompe en rendant par

carpentum, chariot, puisque dans l r auteur grec il ne s’agit nullement d’unëcourse de chars , mais d’une course dejuments libres & fans aucun attelage.Budé tire du grec kAkit» l’étymologie denos mots françois galop & galoper. Ençffet, de nákfrn ou aÌktïv, les Grecs ont

Tom y, %

CAL 88 r

fait g.s.K'x «V & nÁw Les Latins ontdit calpare & calupere , d’où nous avonsformé galop & galoper. Mém. de VAcad.des Belles-Lettres , tome VHf. ( G )

CalpÉ, ( Géogr .) haute montagned’Efpagne, áu royaume d’Andalousie ,au détroit de Gibraltar , qui fait l’unedes colonnes d’Hercule. La montagned’Abyla , qui est en Afrique vis-à-vis dqcelle-ci, fait l’autre.

CALPENTINE, (Ge'og.) petite îled’Ásie, à l’ouest de celle de Ceylan,avec une ville de même nom , appartientaux Hollandois.

CALPURNIE, ( Hist. Rom.) fut laquatrième des femmes qu’épousa succes-sivement Jules-César. Elle étoit fille deLucius Pifon qui succéda à son gendredans le consulat, en faveur de cette al-liance. Epouse tendre & fidele d’un marivolage , elle ne fut occupée que du soinde son bonheur & de sa vie. Elle avertitplusieurs fois César de la conjurationformée contre lui ; & le jour même qu’ilfut maffacré, elle fe jetta à ses genouxpeur l’empêcher de fe rendre au sénat--Après le meurtre du dictateur, elle pou-voit jouir avec éclat de toutes ses riches-ses ; mais occupée de fa vengeance , elleenvoya tous ses trésors à Marc-Antoinepour le mettre en état de punir les assas-sins. (T-jv.)

* CALQUE, f. m. (Hift. anc.) poidsde la dixieme partie d’une obole. VoyezObole.

CALQUER, ( Peinture , Dejsein.)maniéré de dessiner ou transporter undessein d’un corps fur un autre.

Lorsqu ’on veut calquer quelque des-sein que ce soit, on en frotte le reversavec un crayon ou une pierre tendre decouleur quelconque, mais différente decelle du papier, ou autre matière furlaquelle on veut transporter le dessein.Oh applique le côté frotté de crayon furle papier ou autre matière où l’on veutporter le dessein , en l’y aíîùjettissantd’une main, tandis que de l’autre onpasse avec une pointe dè fer émoussée furchaque trait du dessein : alors il s’imprime*fur le papier placé dessous, au moyen. de la couleur dont le dessein est frotté fur

T este-