2 ' " CAM
n”. 47 de Ta premiere partiedeson Recueildes poijsons d’Amboine.
11 ale corps cylindrique, astèzlong, fortpeu comprimé, à peu près comme celui dePanguille, la tête conique, médiocrementgrande , les yeux petits fur les côtés de latète , la bouche petite en-destous.
Ses nageoires sont au nombre de sept,toutes molles, savoir, deux ventrales, peti-tes , au-dessous de deux pectorales qui fontquarrées ; une dorsale , sort longue, égale-menthaute par-tout;une derriere l’anusfortlongue, & une à la queue, qui est arrondie.
Ses nageoires font bleues, ainsi que soncorps, qui a deux lignes routes longitudi-nales de chaque côté, qui s’étcndent de latête à la queue. Sa tête est jaune ; ses yeuxont la prunelle noire , entourée d v un irisjaunâtre.
Mœurs. Le camail est commun dans lamer d’Amboine. On le nomme ainsi , parcetjue fa tête a Pair d’un camail par la situa-tion de íà bouche qui est ouverte en-dellòuscomme un petit trou rond.
Remarque. Ce poisson,forme un genreparticulier dans la famille des scares. (AI.Adanson. )
CAMALDULES , f. m. pi. ( Hist. ec-cléf ) ordre de religieux fondés par SaintRomuald en 1009,011 selon d’autres en960 , dans Phorrible désert de Campo-mal-(loli ) dans Tétât de Floience, fur le montApennin.
Leur réglé est celle de Saint Benoît ; parleurs statuts, leurs maisons doivent êtreéloignées au moins de cinq lieues des gran-des villes.
Les Camaldules ne porterent pas ce nomdès les cornmencemens : jusqu’à la fin duonzième siede, on les appella R.omualdins }du nom de leur fondateur. On n'appelloitalors Camaldules que ceux qui habitoientdans le désert même de Camaldoli ; & leP. Grandi observe que le nom de Camal-dules ne leur vient pas de ce que leur pre-miere maison a été établie à Campo-mal-doli , mais de ce que la réglé s’est mainte-nue dans cette maison fans dégénérer,mieux que par-tout ailleurs. II n’y a qu’unemaison de Camaldules en France, près deGrosbois.
La congrégation des liermites de Saint
C A M
Romuald, ou du mont de la Couronne ,est une branche de celle de Camaldoli ,avec laquelle elle s’unit en 15 32. Paul Jus-tinien de Venise commença (on établisse-ment en i^io, & fonda le principal mo-nastère dans PApennin, en un lieu nomméle mont de la Couronne , à dix milles dePéroufe. Baronius , Raynaldi , S ponde.
(O)
* CAMANHAYA, (HiJÌ. nat. bot.)plante du Brésil ; elle est capillaire ; ellecroît fur les arbres les plus hauts, & lescouvre quelquefois entièrement ; elle eítgrisé & semblable au duvet ; elle a une,deux, trois, cinq, six feuilles comme cellesdu romarin ; on la prendroit pour un épi-thyme.
CAM ARA, (If(fi. nat. bot.) genre deplante á sieur monopétale, faite en formede masque, irréguliere, dont la levre su-périeure est relevée, & Pinférieure décou-pée en trois parties; P embryon qui portela fleur devient dans la fuite un fruit mou ,ou une baie qui renferme un noyau rond..Ajoutez au caractère de ce genre , que plu-sieurs fruits sont ramassés en une elpecedegrappe. Plumier, Noya plantar. americ.gener. Voyez Pi,ANTE. (I)
* CAMARA-JAPO, CAMARA-MIRA, CAMARA-TINGA, CAMA-RA-CUBA, CAMARA-BAJA, ( Hijh
nat. bot. ) plantes qui croissent au Brésil;la premiere est une eípece de mente a tigeronde , velue & rougeâtre, haute de deuxpieds, à feuilles légèrement découpées,grisâtres en-dessous, opposées deux à deux ;les grandes environnées de petites, & àfleurs placées fur les branches les plus éle-vées en forme d’ombelíes, semblables àcelles de la tanesie, naissant pendant fontsTannée, à étamines de couleur d’azur, &de l’odeur du mentafirum ; toute la planteest aromatique & amere; la semence enest petite , longue &c noire ; & quand elleest mûre, elle est dispersée par les ventsavec son enveloppe cotonneuse.
La seconde est une plante qui s’éleve àla hauîeur d’une coudée ; fa tige est foible& ligneuse; fa fleur petite & jaune , Rou-vrant en tout tems fur le milieu du jour, &fe refermant fur les deux heures ; enfortequ’elle fuppléeroit en partie au défaut de