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Tome sixième.
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de celui qui a été observé, ressembloit assezà une vipere ou à la queue d’un grand rat,lorsqu’elle étoit gonflée : autrement elleprenoit la forme des vertèbres fur lesquellesla peau est appliquée. Lorsque I’animal étoitsur des arbres, il entortilloit fa queue au-tour des branches ; & lorfqu’il marchoit,

11 la tenoit parallèle au plan fur lequel ilétoit posé, & il ne la laissoit traîner parterre que rarement.

On î’a vu prendre des mouches & autresinfectes avec fa longue langue. On a trouvéces mêmes mouches & des vers dans l’esto-mac & les intestins : il est vrai qu’il les ren-doit presque austì entiers qu’il les avoitpris ;mais on lait que cela arrive à d’autres ani-maux qui n’ont jamais été soupçonnés devivre d’air, comme le caméléon .Ce préjugén’est pas mieux fondé que celui qui a rap-port au changement de couleurs, qu’on adit lui arriver par l’attouchement des diffé-rentes choses dont il approche. Mém. del’acad. royale des sciences , tome III 3pan. I , page 35 é fniv. Voye\ Qua-drupède. (J)

CAMELÉOPARD, voye\ Giraffe.

CAMELFORD, ( Géog.) ville djAn-gleterre, dans la province de Cornouailles.

* CAMELOT, f. m. ( Draperie. ) étoffenon croisée cjui fe fabrique comme la toileou comme l’étamine, fur un métier à deuxmarches. II y en a de différentes longueurs& largeurs, & de toutes couleurs. On endistingue de plusieurs fortes, entre lesquelsles uns font tout poil de chevre ; d’autresont la trame poil, & la chaîne moitié poilik moitié foie ; de troisièmes qui font toutlaine ; & de quatrièmes où la chaîne est sil& la trame eíì laine. Tous ces camelotsprennent différons noms, selon la façon ;il y en a de teints en fil & de teints en piece.On appelle teints en fil , ceux dont le fìl,tant de chaîne que de trame , a été teintavant que d’être employé ) & teints enpiece , ceux qui vont à la teinture au (ortirdu métier. II y en a de jaspés, de gaufrés ,d’ondes, de rayés, &c. On en fait des ha-bits, des meubles, des ornemensd’églife,&c. II s’en fabrique particulièrement enFlandre , en Artois, en Picardie ; on entire austì de Bruxelles, de Hollande &d’Angleterre, qui font estimés. II en vient

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du Levant. On en fait de foie, cramoisis,incarnats, violets, ùc. mais ce font destaffetas & des étoffes tabifées, qu’on faitpasser pour des camelots.

Comme cette étoffe est d’un grand usage,le conseil a pris des précautions pour que lafabrication en fût bonne. II a ordonné queles camelots de grain tout laine auroient lachaîne de quarante-deux portées, & chaqueportée ou bubot, de vingt fils, avec demi-aune demi-quart de largeur entre les lisières,& trente-six aunes de longueur : que ceuxà deux fils de foie auroient quarante-deuxportées, & vingt-six ou vingt-huit fils à cha-que portée , avec même longueur & largeurque les précédens : que les camelots fuperfînsauroient la chaîne de poil de chevre filé,avec deux fils de foie; quarante-deux por-tées à trente-six fils chacune, la tramedouble, de fil de turcoin , ou de poil dechevré filé, avec même longueur & largeurque ci-dessus : enfin, que les rayés & unis,toute laine, auroient trente-trois portées &douze fils à chacune, fur demi-aune de lar-geur entre tes lisières, &‘vingt-une aunesde longueur pour revenir à vingt-une»Voye 3 les réglemens de 1699.

Les camelots ondés ont pris cette façonà la calandre , de même que les gaufrés àla gaufrerie. Voye\ Calandre & Gau-frer. Les camelots d eau ont reçu uneeau d’apprêt, qui les a disposés à fe lustrerfous la presse à chaud.

II faut être fort attentif à ne point laisserprendre de mauvais plis au camelot , parcsqu’on auroit beaucoup de peine à les luiôter- Voye{ Portée, Buhot, Chaîne,Trame ; & à U article Draperie , lafabrication & la différence de toutes cesétoffes.

CAMELOTER , V. n. c’est travaillerun ouvragé de tissu , comme on travaille lecamelot. II y a des étamines camelotées àgros grain & à petit grain.

CAMELOTINE , f. f. ( Draperie. ) pe-tite étoffe faite de poil & de fleuret, à lamaniéré des camelots. Elle est passée demode : il y en avoit de différentes largeurs.

CAMELO f LE, f. f. reliures à la ca-melotte. Ces reliures font d’ufage pour leslivres d’un très-modique prix, comme lesUvres des plus baííês classes, ou de prières,