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Tome sixième.
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La camomille fétide est d’un usage moinsétendu. Voye\ MAROUTE.

On trouve dans les boutiques l’eau dis-tillée , simple, & composée de camomille ;l’huile distillée, & Hunle par infusion.( N)

CAMONICA , ( Géogr. ) petit paysd’Italie dans le Bretcian , appartenant auxVénitiens.

CAMOUFLET, f. m. Donner un ca-mouflet , dans l ’Art militaire , c’est cher-cher à étouffer ou écraser le mineur ennemidans fa galerie.

Le camouflet se donne de différentes fa-çons , suivant la distance de l’éloignement& de la ligne de moindre résistance. Voicila plus commune.

Si le mineur est bien voisin, on se sert,pour lui donner le camouflet, d’une bombede douze pouces chargée avec fa fusée. Onla loge dans un trou du côtédu parvis op-posé au mineur qu’on veut étouffer ; onregarnit le trou ; on le couvre d’un ou deplusieurs bouts de madriers que l’on arc-honte bien solidement contre le côté op-posé ; on remplit le bout du rameau ou de lagalerie, que l’on archonte encore à pro-portion de la résistance qu’elle doit faire.

de faire cette opération, on met lei r 1 ív 0n - avec ^on auget, qui commence àla fulee jusqu a la sortie de I’étançonne-ment, de la meme maniéré qu’on en u lepour mettre le feu au fourneau , ou à lachambre des mines. On met le feu au sau-ciíTbn, & le mineur ennemi se trouveétouffé par le renversement des terres, lemanque d’air , & la fumée dont il est acca-ble. l^oyei Mine.

CAMOURO, f. m. ( Ihfl. nat. ich-thyolog. ) nom d’un poiíîòn des îles Mo-lli qu es , fort bien gravé & enluminé parCoyett, au n°. 26 de la premiere partie deson Recueil des poiflons d’Amboine.

Ce poisson a le corps médiocrement longmédiocrement comprimé ou applati par lescotes, la tete & l es yeux petits, la boucheconique, médiocrement grande.

Ses nageoires font au nombre de sept,dont deux ventrales, menues, petites, pla-cees au-deíious des deux pectorales qui fontpetites & pie que triangulaires ; une dor-lale fort longue, plus haute devant que

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derrière ; une derriere l’anus fort longue,& une à la queue un peu plus longue, ar rrondie légèrement ou comme tronquéq àson extrémité.

Son corps est marqué fur chaque côté dedeux raies longitudinales brunes, de deuxbleues, de deux jaunes, d’une verte &d’une rouge, qui est au-dessus de toutesles autres. Sa tête & fes nageoires pecto-rales & ventrales font vertes ; celle de laqueue est bleue ; celle de l’anus a une raiebleue longitudinale , entre une brune quiest au-dessus, & une jaune qui est an-il estons d'elle ; &c celle du dos a deux raiesde deux rouges différons, entre deux ver-tes , dont la lupérieure est surmontée parune raie jaune longitudinale. La prunelledes yeux est blanche , entourée d’un irisrouge ; fa poitrine est jaune au-devant, &rouge derriere les nageoires ventrales.

Mœurs. Le camouro se pêche autourdes rochers, dans la mer d’Amboine : ilse mange.

Remarques. C’est une espece de byoxvqui forme un genre particulier, voisin dela girolle, iulis , dans la famille des ícarcs.( M. Adansojv.)

CAMP, f. m. dans VArt militaire , estl’efpace ou le terrein occupé par une arméepour son logement en campagne.

« Ce qui caractérise le camp , & qui en», détermine le' nom suivant nos usages, ce», font les tentes que les officiers & les fol—,, dats ont avec eux , pour s’en servir au», lieu de maisons.

», Les tentes font des pieces de toile ou,, de coutil, préparées & accommodées,» pour être soutenues en l’air avec descor-„ des, des piquets, & de petites pieces de„ bois ou gros bâtons.

», II est aisé de comprendre que ces ten-» tes doivent être placées d’une maniéré» déterminée, qui convienne à Iacommo-„ dité de ceux qui habitent le camp , &», aux précautions nécessaires pour le dé-», fendre : ces précautions, & tout ce qui« concerne la sûreté du camp , sont le prin-», cipal objet ou la baie de sa disposition.

„ Les conséquences tirées de ce princi-», pe , ont été différentes suivant les tems.», Les anciens refíèrroient le campement», de leurs troupes, & ils foimoient un