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grand avantage sur celui qui n’est quepoëre. t B )
Aussi, comme I’observe M. Rousseau,il y a bien des cane f as dans nos opéras,qui pour l’ordinaire n’ont ni sens ni elprit,&c où la prosodie françoise ss trouve ridi-culement estropiée.
CANEVAS , s. m. ( Belles - Lettres. )vers composés fur un air de danse, ou Airune symphonie. Nous citerons pour exem-le & pour models cette parodie inimita-ed’unairde failli dans l'opéra SAlcefle.
Ei
Tout mortel doit ici paraître /
On ne peut naîtreQue pour mourir.
De cent maux le trépas délivre ,
Qui cherche à vivreCherche à souffrir.
Vene\ tous fur nos sombres bords :
Le repos qu’on dejìre ,
Ne tient son empireQue dans le séjour des morts.Chacun vient ici-bas prendre place ySans ceffe on y paffe ,
Jamais on n’en fort.
C'efi pour tous une loi nécessaire ;
Veffort qu 1 on peut faire ,
N’efi qu un vain effort.
Eft-on sageDe fuir ce passage ?
C’efl un orageQui mene au port.
Chacun vient ici-bas prendre place ;Sans ceffe on y paffe ,
Jamais on n’en fort.
Tous les charmes ,
Plaintes, cris , larmes ,
Tout efi fans armesContre la mort.
Chacun vient ici-bas prendre place ,Sans ceffe on y paffe ,
Jamais on n’en fort.
Je ne crois pas que le mérite de la difficultévaincue ait jamais été porté plus loin, nique dans la contrainte de la mesure & dela rime il soit possible de conserver au lan-gage plus d’aifance, de force & de préci-sion. ( M. Marmontel. )
* CANGETTE , f. f. ( Commerce. )petite serge qui se fabrique en quelques
CAN
endroits de basie-Normandie ; elle est cjsbon usage & à bon prix.t CANGIANQ , ( Géogr . ) petite villed’Italie, au royaume de Naples, dans laprincipauté citérieure.
CANGOXUMA ; ( Gécg. ) ville d’Asie,de l’empire du Japon, dans file de Ximo,au royaume de Bungo.
CANGRI , ( Géogr. ) petite contréed’Asie, dans la Natolie, dont la capitalequi est fur le fleuve Zacarat, porte le mêmenom.
CANGRIA, ( Géog. ) ville de la Tur-’ quie en Alìe, dans la Natolie.
CANJARES ou CRICS, f. m. {Hist.mod. j ce sont des poignards larges de troisdoigts à la lame , Lc de la longueur de nosbaïonnettes, qui s’emmanchent, pour ainsidire , dans la main , par une poignée termi-née en pointe d’échelle ; on pose les doigtsfur le premier rayon , & le pouce fur lesecond. Ces instrumens , communémentempoisonnés jusqu’à la moitié de la lame ,sont les armes déloyales les plus dangereu-ses qu’on puiííè imaginer. Ce sont cepcndant les armes commune:; dans la péninsuledu Gange, à Maîaca, à Pégu, sor les côtesde la Chine, dans les îles de Java & deSumatra. Quand les pèlerins Indiens ouMahométans ont, au retour de la Mecqueou de la pagode dc Jagrenate, la tête dé-montée parla vapeur de l’opium & du fana-tisme , ils saisissent ccs canjares envenimés,& immolent tout ce qu’ils rencontrentd’Européens & d'étrangers infidèles ouincirconcis, par une fureur qu’on ne sau-toir comparer qu’à celle de ces anciens scélé-rats d'orient, connus sous le nom à’assas-sins. Cette barbarie religieuse a beaucoupdiminué depuis que les Anglois dominentdans l’Indostan , faisant tuer ces enthou-siastes à coups de fusil, pour leur enseignerla tolérance, dont ce monde a si besoin.
On soupçonne que la plupart de ces ar-mes indiennes sont enduites du venin desserpens profanes, ou qui ne font pas partiedu culte idolâtre, comme les vipères àCalicut : c’étoit au moins la pratique desanciens brachmanes, dont les modernesdescendent incontestablement. ( + )
CANIART, oiseau. Voye\ Colin.
CANICIA, ( Géog. ) province d’Asri-