i 4 4 CAN
levres, & rend au visage l’air de contente-ment que les dépressions de la levre infé-rieure lui ont ôté. ( H. D. G. )
CANIN A , ( Ge'og. ) ville & territoirede la Grece dans l’Albanie, dépendant dela Turquie en Europe.
CANINES ( DENTS ) terme d’Anato-mie , font deux dents pointues à chaquemâchoire, l’une d’un côté , l’autre del’au-tre , placées entre les incisives & les mo-laires.
Elles font épaisses & rondes , & fontterminées en pointe par le bout ; ellesn’ont ordinairement qu’une racine qui estplus longue que celle des incisives : leurusage propre est de déchirer les alimens.Comme les dents de devant non-feulementpeuvent être déracinées ou rompues par leschoses qu’on tient ou qu’on casse avec elles,mais font aussi plus exposées aux coups ,elles font enfoncées aux deux tiers dansles alvéoles ; moyennant quoi elles fontplus en état même que les molaires, desoutenir les pressions latérales. Voye\Dent. (Z)
. CANJOUNOU, f. m. {Histoire nat.ichtyolog.) poiílòn d’Amboine , très-biengravé &. enluminé , fous ce nom St fouscelui de cantsjounou , par Coyett, au n°.70 de la premiere partie de Ion Recueildes poijsons d’Amboine.
II a le corps médiocrement long, & mé-diocrement comprimé ou applati par les co-tés ; la tête , les yeux & la bouche grands.
Ses nageoires font au nombre de sept,savoir, deux ventrales médiocres , placéesau-dessous des deux pectorales quifont mé-diocres , arrondies ; une dorsale assez lon-gue, comme fendue en deux au milieu, plusbastè devant que derrière ; une derrierel’anus plus longue que profonde, & uneà la queue arrondie, asièz grande. De cesnageoires deux font épineuses, savoir, ladorsale, dont les deux rayons antérieursfont épineux ; & la nageoire de l’anus.
Tout son corps est roussàtre, tacheté depetits points bleus, & entouré de cinq àsix anneaux rouges vers la queue. La pru-nelle de fes yeux est blanche, avec un irisrouge, entoure d’un cercle incarnat , àcinq points bleus derriere. Ses nageoiresfont jaunes, mais les pectorales & lesven-
CAN
traies font à rayons rouges ; les épines dela dorsale font noires , les autres fontpointillées de bleu.
Mœurs. Le canjounou est commun dansla mer d’Amboine , autour des rochers.
Remarques. Ce poision fait avec le ton-te! ton un genre particulier dans la familledes fearres. ( M. Adanson.)
CANIRAM , f. m. ( Hifl. nat. botan. )nom d’un arbre du Malabar, assez biengravé, avec quelques-uns de fes détails ,par Van-Rheede, dans son H or tus Mala-baricus, vol. I , imprimé en 1678, pag. 67,planche XXXVII. Les Brames rappel-lent caro. J. Commelin , dans fes notes furcet ouvrage, l’apnelle malus Malabarica yfolio & fruclu amaricante , femine pianocomprejj’o. C’est le nux vomica ojficina-rum y selon Cordus, Dalechamp & Gafp.Bauhin ; le metel ou metella des Arabes,selon Matthiole; le cutsekula des Turcs,selon Rauvolt ; & V hyppomanes des an-ciens , selon Gafp. Bauhin, qui l’appelleencore lignum colubrinum tertium ex Ma-labar , R max. 301. M. Linné , dans fo»Syflema naturec , iz e édition, imprimé en1767 , page 175 » l’appelle flrycnos I vo-mica y foíiis ovatis , caule inermi.
Cet arbre s’éleve à la hauteur de 60 à70 pieds ; fa racine est à bois blanc, cou-v ® rte .lì'une écorce jaunâtre; son tronc quiest cylindrique , de trois à quatre pieds dediamètre, a six à dix pieds de hauteur, &est couronné par une tête sphéroïde, com-posée d’un grand nombre de branches oppo-sées & alternes, assez groslès & longues ,ouvertes d’abord fous un angle de 45 de-grés, ensuite horizontalement, verd-bru-nes d’abord , ensuite cendrées & rougeâ-tres , bois blanc recouvert d’une écorcejaunâtre intérieurement.
Ses feuilles font opposées deux à deuxen croix, elliptiques, obtuses, longues detrois â quatre pouces, à peine de moitiémoins larges, assez minces, entieres, listés,verd-claires, luisantes dessus, ternes des-sous , relevées de cinq côtes longitudinales,rayonnantes, & portées d’aboid fous unangle de 45 degrés, ensuite herizonta e-ment fur un pédicule demi-cylindrique ,creux en-dessus, lépt à huit fois plus courtqu’elles.
De