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Tome sixième.
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CANNAGE., s. m. (Commerce.) me-surage des étoffes, rubans, &c. à la canne.Voye\ CANNE , mesure.

CANNARES, (Géog.) nation sauvagedc l’Amérique méridionale, au Pérou.

* CANNE, s. f. morceau de jonc ou debois d’environ trois pieds de long, droit,ferme, couvert d’un vernis; armé par unbout d’une douille de fer, & d’une pommede l’autre, & percé à quelques pouces au-dessous de la pomme, d’un trou dans le-quel on met un cordon de foie, où l’onpasse la main. L’usage de la canne est d’ap-puyer en marchant. Le nom dc canne apassé à beaucoup d’autres objets.

Canne. Voye\ Roseau.

Canne d’Inde. Voyez Balisier.

CANNE, (Architectures) eípece de ro-seaux dont on se sert en Italie & au Le-vant, au lieu de dosiès, pour garnir lestravées entre les cintres, dans la construc-tion des voûtes.

On se sert auílì de ces roseaux à la placede chaume, c’est-à-dire, de paille de seigleou de froment, pour couvrir à la cam-pagne les étables , granges , écuries, depeu d’importance, ou bien les maisons despaysans. (P)

Canne ou Jonc d écrire, (Hift. anc. )calamusscriptorius, ou arundoscriptoria.

Les anciens se servoient de stilets pourécrire fur les tablettes enduites de cire,ou de joncs, ou de cannes , pour écrire furJe parchemin ou le papier d’Egypte ; carnotre papier ordinaire est d une inventionnouvelle. Le Psalmiste dit que sa langueest comme la canne ou le jonc à écrired’un écrivain habile : lingua mea calamusfcribcc ; du moins c’est ainsi que traduitla Vulgate : mais le texte hébreu signifieplutôt un stilet qu’une canne à écrire. L’au-teur du troisième livre des Maccabées,dit que les écrivains employés à faire lerôle des Juifs qui étoient en Egypte, vin-rent montrer leurs roseaux qui étoient tout«sés, disant qu’ils ne pouvoicnt suffire àfaire le dénombrement que l’on deman-doit. Baruch écrivoit ses prophéties avecde X encre , & par conséquent avec les ro-fcaux dont nous venons de parler ; car ilne parolt pas que l’usage des plumes fûtconnu en ce tems-là. Saint Jean, daas fa

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troisième épître, dit qu’il n’a pas vouluécrire avec l'encre & le roseau : nolui peratramentum & calamum fcribere tibi. Cetusage est commun chez les auteurs profa-nes. Inque manus chance nodofaque venitarundo. Les Arabes, les Perses, les Turcs,les Grecs & les Arméniens se servent en-core aujourd’hui de ces cannes ou roseaux,comme le témoignent les voyageurs. Je-rem. XXXVÌ. i8. 3. Joann. v. 13. Pers.satyr. 3. Calmer, diction, de la Bible.

Canne à vent, (Physique.) est uneeípece de canne creuse intérieurement, &par le moyen de laquelle on peut, fansle secours de la poudre, chasser une balleavec grande violence. La construction en està peu près la méme que celle de Parque-buse à vent ; avec cette différence, quel’arquebuse à vent a une croise & une dé-tente pour chasser la balle, au lieu quela canne à vent n’en a point, & a exté-rieurement la forme d’une canne ordinaire.Voye\ Arquebuse à vent. (O)

CANNE, en hébreu kanna, (Hijt. anc.)sorte de mesure dont parlent Ezéchiel ,chap. XL. vers. 3. & S. Jean dans P Apo-calypse , chap. X. vers. x. Ezéchiel ditqu’elle avoir six coudées & un palme , ouplutôt six coudées & six palmes, c’est-à-dire, six coudées hébraïques, dont cha-cune étoit plus grande d’un palme que lacoudée babylonienne. Le prophète est obli-gé de déterminer ainsi la coudée dont ilparle, parce qu’au-delà de l’Euphrate, oùil étoit alors, les mesures étoient moinsgrandes qu’en Palestine. La coudée hé-braïque avoir vingt-quatre doigts ou sixpalmes, ou environ vingt pouces & demi,en prenant le pouce à douze lignes ; ce quidonne â la canne ou calamus cent vingt-trois pouces ou dix pieds trois pouces denotre mesure. Voy. ROSEAU d’E{échiel.Dict. de la Bible. (G) _

_ Canne , mesure romaine composée dedix palmes, qui font six pieds onze poucesde roi.

Canne , mesure de longueur dont onse sert beaucoup en Italie, en Espagne, &dans les provinces méridionales de la Fran-ce , & qui est plus ou moins longue en dif-férons endroits.

A Naples, la canne vaut sept pieds trois