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Tome sixième.
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CAN

donne que des chaudes grasses, & on lebat fans mettre de broche dansl’intérieur,& à petits coups , pour n’cn pas resserrerle calibre au point que les premiers foretsn’y puisent pas entrer.

Cette derniere opération est nécessaire jcar étant reconnu qn’on altéré le fer,lorfqu’on le chauffe & qu’on ne le batpas, & nos canons , pour être tordus,ayant essuyé des chaudes assez vives danstoute leur longueur, fans avoir été battus,on est obligé de les repasser ainsi au feu& deles battre, pour réparer , autant qu’ilest possible , Paltération que les chaudesantérieures auroient pu causer à lamatiere.Ces chaudes, que les ouvriers appellent deschaudes grajses , font, d’ailleurs, le re-mcde qu on connoît pour rétablir un peule fer qui a été surchauffé

Je croirois qu’il vaudioit vieux intro-duire , á fordinaire , une broche dans f in-térieur du canon , que de la supprimer ,comme on est dans sufage de le faire, àcette derniere opération : il faudroit quecette broche fût d’un plus petit diamètreque celle fur laquelle le canon à ruban outordu a été soudé : cette broche ícroit unpoint d’appui intérieur, qui me paroîttoujours nécessaire, &I’on rempliroit éga-lement l’objet proposé , qui est de rétré-cir le calibre, íì cette broche étoit d’unplus petit diamètre que la premkre.

Les canons tordus sont forés , dressés ,polis dedans & dehors, de la même ma-niéré que tous les autres, & je ne répéteraipas ici ce qui a t-té dit ailleurs dans un très-j-rand détail.

Si l’on se rappelle les principes que j'éta-blis fur la composition èc la décompositiondu fer, voye\ Fer, on doit présumer que* es canons à ruban ne sont pas meilleursqne les autres , parce que les souduresindispensables y sont très-multipiiées, &qu il est, pa ( . conséquent, nécessaire deles chauffer à bl anc H plusieurs reprises :il est trcs-vraisensoJaMe , en effet, que lamatière dont on les fabrique , ayant ou de-vant avoir á peu pr& ]c maximum de

la penuíion , ne peur q Ue ^appauvrir dansquelque partie trop souvent exposée à fac-tion du feu: je puis assurer, au moins,que les canop dc cette efpece qjie je me

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fuis procurés , n’ont pas fait plus de résis-tance que ceux que j’avois fait fabriquer àfordinaire, & avec lesquels je les ai com-parés. Mais pour traiter cette matière avecune entiers certitude , il faudroit faire ungrand nombre d'expériences comparatives,& fe pourvoir à cet effet, d’une quantitéde canons à ruban de différens ouvriers ,de différentes étoffes & de différentes fa-briques , tant de France que d’Efpagne.

Quant aux canons tordus, il est rare queceux qu’on débite comme tels, le soientd’un bout à faune ; on ne les tord ordi-nairement que fur une longueur Je dix-liuit pouces, en partant de î’extrémitédutonnerre. Lorfqu’ìls sont tordus d’un boutà faune , ils doivent, à mon avis, avoirla préférence fur lescano/u à ruban, parceque f opération de la torse découvre lesdéfauts, les solutions de continuité & lessoudures manquées, qui peuvent te trou-ver dans quelques parties de leur longueur.Mais il faut être íítr de f ouvrier , ou ensuivre soi-même attentivement la fabrica-tion ; car s’il s’ouvre cn long ou en tra-vers, ce qui proviendra, onde la présencede quelque corps étranger renfermé dansf épaisseur de la matière , ou d’une chaudequi n’en aura pas pénétré toute l’cpaifíèur,ou de quelques filamens de nerf qui au-roient souffert de l’altération , & fe fe-rse ent décomposés, l’ouviicr cherchera àpallier le défaut, en y mettant une piecequ’il soudera. Four la souder & Vincor-porer avec le canon , il sera contraint dechauffer à blanc son fer dtji altère, ilf altérera par-Ià bien davantage, s’il nele gâte pas tout-à-lait alors le canon ,quoique tordu, nc fera pas la même ré-sistance que cehii qui aura été sait toutsimplement, mais. d’une bonne matière& bien ménagée.

Canon Ù la chaumette. Ce canon étoitpercé d’un trou fur le tonnerre, parlequel on introduisoir la charge de: poudre.& la balle, après quoi on le fermoir avec.un bouton à vis. Voye[ FUSIL à la chau-mette.

Canon a DÉ. C’est un- canon , au fondduquel on adapte un dé ou cylindre creux,de fer trcs-nunce : le tonnerre fe trouve,alors rétréci de l’épaiflèur du dé ; la balle

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