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a publié sur cette matière , de savansouvrages qui prouvent qu’il ne peut riens’introduire de faux dans les procès-ver-baux que l’on dreste au sujet de la cano-nisation des saints.
Le P. Mabillon distingue aussi deux es-pèces de canonisation ; l une générale ,qui se fait par toute l'église assemblée enconcile œcuménique, ou par le pape ; &l'autre particulière , qui se faisoit par unévêque, par une église particulière, oupar un concile provincial. On prétend aussiqu’il y a eu des canonisations faites parde simples abbés. Voye\ Pompe Tyr-RHENIQUE. (G)
CANONISTE , s. m. ( Jurisprud. )docteur, ou du moins homme versé dansle droit canonique. ( H)
* CANOPE, f. m. ( Myth . ) dieu desEgyptiens, dont Suidas raconte ainsi l’o-rigine. II s’éleva, dit-il, un grand diffé-rend entre les Egyptiens, les Chaldéens,& les autres peuples voisins, fur la pri-mauté de leurs dieux : après bien des con-testations , il suc arrêté qu’on les opposè-rent les uns aux autres, & que celui quiresteroit vainqueur seroit reconnu poursouverain. Or les Chaldéens adoraient lefeu , qui eut bientôt dévoré les dieux d’or,d’argent, de pierre & de bois, qu’on luiopposa ; & il alloit être déclaré le maîtredes dieux, quand un prêtre de Canope ,ville d’Egypte , s’avisa de prendre unecruche de terre, qui servoit à la purifica-tion des eaux du Nil, d’en boucher lestrous avec de ficire, de la remplir d’eau,& de la placer *ir la tête du dieu de Ca-nope, qui devoit lutter contre le feu. Apeine le dieu de Canope fbc-il fur le feu ,que la cire qui bouchoit les petits trousd u vase s’étant fondue , l’eau s’écoula,éteignit le feu, & que la souverainetésur les autres dieux fi.it acquise au dieu deCanope , grâce à l’invention de son mi-nistre. On raconte la chose d’une autremaniéré, qui est u n peu plus honorablepour le dieu,,6c où la prééminence fut unefuite toute simple de ses qualités person-nelles. On dit que le dieu même étoit re-presenté sous la forme d’un vase percéd’une infinité de petits trous impercepti-bles, du milieu duquel s’élevoit une têteTome VI.
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d’homme, ou de femme, ou de chien, oude bouc, ou d’épervier : ce qui ne laisse auministre que le mérite d’avoir bouché avecde la cire les petits trous de la divinité.
Canope, ( Géographie ) ville d’E-gypte, située fur le bord de la mer, àcent vingt stades d’Alexandrie. Le brasdu Nil, qui y avoir son embouchure,enprenoitle nom d 'Oflium Canopicum.La ville prenoit elle-même le sien de Ca-nope , pilote de Ménélaùs, en l’honneurduquel elle avoir été bâtie par les Spartiates-Ce pilote étoit péri en ce lieu , & y avoitété enterré dans le tems que Ménélaùs, re-tournant du siégé de Troye en Grece, futjeté par la tempête fur les côtes de laLybie. Ammien Marcellin met cette villeà douze milles d’Alexandrie ; au lieu queles cent vingt stades de Strabon valentquinze milles. II parle aussi du capitaineMénélaùs.
Les anciens s’accordent à nous peindrela ville de Canope comme un séjour très-dangereux pour les bonnes mœurs, & oùla dissolution étoit portée au dernier ex-cès. Strabon, parlant des délices d’Eleusis,rapporte que c’étoit comme l’entrée & leprélude des usages 6c de Pessronterie deCanope. Séneque dit , au sujet du sagedont il trace le tableau , que s’il songe àse retirer, il ne choisira point Canope pourle lieu de fa retraite, quoiqu’il ne soit pasdéfendu d’y mener une vie réglée. Juvé-nal , voulant marquer combien les mœursdes dames Romainesétoient.corrompues,dit que Canope même les blâmoit.
. Et mores urbis damnante Canopo.
Le même dit, dans un autre endroit :
. Sed luxuria , quantum ipse notavi 9
Barbara famoso non cedit turba Canopo.
11 y avoit un temple de Sérapis, pourlequel la vénération étoit si grande, queles personnes de la plus grande qualité ymettoient leur confiance , 6c y alloientveiller , tant pour eux que pour les autres.On avoit des recueils des cures qu’il avoitfaites, & des oracles qu’il avoit rendus. •Mais la cure la plus remarquable, c’est laBb