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de cuivre , & on procede de la même ma-niéré que font les papetiers.
CANSTADT, (Géog.) petite villed’Allemagne en Souaue fur le Necker, auduché de Wirtemberg.
CANTABILE , (Musique.) adjectifItalien , qui signifie charitable , commodeà chanter. II se dit de tous les chants donc,en quelque mesure que ce soit, les inter-valles ne font pas trop grands, ni les notestrop précipitées ; de sorte qu’on peut leschanter aisément, sans forcer ni gêner lavoix. Le mot cantabile passe ausii peu àpeu dans l'usage françois. On dit : parle\-moi du cantabile ; un beau cantabile meplaît plus que tous vos airs d’exécution.
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CANTABRES , f. m. pi. ( Géog .) an-ciens peuples de l’Espagne Taragonoise :ils habitoient le pays de Guipufcoa, laBiscaye , les Asturies, & la Navarre : ilsétoient très-belliqueux , & une liberté du-rable fut la récompense de leur courage.
CANTACUZENE ( Jean ), Hifi. duBas-Empire , eût été un des hommes lesplus recommandables de son siécle , si l’am-bition n’en eût point fait un usurpateur.Riche de tout ce que les sciences & lesarts offrent de plus précieux, né dans unefamille opulente, généreux & compatis-sant , il adoucissoit par son affabilité l’en-vie acharnée contre les hommes supérieurs.Andronic le jeune le choisit en mourantpour être le tuteur de son fils. II gouvernaF empire avec une autorité qui accoutumale peuple à le respecter comme son sou-verain. Le jeune empereur étoit presqueignoré, & l'on ne se souvenois de lui quequand on employoit son nom pour mettrede nouvelles impositions. Cantacu\ene ,familiarise avec le commandement, pritdes mesures pour le perpétuer dans fa fa-mille. II descendoit d’un Cantacuiene quiavoit été créé Célar par Isaac Comnene ;ainsi sa naissmee ne pouvoit opposer unobstacle ù son élévation. Les peuples, lasde révérer un enfant qui n’avoit qu’untitre stérile, appelleront au trône celui quis’en étoit montré digne par la sageíîè deson administration. Ce projet fut décou-vert j les gens de bien surent,indignéscontre un ambitieux qui vouloit s enrichir
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des dépouilles de son pupile. Cantacuienesot condamné à l’exil ; mais par un restede reconnoistànce pour la sagesse de songouvernement, on lui conserva la jouis-sance de ses biens. II fut chercher un asyleà Nicée, où il s’insinua dans la faveurd’Orcan qui étoit alors l’arbitre de l’Asie.Cantacu\ene sacrifiant la religion à la po-litique , donna sa fille en mariage à ceprince insidele , pour s'en faire un pro-tecteur. Orcan se mit à la tête d’une ar-mée , pour le rétablir sur le trône ; ce futle premier prince musulman qui porta laguerre en Europe. Constantinople assiégéependant cinq ans, opposa la plus vigou-reuse résistance. Les musulmans, rebutésde leurs pertes & de leurs fatigues, lo-vèrent le siégé, après avoir dévasté toutesles terres de l'empire. L’inconstance na-turelle des Grecs tut plus utile à Canta-cuiene que les armes de son allié ; ils lerappelleront pour les délivrer du joug dePaléologue, qui, pour fe faire respecter,osa tout enfreindre. L’empire mieux gou-verné , prit une face nouvelle. Les hommesde néant, qui n’étoient pour la plupart quedes favoris fans talons, furent dégradés deleurs emplois. La naissmee & le méritefurent les seuls degrés pour s’élever auxdignités. Les sciences & les arts fleurirent ;& quiconque avoit des vertus & des lu-mières, étoit accueilli & récompensé. Tan-dis qu’il faisoit renaître les beaux jours dela Grece, les Génois, les Vénitiens & lesArragonois lui enlevoient la Morée. Can-tacu\ene , soutenu d’Orcan, marcha pourleur ravir leurs conquêtes. Paléologue levoyant embarrassé dans cettè guerre, trouvele moyen de lever une armée de vingt millechevaux & de souixante-douze mille hom-mes de pied, qu’il joint aux forces des Gé-nois & des Vénitiens. Cantacuiene envi-ronné d’ennemis si puistans, sc fortifie parde nouvelles alliances : il associe à l’empire■Matthieu, son sils aine, à qui il fait épouserla fille du duc de Servie, qui lui apportapour dot l’Albanie. Manuel son autre fils,est élu duc de Sparte, & cç titre met fousfa domination toute l’anciennc Laconie.Ce sot de foibles ressources contre les for-ces réunies de ses ennemis qui conservè-rent leur supériorité ; il se renferma dans
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