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Tome sixième.
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C A N

& demi - blanc jaunâtre. Elle consisteen lin calice verd à cinq divisions , lon-gues , réunies & rejetées toutes d’un côte,de maniéré que son tube étant fendu feu-lement d’un côté , forme une espece decapuchon trois à quatre fois plus court queJa corolle, dont les cinq pétales font allerinégaux , elliptiques, obtus , concaves ,une fois plus longs que larges, jaunes entiè-rement , à l’exception du cinquième quiest plus étroit, plus élevé, & peint furson onglet d’une tache purpurine quireprésente une feuille pointue à son som-met. Dix étamines droites, blanc-jaunes,inégales $ dont cinq alternativement unpeu plus petites, appliquées contre le pétalesupérieur, une fois plus courtes que lui ,à anthères oblongues, jaunes, s’éleventdu fond du calice en touchant à la corolle,mais en s’éloignant de l’ovaire qui enoccupe le centre , étant porté fur un dis-que en pédicule cylindrique. II est sur-monté par un style cylindrique , épais ,terminé par un stigmate ovoïde , velouté& couché fur un de ses côtés.

L’ovaire en mûrissant devient jun légu-me long de sept à huit pouces , fix à septsois moins large , ' très-comprimé par lescôtés, droit, très-velu dans fa jeunesse ,s’ouvrant en deux valves ou battans, par-tagé intérieurement en six â sept logescontenant chacune une feve elliptique ,longue de sept à huit lignes, d’un quartmoins large, jaune-rougeâtre.

Culture. Le cantsanu est commun auMalabar dans les terres sablonneuses. IIest toujours verd , & fleurit deux á troisfois fan , mais plus abondamment dans lasaison des pluies»

Quatités. Ses fleurs font fans odeur.Ses feuilles broyées entre les doigts répan-dent une odeur forte.

Usages. Sa racine pilée s’applique encataplasme sur les goitres & fur les tu-meurs des glandes parotides» La décoc-tion de lecorce de fa racine se boit dansLes maladies phlegmatiques vermineuses,contre l’innammation du foie & les hé-lìiorrhoïdes. La meme écorce pilée ouen poudre s’applique fur l es bleílures &les ulcérés, pour en réunir les chairs &y occasionner une nouvelle reproduction.

CAN 225

Deuxieme espece.

La plante gravée en 1737 par M. Búr-mann , à la page 44.," planche XVIII deson Thésaurus Zeylanicas , sou; la déno-mination de bauhinia, foliissubrotundis>flore jlavescente , jlriato y est une autreespece de cantsanu , qui en différé estèn-tiellement par les caractères suivans: i°.c’estun arbrislèau plus petit; 2°. ses bran-ches font plus menues, listés, luisantes ,tubes culées de petits points rudes ; 30. s esfeuilles font listés, minces, vertes dessus,plus claires dessous, plus petites, longuesd’un pouce & demi, d’un quart plus lar-ges , fendues jufqu’au tiers & presque jus—qu’au milieu, où elles ont un petit; filet*en foie long de deux lignes, & portéesfur un pédicule deux fois plus court qu’el-les ; 4 5 . ses épis de fleurs sont plus courtsque les feuilles, ou à peine égaux à leurlongueur, à fleurs blanches, longues d’unpouce, à pétales pointus.

Culture. Cette espece est particulière àl’île de Ceylan.

Remarques. L’aatenarchedde gravé parPlukenet, au n°. 6 de la planche XLIVde fa Phytographie , soir; le nom de man-dant Maderaspatenfe , foins firmiorlbusparvis , bisulcis , glabriùe fplendentibusadsurculumdenhusftipatis , est une troi-sième espece différente des deux précé-dentes , comme l’on peut voir par la des-cription que nous en avons faite.

Ces trois plantes ne dévoient donc pasêtre confondues ensemble , comme a faitM. Linné ; & le nom de bauhuiia quePlumier a donné à une espece Américainede ce genre qui n’avoit pas de nom depays, devoir être restreint à cette feuleespece, fans etre appliqué à tant d’autresplantes des Indes & de l’Afrique, qui ontchacune leur nom dans ces pays, aussibien que le cantsanu , & qui font du genredu mandant qui vient naturellement dansla famille des plantes légumineuses, où noussavons placé.. Voye\ nos Familles desplantes , vol. II,p>age 317. ( M. AdAN-SON. )

C ANUS y ALPHESTEL, f^ón( Hl fl. nat..ulhyol. ) poisson d ^ -