420 . C A. P
contenir, 6c de Padjectif habilìs , habile,Sc veut dire littéralement ce qui peut con-tenir & renfermer une chose. On a étendule sens de ce mot à toutes sortes d’actionsphysiques, morales & intellectuelles : danscette acception générale, on désigne par cemot celui qui peut produire un effet quel-conque. U n vase est capable de’ contenirune telle quantité de matière ; une colonneest capable de soutenir le poids d’un telbâtiment ; une béte de somme est capablede porter un fardeau ; un homme est ca-pable de faire une telle action, de réussirdans telle entreprise, de pratiquer tellevertu , de se rendre coupable de tel crime,de comprendre telle proposition, d’acqué-rir la connoissiance de telle science.
Le qualificatif est donc toujours relatif àcet effet, & désigne la réunion dans l’êtrecapable , de toutes les qualités & les facul-tés fans lesquelles il ne pourroit pas pro-duire l’effet désiré. ( G. M. )
CAPACCÍO ou CAP ACE, ( Géog. )petite ville d’italíe, au royaume de Naples,dans la principauté citérieure. Long. 32.38. lat. 40. ij.
CAPACITE, f.f. dans un sens général,marque une aptitude ou disposition à quel-que cho'e.
Les loix d’Angleterre donnent au roideux capacités ; l’une naturelle, & l’autrepolitique : par la premiere, il peut ache-ter des terres pour lui & ses héritiers; parla seconde > il en peut acheter pour lai &les íucceíîèurs : il en est de mémo du cierge.
Capacité ,-(en Droit. ) se prend dansle même sens eça^capable- Voy. ci-deffus.
En Droit canonique , on entend par ca-pacité', les qualités extérieures seulement,comme 1 extrait bapti/ìaire , la tonsure,les dimijjoires , s'il eh est besoin , la pro-vision du bénéfice , la prise de possession ,& quelquefois les grades , les induits , ouautres privilèges. (H)
Capacité d’un corps, se dit propre-ment de l’espace ou volume qu il occupe.y 0 ye\ Espace , Volume. ( o)
CAPACITÉ , ( Musique. ) mot dont onse sert quelquefois au Xim à’ambitus Voy.AMBITUS ( Musique. ) {F. D. C.)
C A? AVE, f. f* ( terme de chapelier. )est une certaine quantité de laine ou de
CAP
poil qu’on a formée par le moyen de far-con. Un chapeau est composé de quatre ca~pades que l’on feutre sur le bassin, & que lesouvriers foulent ensuite avec de la lie’de vin.
* CAPADES, s. m. pi. ( Hijl. mod. ) Onnomme ainsi aux Indes chez les Maures &parmi d’autres nations, les eunuques noirsà qui l’on confie la garde des femmes, 6cqui les accompagnent dans leurs voyages.
CAPALANIER , f. m. ( Marine. ) Onnomme ainsi fur les vaisseaux bretons quivont à la pèche de la morue scche , les ma-telots qui aident à cette pèche ; ils ont rangentre les décoleurs & les saleurs, & ont lemême pot-de-vin. Voye\ DÉCOLEUR &'Saleur. ( Z )
CAPALITA , ( Géog.) grande ville del’Amérique septentrionale, dans la pro-vince de Giiaxaca.
CAPARAÇON, fi m. ( Manege ) cou-verture qu’on met fur les chevaux. Les ca-paraçons ordinaires font d’une simple toileou treillis pour Pété, ou de drap en hiver;,ceux des chevaux de main sont de drap , ci-nés 6c chargés des armoiries ou des chiffres,du maître ,cnor, en argent, en laine on-en soie. Les caparaçons des anciens gen-darmes étoient de riches housses brodéesdont ils saisoient parade dans les montres ,les tournois, les pompes, 6c les cérémo-nies. Les caparaçons étoient autrefois unearmure de fer dont on couvroit les che-vaux de bataille.
Les caparaçons de l’arméc font quelque-fois d’une grande peau d’ours ou de tigre,,de mémeque ceux des chevaux de carrosse-en hiver. ( V)
CAPARAÇONNER un cheval, (Ma-nege. } c’est lui mettre un caparaçon. Voy -Caparaçon. ( V)
CAPDÈNAC, (Géog.) ancienne 6cpetite ville de France dans le Qucrcy, furun rocher escarpé , 6c presqu’environné dela rivière de Lot.
CAPE,s. f. ou GRAND-PACFI, (Ma-nne. ) c’est la grande voile : être à la cape ,c’est ne porter que la grande voile bordée ,6c armuréc toute arriéré. On met aussi ála cape avec la misene 6c l’artimon. On sctient â la cape , quand le vent est trop fort,6c qu’il est contraire à la route qu’on veutfaire. Voyei CapÉER. (Z)