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Tome sixième.
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rée des antres, où l'on met toutes lesjeunes filles du lieu, pour écouter les leçonsd’un vieillard choiíì pour les instruire ;au bout de Tannée cette troupe de filles fortau son des instrumens, &c fe rend dans decertaines places pour y danser : les jeunesgens vont dans ces endroits, & y prennentpour femmes celles qui leur conviennent.

CAPESTAN, ( Géog. ) petite ville deFrance , dans le Languedoc, près de lariviere d’Aude & du canal Royal. Long.20. 40. lat. 43. 25.

* CxAPÉTIEN, f. m. ( Hift. moi. ) nompar lequel on désigne la troisième race denos rois ; il vient de Hugues Laper, lepremier roi de cette race. Il y a aujour-d’hui , en 1777,790 ans qu’elle occupe letrône de la France. Nulle généalogie neremonte fi haut que celle de Jésus-Chrifi ,dit un auteur Allemand, cité par les auteursdu Trévoux,pas même celle des Capétiens.

CAPHAR, f. m. {Hift. mod.) péage oudroit que lesT ures font payer aux marchandschrétiens, qui conduisent ou envoient desmarchandises d’Alep à Jérusalem.

Le droit du caphar avoir été établi parles chrétiens méme , lorfqu’ils étoientmaîtres de la T erre-fainte ; & ce fiit pourl’entretien des troupes qu’on mettoit dansles passages difficiles pour observer les Ara-bes , & empêcher leurs courses : mais lesTurcs qui Tont continué & augmenté, enabusent, en faisant payer arbitrairementaux marchands & aux voyageurs chré-tiens , des sommes considérables, fous pré-texte de les défendre des Arabes, avecqui néanmoins ils s’entendent le plus sou-vent pour favoriser leurs brigandages. (G)C APHARNAUM ou C APERNAUM,{Géographiesainte.') ville maritime dela tribu de Nephthali, à Textrêmité decelle de^Zabulon, fur le rivage de la merde Tibenade. Ses habitans incrédules netirèrent aucun fruit d’un grand nombrede miracles que Jéfus-Christ sit parmi eux ,& dont la lumière auroit suffi pour éclairerd’autres peuples à qui il ne fit pas la mêmegrâce ; parce qu il est le maître de fes dons,& qu’iì peut fans injustice, les accorder àceux qui n’en profiteront pas , & les refuserà ceux à qui ìlsauroientété des moyens desalut. Oaltitudo! KojeiG&ACE.

CAP

_ CAPHESA ou CAPHSA, ( Géog.) an-cienne ville d’Afrique, dans le Biledulgerid,vers la source de la riviere de Magrada.

C API-AGA ou CAPI-AGASSI, f. m.

( Hift. mod.) officier Turc qui est le gou-verneur des portes du ferrai!, & le grandmaître du serrai!. Veye\ SERRAI L.

La dignité de capi-aga est la premiersdes eunuques blancs : le capi-aga est tou-jours auprès du _ grand-feigneur , il intro-duit les ambassadeurs à l’audience ; per-sonne n’entre & ne fort de T appartementdu grand-feigneur que par son ministère.Sa charge lui donne le privilège de porterle turban dans le ferrai 1, & d’aller par-toutà cheval : il accompagne le grand-feigneurjusqu’au quartier des sultanes ; mais il de-meure à la porte , & n’y entre point. Legrand-feigneur fait les frais de fa table , &lui donne environ soixante livres par jour :mais fa charge lui attire de plus un très-grand nombre de préfens, parce qu’aucuneaffaire de conséquence ne vient à la eon-noiííànce de Tempereur , qu’elle n’ait pastêpar fes mains. Le capi-agaffi ne peut êtrebacha quand il quitte là charge. VoyezAga. (G)

* CAPI-CAG-TINGA,(if//?. nat. bot.)efpece d’acorus qui croît aux Indes occi-dentales , & restèmble beaucoup à celuide TEurope par fa racine & fes feuilles jil est feulement plus petit : mais on luiattribue des vertus bien supérieures à cellesde l’autre : il est plus chaud & plus aro-matique ; ií incise les humeurs froides &peccantes ; il résiste au poison, &c.

* LAITE, s. f. se dit dans les manufacturesoù l’on travaille la foie y le fil , la laine ,&c. de plusieurs brins mis en double , àTaide defquels on ferre l’écheveau quandil est fini, & Ton arrête le dernier bout ;ce qui empêche Técheveau de fe déranger,& ce qui en facilite le devidage , en per-mettant d’en prendre toujours le dernierbout.

* CAPIER , v. act. manufaclure enfoie , fil , laine , &c. c’est dans un éche-veau de fil, de foie, laine , &c. arrêterle bout par lequel il a commencé, & celuipar lequel il a fini, de façon qu’au devi-dage on puislb toujours trouver & prendrele dernier. La façon d’arrêterest arbitraire.