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Pautre, l’eau montera beaucoup plus hautdans le petit tube capillaire : son éléva-tion fera en raison réciproque du diamètredes tubes.
Cette élévation spontanée , contraire enapparence aux loíx de !a pesanteur, mériteune attentiofi particulière. Le corps hu-main est une machine hydraulique ; &dans le nombre presqu’ínfini de tuyaux quile composent, celui des capillaires est sanscomparaison le plus grand ; Lc c’est parconséquent la connoiííànce de cette especede tuyaux qui nous intérestè le plus.
' M. Carré, aidé de M. Geoffroy , ditavoir fait fur les tuyaux capillaires lesexpériences suivantes : i°..l’eau s’étant éle-vée au-deííùs de son niveau dans un tuyaucapillaire , si ensuite on pompe l’arir aulîiexactement qu’il soit possible , elle ne re-descend point ; au contraire elle monteencore un peu : 2°. si l’on enduit de suifle dedans d'un tuyau capillaire , Peau nes’y met que de niveau au reste de fa sur-face : mais si ce tuyau n’est enduit de soifque jusqu à une hauteur moindre que celleoù il est plongé dans l’eau, elle monte àson ordinaire au-destùs de son niveau ; &s’il n’est enduit de suis que d’un côté, l’eaude ce côté-là se met de niveau , & de l’au-tre elle monte au-deííùs. Hift. acad. 17oj,
Plusieurs auteurs attribuent l’ascensionde l’eau dans ces tuyaux, à la pression iné-gale de Pair dans des tubes inégaux ; Pair,dííent-ils, est composé de parties rameu-ses , spongieuses , entre-mêlées & embar-rastées les unes avec les autres : ainsi unecolonne d’air étant placée perpendiculaire-ment sor l’ouverture d’un petit tuyau ca-pillaire , une partie sensible de la pressionagira sur les parois de la surface du tube ,de façon que la colonne ne preffèra pasavec tout son poids fur le fluide placé au-dessous , mais qu’elle en aura perdu unequantité plus ou moins grande , suivantque le diamètre fera plus petit ou plusgrand. Mais une explication si vague sedétruit, & par elie-méme , & par cetteobservation, que l’expérience réussit aussibien dans lc vuide que dans I air. ,
D’autres, comme M. Hauksbee , &c.ont recours à l’attraction des anneaux def» soifface concave du tube j & le docteur
CAP ,
Morgan souscrit à cette opinion en ces ter-mes : « Une partie de la gravité de Peau„ dans ce tube étant arrêtée par la force„ attractive de la surface interne concave>, du verre, le fluide qui est dans le tuben devra, au moyen de la supériorité du» poids extérieur, montera aussi haut qu’il» faudra pour compenser cette diminution„ de gravité produite par l’attraction du» verre. » II ajoute que , comme la forcede l’attraction des tubes est en raison réci-proque des diamètres, on pourra,,on dimi-nuant ces diamètres, ou en prJ-.ant destubes de plus en plus petits, faire monterPeau en telle hauteur qu’on voudra.
Mais cet auteur s’est un peu mépris encela, selon M. Purin; car puisque dans lestuyaux capillaires la hauteur à laquellel’eau s’clevera naturellement, est récipro-quement comme le diamètre d 11 tube, il s’en-íiiit de 1 A que la surface qui tient Peau sus-pendue est toujours une quantité donnée :mais la colonne d’eau íu'pendue dans cha-que tube est comme le diamètre du tube ;& par conséquent si l’attraction de la sur-face contenante étoit la cause de la suspen-sion de Peau , il s’ensuivroit de là , selon M..Turin , que des causes égales produiroientdes effets inégaux : ce qui est absurde. Deplus, M. Purin ajoute que ce n’est pas feu-lement l’explication de M. Hauksbée quis’étend trop loin , mais auíïi le phénomènequ’il supposé ; car il n’a pas lieu dans tousles fluides : il arrive même tout le contrairedans le mercure, cette liqueur ne s’élevantpas dans le tube jufqu’au niveau de cellequi est dans le vaisseau, & la hauteur quis’en manque se trouvant d’autant plus gran-»de que le vaisseau est plus petit.
M. Purin propose une autre explicationde ce phénomène , laquelle est confirmée ,selon lui, par les expériences. La sus-„ pension de l’eau , dans le système de ceC» auteur , doit s’attribuer à l’attraction de» cette circonférence de la surface concave» du tube, à laquelle la surface supérieure" de Peau est contigue & adhéré ; cette" circonférence étant la seule partie du" tube de laquelle l’eau doive s’éloigner” en sortant du repos, & par conséquentr> la seule qui par la force de sa cohésionn & de son attraction, s’oppose A la del-
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