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d’une fonction quelconque de la distance ;sur quoi voye\ la fin de P article AT-TRACTION.
II faut pourtant ajouter à ce que nousavons dit dans cet article, que fi l’on sup-pose les phénomènes des tuyaux capillai-res produits par Fattraction , il paroît diffi-cile d’exprimer la loi de cette attraction,autrement que par une fonction de la dis-tance ; car cette attraction ne sauroit êtreen raison inverse du quatre de la distance,parce qu’elle est trop forte au point decontact ; nous Pavons prouvé à UarticleAttraction. Elle ne sauroit être nonplus comme une simple puissance plusgrande que le quarré , car elle seroit infinieà ce point de contact ; elle ne peut doncêtre que comme une fonction : il est vraiqu’une telle loi seroit bien bizarre, & quecela suffit peut-être pour suspendre sonjugement sur la cause de ce phénomène.
On trouve dans les tomes VIII & IXdes mémoires Vacadémie de Pétersbourg ,des dissertations fur cette même matière,par M. W eitbrecht. L’auteur paroît la bienentendre, & l’avoir approfondie. La dis-sertation de M. Jurinfuries tuyaux capil-laires , contient un choix ingénieux d’ex-périences faites pour remonter à la causede ces phénomènes ; elle est insérée dansles Tranfaclions philosophiques, & on latrouve en françois à la fin des Leçons dephysique expérimentale de M. Cotes, tra-duites par M. le Monnier, & impriméesà Paris en 1742. f
De toutes les liqueurs qui s’élevent dansles tuyaux capillaires , l’eau est celle quimonte le plus haut: c’est ce que M. Carrea trouvé en faisant les expériences destuyaux capillaires avec un grand nombrede liqueurs différentes. Selon cet auteur ,la raison de cette ascension plus grande del’eau, c’est que les surfaces de ses petites par-ties font d’une telle configuration , qu’ellestouchent plus immédiatement, c’est-à-direen un plus grand nombre de points, la sur-face du verre. II est aisé d’appliquer ce rai-sonnement aux liqueurs qui mouillent cer-tains corps, & n’en peuvent mouiller d’au-tres • car lorsque les parties des liqueursont leurs surfaces telles qu’elles peuvents’appliquer plus immediatement a la surface
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des corps qu’elles touchent,elles y adhèrent& y font comme collées,soutenues d’ailleurspar la pression du fluide environnant ; &c’est par cette raison que les gouttes d’eaususpendues aux feuilles des arbres, ou àd’autres corps, ne tombent pas. On peutaussi par ce même principe rendre raisonpourquoi cemines liqueurs, comme Phuile& Peau , ne s’unissent pas , & au con-traire , pourquoi les parties d’une mêmeliqueur s’unissent si facilement.
Nous devons à M. Formey une partiede cet article. (O)
Capillaire {/raclure) est une frac-ture au crâne , si peu marquée qu’à peinela peut-on voir : elle ne laisse pas d’êtremortelle. Voye\ FRACTURE & FISSURE.
La /raclure capillaire est FefFet d’uncoup, d’une chiite, qui peut procurer undépôt fous le crâne ; ainsi lorsqu’on l’a re-connue , il faut faire Popération du trépan.Voye\ Trépaner. ( N)
Capillaire , {Hist. nat. bot. ) adian-tum, genre de plante que l’on peut recon-noître par ses feuilles. Tournefort, Infi.rei herb. Voye\ PLANTE. (1)
Capillaire , ( Médecine. ) sc dit decinq plantes dont voici les noms ; savoir ,Padiante commun ou noir ; Padiante blanc ,appellé capillaire de Montpellier ; lepoly-tric, voye\ PoLYTRIC ; le céterach ou lascolopendre , voye \CÉTERACH ; «St la sai-si a vitre ou ruta muraria. Voye\ RUEDE MURAILLE.
La vertu de tousses capillaires est d’êtreincisifs, atténuans, diurétiques, stomachi-ques , «St propres pour aider l’expecto-ration. Le meilleur capillaire est le sui-vant.
C’est de 1 ' adiantum fruticofum brafilia-num , C. B. P. qu’on fait le sirop de capil-laire, qui est très-adoucistànt ; on peut luisubstituer le capillaire commun ; filicu-la , adiantum nigrum officinarum , pin -nulis obtufioribus. J. R. H. 11 entre dansle sirop de chicorée composé , & dans lesirop de guimauve de Fernel.
Le meilleur après ceux-là est le capil-laire de Montpellier ,* adiantum foliis co-riandri. C. B. P. & J. R. H.
Capillaire, (firopde) se prépare dsplusieurs façons • le meilleur est celui q'-' 1