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Tome sixième.
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o^o CAP

eíl vrai qu’iîs ont encore une reíîburce,uoique légere • c’est de répandre fur lesguiers domestiques les fleurs d’iine plantequ’ils nomment ascolimbros-. II se trouvequelquefois dans les têtes de ces fleurs, desmoucherons propres à piquer ces figues ;ou peut-être que les moucherons des or nivont chercher lent vie fur les fleurs decette plante. Enfin les paylans ménagentsi bier^ les orm , que leurs moucheronsfont mûrir lés figues du figuier domestiquedans Tefpace d’environ quarante jours.Ces figues fraîches font fort bonnes. Pourles sécher, on les expose au soleil pendantquelque tems ; après quoi on les passe aufour, afin de les conserver pendant le restede Tannée. C’est une des principales nour-ritures des isles des T Archipel ; car onn’y trouve guere que du paind’orge & desfigues feches. 11 s’en faut bien pourtantque ces figues soient auífi bonnes que cellesque Ton lèche en Provence, en Italie &en Espagne. La chaleur du four leur faitperdre leur bon goût ; mais d’un autrecôté elle íáit périr les œufs que lespiqueursde Yorni y ont déchargés, & ces- œufs nemanqueroient pas de produire de petitsvers qui endommageroient ces fruits.Voilà bien de la peine & du tems perdu,dira-1-on , pour n'avoir que de méchantesfigues. Quelle doit être la patience desGrecs,. qui paflènt plus de deux mois àporter les piqueurs d’un figuier à Taurre ;& ne fembie-r-il pas qu’ils-devroient plu-tôt cultiver les efpeces de figuiers que Ton.éleve en France & en Italie ? Mais ce quiles détermine à préférer cette efpece infé-rieure , c’est la quantité de beaucoup supé-rieure de fruits qu’ils en retirent. Un deleurs arbres produit ordinairement jusqu’à'livres de figues, au.lieu que les autressi cn produisent pas x^ livres. l J eut-étreque les piqueurs contribuent à la maturité,des fruits du figuier domestique, en faisantextravaferle suc nourricier, dont ils déchi-rent les tuyaux lorsqu’ils y déchargentleurs œufs : peut-être aussi qu’avec ces œufsils laissent échapper quelque liqueur quifermente doucement avec le lait de lafigue, & en attendrit la chair.

Les figues en Provence & a Paris merne,rnûriflènt bien plus tot ; fi 1 on pique leurs

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yeux avec une paille , ou avec une plumegraissée d’huile d’olive. Les prunes & lespoires qui ont été piquées par quelqueinsecte, mûrissent bien plus tôt aussi, &même la chair qui est autour de la piquui eest de meilleur goût que le reste. II esthors de doute qu’il arrive un changementconsidérable à la tistúre des fruits piqués.II semble que la principale cause en doitêtre rapportée à T épanchement des sucs ,qui ne s’alterent pas feulement lorsqu’ilsíònt hors de leurs vaisseaux, mais quî altè-rent les parties voisines : de même qu’ilarrive aux tumeurs des animaux, survenue»à Toccaíion des piquures de quelque ins-trument aigu. Mtïm. de l’acad. des scien-ces y ann. 170$ , page 447 & suivantes.Article communique par M. Formey.,

CAPRIOLE , voyer CapRIOIE.CAPRISANT , adj. ( Médecine .) épi-thète du pouls irrégulìer è. sautillant, danslequel Tartere interromps son mouvement ;ensorte que le second battement qui vientaprès cette interruption, est plus prompt& plus fort que le premier : de méme qu’ilarrive aux chèvres qui bondissent & sem-blent faire un double mouvement en mar-chant. Galien, dédiss, puis lìb. I, cap. 2.9..

CAPRONEZA, ( Géog. ) petite villede Hongrie, dans TEfclavonie , à deuxmilles de la Save.

CAPR.ONS, {Jardinage.') ce-font degroflòs fraises plus belles que bonnes , donton fait peu de cas, & qui mûrissent enméme tems que les autres. Leurs feuillesfont plus larges & en plus grand nombre..( K )

* CAPROTINE,.adj. f. ( ffijì. anc. )surnom que les anciens Romains avoientdonné à Junon & aux nones de juillet,tems auquel ils célébroient une fête dont-Plutarque & Macrobe racontent ainsi l’origine. Les peuples voisins de Rome crurent:qu’il leur feroit facile de prendre ou dedétruire cette ville épuisée, après l’inva-sion des Gaulois.. Ils s’assemblerent, &mirent à leur tête. Lucius , dictateur desFidenares. Lucius fit annoncer aux Ro-mains par un, héraut,.que le seul moyen,qu’ils eussent de conserver les restes de;leur ville, c’étoit de lui livrer leurs femmes& leurs filles. Les sénateurs ne. fa voie ut