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rins vont racheter de tems en tems àAlger & dans d’autrcs endroits de la partieseptentrionale d’Aírique.
CAPTIVERIE, s. s ( Comm. ) Onnomme ainsi dans le commerce des nè-gres , qui se fait par les François au Séné-gal , de grands lieux destinés à renfermerles captifs que l’on traite , & dans lesquelson les tient jusqu’à ce qu’ils soient en astergrand nombre pour être transportés auxvaistèaux & envoyés aux îles.
Les captiveries les plus grandes & lesplus sûres , que la compagnie Françoise duSénégal ait dans toute l’étendue de faconceílìon, font celles de l’île de Gorée.
(G)
CAPTURE , f. f. terme de Pratique ,est l’appréhenfïon au corps d'un débiteurou criminel par des archers ou sergens, àl’eíFet d’être conduit & détenu dans lesprisons. (H)
* CAPUCHON , f. m. ( Hifl. ecclés )efpece de vêtement à 1 ’usage des Bernar-dins , des Bénédictins , Ùc. II y a deuxsortes de capuchons ; l’un blanc , fort am-ple j que l’on porte dans les occasions decérémonie : l’autre noir, qui est une partiede l’habit ordinaire.
Le P. Mabillon prétend qy\Q\e capuchonétoit dans son origine , la même chose quele scapulaire. Mais fauteur de f Apologiepour l’emperetir Henri IV, distingue deuxcspeces de capuchon; I’une étoit une robequi defeendoit de la tête jusqu’aux pieds,qui avoir des manches , &. dont on íecouvroit dans les jours & les occasionsremarquables ; l’autre une torte de camailpour les autres jours : c’est ce dernier qu’onappclioit proprement scapulaire , par cequ’iJ n’enveloppoit que la tête & les épau-les. Voye\ Scapulaire.
Capuchon , se dit plus communémentd’une piece d’étoste grossière , taillée &cousue en cône, ou arrondie par le bout,dont les Capucins, les Récolets, les Cor-deliers , & d autres religieux mendians,se couvrent la tete.
Le capuchon fut autrefois l’occaíiond une grande guêtre entre les Cordeliers.L’ordre fut divise en deux factions, les-freres spirituels-, St les frétés de commu-nauté. Les uns vouloient le capuchon.
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étroit, les autres le vouloient large. Ladispute dura plus d’un fìecle avec beau-coup de chaleur & d’animoíìté, & fut àpeine terminée par les bulles des quatrepapes, Nicolas IV,ClémentV, Jean XXII,
& Benoît XII. Les religieux de cet ordrene l'e rappellent à présent cette contesta-tion qu’avec le dernier mépris..
Cependant, fi quelqu’un s’avisoit aujour-d’hui de traiter le ícotisme comme il lemérite , quoique les futilités du docteursubtil soient un objet moins importantencore que la forme du coqueluchon deíés disciples, je ne doute point que ''agres-seur , n’eutune querelle fort vive à soute-nir, & qu’il ne s’attiràt bien des injures.
Mais un Cordelier qui auroit du bonsens, ne pourroit-il pas dire aux autresavec raison : " U me semble , mes peres,
» que nous faisons trop de bruit pour rien :
» les injures qui nous échapperont ne ren-» dront pas meilleur l’ergotiíme de Scot.
» Si nous attendions que la faine philo—
» sophie, dont lés lumières se répandent» par-tout, eût pénétré un peu plus avant,, dans nos cloîtres, peut-être trouve-» rions-nous alors les rêveries de notre„ docteur aussi ridicules que s entêtement *» de nos prédécesseurs fur la mesure de,1 notre capuchon. » V'oye; les articlesCordeliers & Scotisme.
CAP UCIATI ou ENCAPUCHON-NES , certains hérétiques qui s’éieverenten Angleterre en 1387, & qui furent ainsinommés, parce qu’ils ne fe découvroientpas devant le S. Sacrement. Ils suivoientles erreurs de Wiclef, & soutenoientl’apostasie de Pierre Pareshul, moine Au-gustin , lequel ayant quitté le froc, accusason ordre de plusieurs crimes. Spondc.A. C. 1387.
„ CAPUCIN, religieux de l’ordre deS. François, dc la plus étroite observance.Voye\ Religieux.
On leur donna ce nom par rapport âla réforme extraordinaire de leur capu-chon. Us sont vêtus d’une grosse robe ,d’un manteau, & d’un capuce d’un grosdrap gris - , portent la barbe , des sandales,& une couronne de cheveux. Cette re-forme des Mineurs ou Cordeliers a pourauteur Matthieu de Bafchi, frété Mineur