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On fera les détachemeris par chambrée ,de maniéré que le cavalier commande neporte que celui qui lui lera nécessaire , &laisse les autres bardes à ceux de fa cham-brée qui demeureront au corps du ré-giment. . ,
Les compagnies, fans avoir égard auxrégimens dont elles sortent , prendrontleur rang de l’ancienneté de leur capitaine ;à la réserve de celle de mellre-de-camp ,& des lieutenans-colonels.
S’il y a des commisiions du même jour,ou des rangs incertains , on entendra lesraisons de chacun , qui fe débiteront fansaigreur ni dispute, pour en rendre compteau roi, afìn qu’il décide promptement.L’intention du roi est que ce régiment nefasse jamais de difficulté en tout ce qui re-gardera 1e service, & que la discipline ysoit observée fort régulièrement. II ne doitpoint monter de gardes.
II faut deux étendards par escadron ,avec une devise bien choisie, qui ait unsoleil pour corps d’un côté, & de l’autre ,des fieurs-de-lis parsemées, comme la plu-part des autres régimens du roi.
Pour se servir des carabiniers à piedquand l’occasion s’en présente, il faut qu’ilsaient des bottes de baise tige, mais decuir fort, avec une petite genouillèreéchancrée à la mousquetaire, & de petitsdessus d’éperons.
Quand les mestres-de*camps de cavalerieà qui ce sera à fournir les recrues , n’au-ront pas envoyé de bons sujets, on les leurrenverra à leurs frais & dépens, & ilsseront obligés d’en donner d’autres, quandmême il mésarriveroit desdits cavaliers.Les mestres-de-camps auront mille liv. depension; les lieutenans-colonels auronthuit cents livres, les majors six cents, &ses aides-majors trois cents ; les autres offi-ciers demeureront comme ils sent déjà.Les carabines rayées auront trente poucesde canon : i es e ' pe ' es aur0 nt trente-troispouces de lame ; il se ra permis aux officiersd avoir de petites carabines, pourvu qu’el-les loient bonnes. Les cravates noires fe-ront , tant des officiersq ue à carabiniers ,de ífoure, de la longueur de deux aunesde Paris.
Les vestes des habits uniformes feront
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de drap rouge, brodées d’argent, avec desboutons & des boutonnières d'argent, &un galon d’argent pareil à celui du juste-au-corps , fur l’amadis ; les officiers auronttous des plumets blancs. Le roi permet quele maréchal qu’il faut, soit pris hors de lacompagnie. Histoire de la milice fran-cise.
à Outre le corps de carabiniers dont onvient de parler , on appelle encore de cemême nom un certain nombre de gendar-mes , chevaux-légers, ùc. auxquels dans letems de guerre le roi fait donner des cara-bines. V. CARABINES. Ces carabiniers neforment point de corps séparé: ils com-battent avec leurs troupes, & ils se serventseulement de leurs carabines pour tirer furl’ennemi lorfqu’il n’est pas à portée d’ê-tre joint. (Q)
* CARABINS, f. m. pi. ( Hift. mod. )espece de chevaux-légers, dont le serviceen guerre étoit aíiéz semblable à celui denos houfards. Ils fòrmoient des compa-pagnies séparées, quelquefois des régimens;les officiers généraux les employoient dansleur garde; ils portoient une cuirasse échan-crée à l’épaule, pour tirer plus commodé-ment , un gantelet à coude pour la mainde la bride , un cabasset en tête , une lon-gue épée, avec la carabine à i’arcon.
CARACALLE, ( Antiquité.) robe cé-lébré dans la partie des Gaules habitéepar ses Atrebatcs-Morins. 11 y en avoit dedeux fortes , I’une simple & grossière pourle peuple & les soldats, I autre diítingueepour les grands: celle-ci^defeendoit jus—qu’aux talons, fans être traînante , ouvertecomme ses simarres ; elle avoit des man-ches assez larges pour y passer aisémentles bras ; la couleur étoit de garance fine& choisie, qui réunifient leclat de la coche-nille avec le seu foncé de la pourpre, &formoit un ton de couleur mitoyen.
Cette robe donnoit un certain air demajesté à ceux qui la portoient ; & il estprobable que ce fut pour relever fa taille,que l’empereur Bassien la préféra à toutesleS robes romaines, ce qui lui fit donnerse surnom de CaracaUa. Voy.Antiq. explpar 1). Ber. de Montfaucon, tom. III ,page 25. (C)
C ARACARA, C m. ( Histoire natun