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Î ;rava de très-beaux caractères grecs &atins ; il excella dans les caractères ita-liques. II passa à Lyon en x 570 ; il y tra-vailla huit ans , au bouc desquels il allaà Rome, où le pape Grégoire XIII 1 avoitappelle.
Les caractères de ce graveur ont étéplus estimés que ceux d’aucun de ses con-temporains : ils étoient dans le même goût,mais plus finis. Les frappes ou matricess’en íont fort répandues en Europe , fitelles fervent encore en beaucoup d’en-droits.
Le goût de ces italiques a commencéà pastèr vers le commencement du dix-huitieme siecle : cette espece de révolu-tion typographique fut amenée par lessieurs Granjean & Alexandre , graveursdu roi , dont les caractères fervent à l’im-
Í >rimerie royale. En 1742. , M. Fourniere jeune , que nous avons déjà cité avecéloge, les approcha davantage de notremaniéré d’écrire, par la figure , les pleinsfit les déliés qu’il leur donna. Voye\ Var-ticle Italique.
Guillaume te Bé, né à Troyes en Cham-pagne vers Pan 152.') , grava plusieurscaractères , & s’appliqua principalementaux hébreux & rabbiniques ; il travaillad abord à Paris ; de là il alla à Venise,à Rome , &c. II revint à Paris , où ilmourut. Robert Etienne a beaucoup em-ployé de ces caractères dans ses éditionshébraïques.
Jacques de Sanlccque , né à Cauleu ,dans le Boulonnois en Picardie , com-mença dès son extrême jeunesse à cultiverla gravure en caractères. II travaillaitvers Pan xçç8 • il y a bien réussi.
Jacques de Sanlecque l’on fils , né àParis, commença par étudier les lettres :il y fit des progrès , & se rendit aussidigne successeur de son père dans la gra-vure. Sanlecque pere fit fils étoient en7614, les seuls graveurs qu’on eût à Paris.Le fils exécuta de très-belles notes deIein - chant fit de musique, & plusieurseaux caractères , entre lesquels on peutnommer le plus petic que l’on connûtalors à Paris , & que nous appelions la pa-rijienne . Voye\ Parisienne.
M. Fournier se jeune , juge trés-com-
C A R r?;
pètent par la connoiílance qu*ii a £c ccson art 6c de Phistoire de cet art, pro-nonce sévèrement que depuis Sanlecquefils , jusqu’au commencement du dix-hui-tieme siecle , il ne s’est trouvé en Franceaucun graveur en caractères tant soit peurecommandable. Lorlqu’il fut question dedistinguer les i fit les u consonnes 6c.voyelles, il ne se trouva pas un seul ouvrieren état d’en graver passablement les poin-çons ; ceux de ces anciens poinçons qu’onretrouve de rems en tems, montrent com-bien Part avoir dégénéré. I! en fera ainside plusieurs arts , routes les fois que ceuxqui les professent seront rarement em-ployés ; on fond rarement des statues éques-tres ; les poinçons des caractères typo-graphiques font prefqu’éternels. II est doncnécestàire que la maniéré de s’y prendre8t d’exceller dans ces ouvrages , s’oublieen grande partie.
La gravure des caractères est propre-ment le secret de Pimprimerie ; c’est cetart qu’il a fallu inventer pour pouvoir mul-tiplier les lettres à Pinfini, & rendre par-la Pimprimerie en état de varier les com-positions autant qu’une langue a de mots,ou que Pimagination peut concevoir d’i-dées, & les hommes inventer de signesd’écriture pour ses désigner.
La gravure des caractères fe fait en re-lief fur un des bouts d’un morceau d’acierd’environ deux pouces géométriques delong , & de groíseur proportionnée â lagrandeur de Pobjet qu’on y veut former.On Lit les poinçons du meilleur acierqu’on peut choisir ; on commence par ar-rêter le deísein de la lettre ; c’est une affairede goût ; fie Pon a vu en différons temsles lettres varier, non dans leur formeessentielle , mais dans les rapports des dif-férentes parties de cette forme cntr’elles.Nous prendrons ici pour exemple le desseinarrêté d’une lettre majuscule , E. Cettelettre , comme Pon voir, est composée departies blanche» fit de parties noires. Lespremières font creuses, 6c les secondesfont saillantes.
Pour former les parties creuses , on tra-vaille un contre-poinçon d’acier qui a laforme des parties blanches : ce contre-poinçon étant bien formé, trempe dur fieM m ij