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.caractères y est placé entre îes deux jumellesdu coupoir , qui est une sorte d’établi trés-solide , sur lequel sont fortement fixéesdeux jumelles.
Les caractères étant arrangés, on lescoupe avec un rabot de fer. Quand on veutcouper les lettres, on place le rabot fur lejustifieur , enforte que les parties saillan-tes des lettres soient entre les guides durabot : on hauíïò ou l'on baille le fer quiest un peu arrondi par son tranchant, afinqu’on puisse emporter autant de matièreque l'on souhaite.
Les réglemens ont statué fur la hauteurdes lettres ; il est ordonné que la lettre por-tera , depuis fa surface jufqu’à l’extrêmitéde son pied , dix lignes & demie de piedde roi.
Le retranchement de matière n est pasle seul qui fe faste avec le rabot ; on estcontraint d’enlever encore de l’étoffe auhaut du caractère. Ce retranchement fefait des deux côtés aux lettres qui n'on t nitête ni queue, & feulement du côté opposé âla queue, lorsque les caractères en ont une.
Sans toutes les précautions que nous ve-nons de détailler , avec les meilleurs ca-ractères du plus habile graveur, un fon-deur ignorant feroit un fort mauvais ou-vrage.
On entend par fonderie en caractères ,un amas de matrices, de moules, de poin-çons , & d’ustenfilcs propres à remplir tousíes objets de l’imprefíìon. II y a vingt for-tes de caractères qu’pxappelle corps ; cha-cun de ces corps a sos lettres romaines &italiques.
Pour avoir une égalité de corps de tou-tes les lettres d’une fonte, on fe sert dedeux moyens. Le premier est de coucherune vingtaine de lettres d*un corps fur uncomposteur qui est fait exprès ; quand ellesont ete ensuite vérifiées fur l e justifieur ,i’appréteur en couche d'autres fur le com-posteur ; lorsqu'estes excedenc , il leurdonne quelques coups de couteau , & leségalise à la premicre justification. Le se-cond moyen c’est de fe servir du prototype,instrument qui règle la force du corps detous les caractères en général, & leur donneune précision sûre.
Les caractères à imprimer paient en
CAR
France îes droits de sortie , comme mer-cerie , à raison de trois livres du cent pe-sant.
Les fondeurs de caractères d’imprime-rie, qui ne sont guere que cinq ou six dansParis, font du corps des'libraires & impri-meurs.
Les maîtres ne peuvent prendre ni re-tirer les apprentifs , compagnons fondeurs& ouvriers l’un de l’autre, fous peine decinquante livres d’amende , & des dom-mages & intérêts du maître cjue l’appren*tif ou compagnon aura quitte.
Police pour cent mille lettres destinéesà une imprestion française ordinaire.
Le lecteur s’appercevra facilement qu’ellene contient que les signes grammaticaux,qu’il ne s’agit ici que de ceux-là , & quepar conséquent cette police n’est pas parti-culière à un livre ou d’algebre, ou d’arirh-métique, ou de chymie, mais qu’elle con-vient feulement à un discours oratoire, àla poéíiee, Grc.
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