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ea quaji signum in manu tua , eruntque& movebuntur inter oculos tuos , fcri-hefque ea in limine & inojìiisdomus tuœ.Aaron le caraïte , dans son commentairesur ces paroles, répond qu’on ne doit pointles prendre à la lettre ; que Dieu a seule-ment voulu faire connoître par-là quedans toutes les circonstances de la vie sonpeuple devoir avoir devant les yeux la loidonnée à Moyse. Quant aux thephilim ,après y avoir donne une pareille interpré-tation , les caraïtes appellent par raillerieles rabbins des ânes bridés de leurs fron-teaux. Voye\ FronTEAU. Saint Jérômeexplique aussi ce passage dans un sens fi-guré. Sur le troisième article, que les rab-bins croient expressément défendu par leDeutéronome, ch. 14, v. 21 : Non coqueshoedum in laéle matris suœ; les caraïtesrépondent avec beaucoup de vraisem-blance , qu’on doit l’expliquer par cet au-tre pastàge : Tu ne tueras point la merequand elle aura des petits ou qu'elle ferapleine. A cela les rabbins n’opposent quela tradition & l’autorité de leurs docteurs jmotif insuffisant, selon les caraïtes , pouradmettre une infinité de pratiques donton ne trouve rien dans le texte sacré.
Ces derniers retiennent cependant plu-sieurs superstitions des rabbins. Schupart,dans son livre desecla Karrceorum , mon-tre qu’ils ont les mêmes scrupules, & Rat-tachent aux mêmes minuties fur l’observa-tion du sabbat, de la pâque, des fêtes, del’expiation, & des tabernacles, &c. qu’ilsobservent austi régulièrement les heuresde la priere & les jours de jeûne, qu’ilsportent le \it\it ou morceaux de frangeaux coins de leurs manteaux, & croientque tout péché peut être effacé par la pé-nitence ; au contraire des rabbins, qui sou-tiennent cjue certains péchés ne peuventetre effaces que par la mort. Les caraïtesne croient pas, comme lestraditionnaires,qu’il doive y avoir d u sang répandu dans1.1 circoncision, ni que ce signe de leur loidoive être donné à Pensant toujours lehuitième jour après fa naissance, & mêmeaux enfans morts ; mais qu’à ceux qui fonten danger, on doit anticiper ce jour. Quantaux divorces, ils conviennent avec les au-tres Juifs, aussi bien que dans la maniéré
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de tuer hc de préparer les viandes permi-ses : ils en diffèrent seulement sur les es-peces d’impuretés & de pollutions légales.
Peringer dit que les caraïtes de Lithur-nie font fort différons, & pour le langage& pour les mœurs , des rabbinistes dontce pays est plein ; qu’ils parlent la langueturque dans leurs écoles & leurs synago-gues, à l’exemple des Tartares mahomé-tans ; que leurs synagogues font tournéesdu septentrion aumidi, pareeque , disent-ils, Salmanasar ayant transporté leurs pè-res dans des provinces situées au nord deJérusalem, ceux-ci pour prier, regardoientle côté où étoit située la ville sainte , c’est-à-dire le midi. Le même auteur ajoute qu’ilsadmettent tous les livres de l’ancien-Testa-ment; opinion opposée à celle du plus grandnombre desavans , qui prétendent quejescaraïtes ne reconnoissent pour canoniqueque le Pentateuque, & ne reconnoissentque trois prophètes ; savoir, Moyse , Aa-ron , & Josué.
Caleb réduit à trois points toutes les dif-férences qui se rencontrent entre les ca-raïtes & les rabbinistes ; savoir , que lespremiers nient, i°. que la loi orale ou latradition viennent de Moyse, & rejettentla cabale. 2°. Ils abhorrent le Thalmud.
Ils observent les fêtes comme le sab-at, fj?c. beaucoup plus rigoureusementque leurs adversaires ; à quoi l’on peutajouter qu’ils étendent presque à l’infiniles degrés prohibés pour le mariage. Noy.Cabale , Thalmud , Sabbat , &c. Lescaraïtes ont encore ceci de particulier,que, selon l’ancienne coutume des Juifs,ils règlent leurs fêtes fur l’apparition de lalune, & blâment les rabbinistes qui, daníleur calendrier , se servent des calculs as-tronomiques. Voye\ Rabbinistes. ( G)CARA-IÍALPAKS, ( Géog. ) peuplequi habite en Asie, dans le Turquestan.
CARAMAN, ( Géog. ) ville & royau-me d’Afrique en Ethiopie, dont l’existenceest douteuse.
§ CARAMBOLA, s. f. (Hijl. nat.bot)nom brame & portugais d’un arbrisseaudu Malabar, fort bien gravé, avec la plupartde ses détails, fous le nom malabare tamardtonga , par Van-Rheede, dans son Lfor-tus Malabaricus } vol. I , pi- JíLJId w