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Tome sixième.
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zos CAR

leurs d’estomac, dans les affections deshypochondres.

Délayée avec de l’huile d’ambre, elle estexcellente dans la goutte. Schroder recom-mande pour la goutte une emplâtre faiteaveç une once de gomme caranna , unedemi-once de cire jaune , & une quantitéraisonnable d’huile.

On trouve dans Pomet la descriptiond’un baume fait avec le caranna , qu’il ditêtre fort en usage en Amérique pour les• plaies. ( N)

CARAPULLI, f. m. ( Hifl.nat. bot. )nom que les Brames donnent à une plantedu Malabar du méme genre que le caram-fcu, & que Van-Rheede a tait fort biengraver, avec la plupart de ses détails , auvolume II de son Hortus Malabaricus yplanche L , page 97. J. Commelin , dansles notes fur cet ouvrage, Rappelle cario-phjllusspurius Malabarienfis, flore luteo.

Cette espece différé du carambu par lescaractères suivans : 1 elle est plus grande,ayant trois pieds de hauteur , fa racine &fa tige de lix lignes de diamètre. 2 P . Sesfeuilles sont plus étroites à proportion ,longues de quatre à cinq pouces, quatre àcinq fois moins larges. q p . Ses fleurs pa-reillement sessiles font à peine de moitiéplus courtes que les feuilles. 4 0 . Le calice,la corolle, les étamines & les angles del’ovaire font constamment au nombre dequatre. 5 0 . La corolle, ouverte horizonta-lement , a un pouce de diamètre , est pa-reillement jaune, un peu plus longue quele calice, & presque deux fois plus courteque l’ovaire. 6 °. L’ovaire est quatre â cinqfois plus long que large. 7°. II devient unecapsule longue de deux pouces & demi àpouc esíìx à huit fois moins large,o . Chaque loge contient environ 200 grai-nes ovoïdes, longues de deux tiers de ligne,d abord blanches, ensuite roufsâtres.

On ne fait aucun usage du carapullid’ailleurs il ressemble entièrement au ca-rambu , de forte qu’on ne peut douter qu’ilne soit du méme genre. ( M. Adan-son. )

CARAQUE , fl f. ( Marine. ) c’est îenom que les Portugais donnent aux vais-seaux qu’ils envoient au Brésil & aux In-des orientales. Ils les appellent aussi naos ,

CAR

comme voulant dire navires par excellen»ce. Ce font de três-grands vaisseaux ronds ,également propres pour le combat & pourle commerce, plus étroits par le haut quepar le bas, qui ont quelquefois sept ou huitplanchers , & fur lesquels on peut loger jus-qu’à 2000 hommes. Ces sortes de bâti»mens ne sont plus en usage ; if y en avoitdu port de deux mille tonneaux. La capa-cité des caraques consiste plus dans le creuxqu’elles ont, que dans leur longueur & lar-geur. Cette profondeur des caraques , &la maniéré dont elles sont construites, assezfoibíe d’échantilîon, les rend sujettes à ferenverser lorsque leur charge n’est pas en-tièrement complété : mais lorsqu’elles fonttoutes chargées , elles ne courent pas beau-coup plus de risques que les autres vais-seaux , parce que le grand poids qui est de-dans , les fait beaucoup enfoncer, ce quiles soutient. ( Z ì

Caraques (les), Ge'og. peuple sau-vage de l’Amérique méridionale, au Pérou,fur la cote de la mer du-Sud ; leurs coutu-mes diffèrent des autres nations de cepays.

CAR ARA, fl m. ( Commerce.) poidsdont on fe sert en quelques endroits d’Ita-lie, & particulièrement à Livourne, pourla vente des laines & des morues.

Le carara est de cent soixante livres dupays, où la livre n’est que de douze oncespoids de marc, ce qui revient â cent dixlivres six onces trois gros, un peu plus ,de Paris , Amsterdam & autres villes, où.la livre est de seize onces. Le carara faiccent trente - six livres poids de Marseille..

(G)

Carara, (G/og.) petite ville d’Italie,avec titre de principauté,. fameuse par sescarrières de marbre.

§ CARASCHULLI, fl m. ( Hifl. nat .botaniq. ) plante du Malabar , assez biengravée, avec la plupart de ses détails, parVan-Rheede , dans son Hortus Malaba-ricus, volume II, planche XL P r II,p.qi.Les Brames Pappellent rana- gondu. M.Linné dans son Syfiema natures, éd. in-12,imprimé en 1767, la désigne fous le nomde barliera 4 buxifolia , fpinis axillari -bus, oppoflns ysolitariis ,/oliis fubrotufrdis, integerrimis .