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proportion du reste du corps : les yeuxsont petits , les mâchoires très-fortes &garnies de trente-deux dents, dont il yen a seize molaires , quatre canines ,qui sont très-longues , & douze incisives,qui sont courtes , étroites, épaisses &fort tranchantes : les jambes sont fortcourtes ; il a cinq doigts dans chaquepied , & des ongles crochus , très-sorts& très-pointus : le poil a quatorze ouquinze lignes de longueur ; il est de plu-sieurs couleurs, noir, roux’, blanc, &c.Cet animal est très-fort & très-sorieux ,quoiqu’il soit petit ; il est si lent & sipesant, qu’il se traîne sur la neige plutôtqu’il ne marche : auíli ne peul-il attraperen marchant que le castor. En hiver ilbrise & démolit la cabane du castor :mais celui-ci y est rarement surpris , parcequ’il a fa retraite assurée sous la glace. Lachaste qui rend le plus au carcajou , estcelle de l’orignac & du caribou. Dansl’hiver, lorl'qu’il y a de la neige de cinqou íix pieds de hauteur , l’orignac se faitdes chemins dans les endroits où il trouvela nourriture qui lui est convenable ; c’estdans ces chemins qu’il est attaqué par lecarcajou , qui monte fur un arbre, attendI’orignaÇ au paíïàge, s’élance fur lui , &lui coupe la gorge en un moment ; c’esten vain que l’orignac se couche par terre,se frotte contre les arbres , & fait desefforts assez violons pour y laistèr desmorceaux de fa peau larges comme lamain ; rien n’est capable de faire lâcherprise au carcajou. II tue le caribou dela même façon , & il a beaucoup d’autresruses ; il detend les piégés , & ensuite ilmange l’appât sans péril. M. Sarrasin ,ífift- cle l’acad. roy. des sciences , anne'e
*7*3- U) .
CARCAISE, f. f. ( Verrerie. ) c’estun fourneau particulier aux manufacturesen glacqs & en crystal, où l’on prépareles frites destinées à ces ouvrages , tkqui sont propres à quelques autres opé-ration» relatives aux frites. Voye\ les an.Glace & Crystal.
CARCAN, f. m. est un poteau plantéen terre , avec un collier de fer attachéà hauteur d’homme , à quoi l’on attachepar le col des malfaiteurs qu’on ne juge
CAR
pas dignes de mort, pour les punir parla confusion , d’un délit qui marque labassesse d’ame. La plupart de ceux qu’onattache au carcan , ont été auparavant fus-tigés par le bourreau , & marqués d’unfer chaud , & font souvent ensuite oubannis ou envoyés aux galères. ( H)
, CARCANOSSI, ( Ge'og. ) provinced’Asie , dans l’île de Madagascar , au midide la riviere de Matanengha.
* CARCAPULI , ( Hifi. nat. bot. )c’est une espece d’oranger du Malabar ,grand & gros à proportion , que deuxhommes peuvent à peine embrasser : lesfeuilles sont par paires le long des branches,au bout desquelles il y a des fleurs tétra-pétales, jaunâtres, fans odeur , & d’ungoût aigrelet : le calice est à quatre piecespâles & concaves ; le fruit pend à un pé-dicule d’un pouce de long ; il est gros ,rond, divisé en huit ou neuf côtes, gon-flées à leurs extrémités : il est d’abordverd , il jaunit, & finit par être blanc : ilest d’une acidité agréable ; fa graine estoblongue , un peu plate , d’une couleurd’azur foncé , & logée au centre de lapulpe. II se mange ; il se transporte séché,on lui attribue plusieurs propriétés mé-dicinales. Voye\ Ray.
CARCAR ANNE ou C ARCARAVAL,
( Ge'og. ) riviere de l’Amérique méridio-nale , au Paraguai , qui se jette dans laPlata.
CARCASSE, f. m. ( Hifloire natur.ichthyolog. ) Coyett a fait graver & en-luminer aííez bien , dans son Recueil despoisons d'Amboine , plusieurs efpeces depoissons du genre de celui que les natu-ralistes appellent orbis : nous les allons dé-crire succinctement.
Premiere espece.
La premiere espece, figurée au n°. 197de la premiere partie de ion Recueil > ale corps ovoïde, pointu aux deux extrémi-tés , une sois plus long que large , la têteconique , alongée en grouin de cochon ,la bouche petite , ronde , armée de deuxdents à chaque mâchoire , & les y euxpetits.
Ses nageoires sont au nombre de cinq ,toutes molles fans épines; savoir, deux
pectorales