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Keur, & environ trois pouces d’epais auxbouts de l’écart.
La carlingue va en diminuant vers lesbouts , tant à l’égard de la largeur quede épaisseur. On met à chaque varangue ,ou du moins de deux en deux varangues,une cheville de fer à tête perdue, quipasse au travers de la carlingue & de lavarangue, & entre dans la quille si avant,qu’il ne s’en faut qu’un pouce & demiqu’elle ne passe tout au travers ; & lors-qu’on met le vaiílèau sur le côté , on garnitle reste du trou par-dehors, de bouts dechevilles de bois qu’on y fait entrer avecbeaucoup de force, afin qu’il n’y passepoint d’eau.
On renforce la carlingue d’une autrepiece de bois qu’on met dessus, à l’endroitqui porte le pied du grand mât.
Carlingue ouEcarlingue de pied.de mât ; c’est la piece de bois que l’onmet au pied de chaque mât, qui porteaussi ce nom.
Le grand mât, le mât de misene & lemât d’artimon , ont chacun leur carlingue.Voyez pi. VI, n°. 40, la figure de lagrande carlingue ou carlingue du grandmât ; & sa situation , pi. IV, Jig. 1 ,n°. 34.
Carlingue dumât de misene ; sa figure,P?' VI , n °* 41 j sa situation dans le vais-seau, pi. IV , fig. 1 , n°. 35.
Carlingue du mât d’artimon , voyezpi- IV , fig. u , n°. 84 & 106.
, La grande carlingue ou 1 ’écarlingue dupied du grand mât fe pose droit sur la con-tre-quille : ses proportions dépendent dela grandeur du vaisseau. Dans un bâti-"?ont de 134 pieds de long , elle est à sixpieds de distance du milieu de la longueurdu vaisseau, en allant vers l’arriere • elleest asturee par deux porques marquées aadans la figure 49 de la planche VI. Cesporques t dans un vaisseau de 134 piedsde long, doivent avoir 14 pouces de large& 12 poucçs d’épais, & être à 3 pieds &demi de distance r un de l’autre. La por-quequi est vers 1 avant, se place derrièrele banc de la grande ecoutille. Ces porquesfont encore foitinees par quatre genoux,deux du côté de savant, & deux du côté.de l’arriere. Ils doivent avoir 10 pouces
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d’épais, & ils font par le bas de la mêmelargeur que les porques ; leurs branchesinférieures ont 8 pieds de long , fk leursbranches supérieures 7 pieds : celles-ci fontmoins épaisses de deux pouces que cellesd’en-bas. De chaque côté de la contre-quille on met un billot ou taquet, poursupporter l’avance que la carlingue faitau-delà de la contre-quille , au-desius delaquelle il doit monter de la hauteur de4 pouces , & il y a 4 pouces d’épais par lehaut. La largeur de la carlingue doit êtrede 2 pieds 6 pouces, & celle de la car-lingue du mât de misene doit être égale :l’épaisseur de l’une & de l’autre doit êtrede 10 pouces. Le billot qu’on pose sur lacontre-étrave, fous la carlingue du mâtde misene , doit avoir 10 pouces d’épais ;& à le prendre par le côté qui regardesavant, il est placé à la neuvieme partiede la longueur du vaisseau , où est aussi lacarlingue du pied du mât. II reste au côtédu billot une partie de la piece où le billota été coupé , qui fait comme une plancheépaisse qui monte avec le mât jusqu’au pont.Les porques de la carlingue du mât de mi-sene doivent avoir 12 pouces de large & 10pouces d’épais ; il y a quatre genoux au-desfous & deux au-dessus, qui ont 10 pouces delarge & 9 pouces d’épais ; leurs branchesont 7 pieds de long. La carlingue du mâtd’artimon doit avoir 14 pouces de large,& 10 pouces d’épais: ces mesures dépen-dent des différentes méthodes qu'adoptentles constructeurs, & changent, commeon l’a dit ci-devant, suivant la grandeurdes vaisseaux.
Carlingue de cabestan ; il y a la carlin-gue du grand cabestan. Voyez pi. IV,fig. 1, n°. 67.
La carlingue du petit cabestan , n°. 104.
Carlingue de cabestan arquée & cousueaU a°c t ’ C lorsque le pied du cabestanne descend pas jusques fur le pont ; on luifait une carlingue courbée , dont les deuxbouts sont attachés au baux, & le pied ducabestan entre dans son arc qui est sus-pendu.
Carlingue du bâton de pavillon. Voyezp!. IV, Jig. 1 ,n°.i<î.(Z)
* CARLOVINGIENS, s. m. pi. (Hist.mod. ) nom que l’on donne aux rois de