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Tome sixième.
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imis qinrante-quatre fo:s plus & davan-tage. Í1 s’eíl apparemment glissé quelquefaute d’impressíon dans les chiffres du nom-bre des cctiís de la morue ; car séditionlatine des ouvrages de cet habile artiste,pour le dire en passant, est toute pleinede pareilles fautes: il n’y a que séditionoriginale de Leuwenhoech en hollandois,qui soit bonne.

La laite. La laite, que l'on nomme aussilaitance y est une partie dans les carpesmâles , composée de deux corps blancs ,trés-irréguliers : ce font les testicules danslesquels se filtre la semence ; il sont pres-qu’ausst longs que la cavité du bas-ven-tre. Le côté droit est quelquefois un peuplus long que le gauche , parce qu’il com-mence un peu plus près du diaphragme ;il recouvre par les côtés, le paquet desboyaux, la vessie aérienne, & la vessieurinaire.

Les vésicules séminales. Chaque corpsblanc ou testicule, est composé de deux par-ties. La premiere & la plus considérable,qui prend son origine près du diaphragme ,est le corps du testicule, qui est uni &liste à fa superficie ; la seconde partie con-siste dans les vésicules séminales, qui sontprès de l’anus.

Ces vésicules séminales paroissent for-mées par de petites vésicules distinguéesles unes des autres. Pour les voir avec fa-cilité , il faut les presser doucement avec ledoigt en ramenant du côté de l’anus; &par ce moyen on en fait sortir par l'ouver-ture qui est au-dessous de l’anus, la semencequ’tlles contiennent. Si après cela on souf-fle dans cette ouverture , on voit gonflerces vésicules qui paroissent très-distinctes, "nés des autres à l’extérieur. Ces deuxvésicules séminales se réunissent en un ca-nal commun, qui se termine au-dehorscommel anus , a se partie postérieure du-que! il est situe. II est long de quatre à cinqlignes, & n’a qu’une ligne & demie jus-qu’à deux lignes de diamètre. Si l'on ouvrece canal, on y voit l'ouverture de la ves-sie , qui ne paroît pas toujours au-dehorsdans les carpes laitées.

La vess^ aérienne. On trouve dans lacarne de dans la plupart des autres pois-sons une vessie remplie u'air j & qu on peut

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appcller pour cela vessie aérienne. C’cstpour la même raison que quelques auteursPont nommée veficulapneumatica , d’au-tres utriculus natacorius, parce qu’il pa-roît que les poissons s’élevent plus ou moinsfacilement vers la superficie de Peau , selonqu’elle se trouve plus ou moins remplied’air.

Elle est située entre lès reins & les œufsou la laite. Elle s’étend depuis le diaphrag-me jusqu’à la vessie urinaire.

Elle est attachée légèrement par desfibres & des vaisseaux â toutes les partiesqui la touchent , mais elle tient très-fortà la baie d’un petit os qui ressemble defigure à la partie antérieure d’une mitre.La partie supérieure de la membrane ex-terne de cette vessie est attachée si forte-ment à cet os, qu’on ne peut la séparersans la couper ou la déchirer ; il y a mémequelques-unes des fibres de cette mem-brane , qui sont continues avec le dia-phragme.

Cette vessie est composée de deux vési-cules. La premiere est la plus grosse & laplus près du diaphragme; elle a trois pou-ces ou environ de longueur , & dix-huit âvingt lignes de diamètre à l’endroit oùelle a plus de grosseur ; elle forme uneespece d’ovale.

La seconde vésicule qui est plus petite cngrosseur que la précédente, est de deuxou trois lignes plus longue que la premiere ;mais elle n’a qu’environ douze lignes dediamètre dans l’endroit où elle a le plusde grosseur.

Chacune de ces vésicules a deux mem-branes , une externe & une interne. Lapremiere tendineuse & forte, est double ;ce que l’on apperçoit très-bien en la déchi-rant , principalement lorsqu’elle a été ma-cérée dans l’eau. On voit que chacune desdeux lames qui la composent , a des fibresdont la direction est différente. Les fibresde la lame extérieure sont plus obliques quecelles de l’intérieure.

La seconde membrane est très-fitic :maigre cela , on reconnoit par la macéra-tion , qu’elle est double ; elle renfermedans fa duplicature un muscle dont lesfibres sont transverles, & occupent toutela longueur de la vésicule, ou peu s’en faut,

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