372 _ CAR
parmi les poissons ? Ce sons tous autantde questions de M. de Fontenelle.
De la respiration de la carpe. Mais dequelque sexe que soient les carpes, œu-vres y laines } hermaphrodites , elles onttoutes besoin de respirer pour vivre.
M. Derham dit que , pourvu qu'on lesmette dans un endroit frais & dans uneposition qui ne gêne point leur respira-tion , elles peuvent vivre long-tems dansI air, & hors de seau ; ce qu’il prouved’après le témoignage d’une personne três-illussre &: tròs-curieuse, par la maniérédont on les engraisse en Hollande, la-quelle a anslì été pratiquée en Angleterre.On les suspend à la cave, ou en tout au-tre lieu irais, dans un petit filet, fur dela moufle humide, ensorte que ía tête dela carpe forte hors du filet. On les nour-rit de cette maniéré de pain blanc qui atrempé dans du lait.
Ce fait est aisé à vérifier : ií n’est pasaussi facile de démontrer toutes les piecesqui servent à la respiration de ce poisson ;elles montent à un nombre si surprenant,que l’imagination même cn est effrayée.
Mais fans entrer dans un détail que jene íàurois faire par écrit, je me conten-terai d’en donner le dénombrement,que personne ne sera fâché de voir ; &qe ne donnerai pomt ce dénombrementen chiffres, de peur que quelqu’un nesoupçonne ici des fautes d’impreslìon.
Les pieces osseuses font au nombre dequatre mille trois cents quatre-vingts-six :î! y a soixante-neuf muscles.
Les artères des oui es, outre leurs huitbranches principales, jettent quatre milletrois cents vingt rameaux ; chaque rameauette de chaque côté fur le plat de chaqueame> une infinité d’arteres capillairestransversales, dont le compte ne feroitpas impossible : il passe de beaucoup tousces nombres ensemble.
II y a autant de nerfs que d'arteres, lesramifications des premiers suivant exacte-ment celles des autres.
Les veines, ainsi que les artères, outreles huit branches principales, jettent qua-tre mille trois cents vingt rameaux, quifont de simples tuyaux , & qui, a la dif-férence des rameaux des artères, ne jet-
Ç A R
tent point de vaisseaux capillaires trans-versaux.
Ce nombre prodigieux d’os, de muscles,de vaisseaux, de nerfs, de veines & d'ar-teres , concourant au même but, arrangésavec tant d'industrie, marquent fans doutela main du souverain Artiste. Que sesœuvres sont admirables! Et puií’qu’il nes'est point lassé de les produire dans leseaux comme fur la terre, suivant la re-marque de Galien , les hommes peuventils jamais se lasser de les lire & de les étu-dier ? Que cette étude est belle ! qu’ellcest intéressante !
Etude de tout tems , de tous lieux , detouc âge ,
Que népuiseront point les siécles à venir !Je la propose aux grands , je la proposeau sage :
Far où saurois-je mieux finir ?
Article communique'par M. le cheva-lier DE JAUCOURT.
La pêche de la carpe n’a rien de parti-culier.
Carpe , ( Hifi. ecc. ) disciple de saintPaul, ou peut-étre même un des soixante& douze disciples, logea saint Paul chezlui, â Troade en Asie. L’apótre lui laissaen reconnoissmce ou cn dépôt un habit& des livres, qui étoient peut-étre lessaintes Ecritures. Quelques - uns croientqu’il fut évêque de Bercé, & qu’il reçutla couronne d u martyre.
CARPEAU, ( Hijl.nat. ichthyolog. )poisson d’eau douce qui ne se trouve quedans les environs de la ville de Lyon.
La délicat esté de fa chair I’a rendu célé-bré parmi les gourmets ; mais on ne s’étoitpas occupé à déterminer fa nature M. Du-hamel , pour compléter l’article de lacarpe, dans son Traité’ des pûches , a dé-siré des écîaircisscmens fur le cappeau deLyon, & s’cít adressé dans cette ville àM. de la Tourrette, correspondant de J’a-cadémie des sciences, qui les lui a fournis.Ses observations ont été publiées cn 1 77 s »dans le Journal de physique ; en voici lesrésultats. .
On ne doit pas confondre le cajpeaitavec I.e cuipione des Italiens, qui est du