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tuaires pour modérer la dépense excessivede ces voitures : il a été défendu d’y em-ployer l’or & l’argent ; mais l’exécutionde ces défenses a été négligée.
On diftinguoit jadis deux sortes de car-rosses , les uns à arcs de fer , les autresfans arcs : mais l’usage des arcs a passé.Voyej Arc de charron. Les partiesprincipales du carrosse font l’avant-train ,le train , le bateau , l’impériale , les que-nouilles , les fonds, les portières, les man-telets , les gouttières, les roues, le timon,l’arriere-train , &c.
Les carrosses ont différens noms , euégard à leur structure : il y a des carrossesproprement dits, des carrosses coupés ,des calèches , des berlines , &c. Ils en ontaustì d’autres, eu égard à leur usage ; &il y a des carrosses de campagne , descarrosses de voiture , des carrosses delouage , &c.
Le carrosse proprement dit, est à qua-tre places ; le carrosse coupé n’a qu’unfond fur le derriere , & un strapontin furle devant. Si la voiture est légere , a desroues très-basses , est ouverte de toutesparts , à un, à deux, à trois rangs de pla-ces où l’on est assis, non le visage tournéles uns vers les autres , comme dans lescarrosses ordinaires, mais pour ainsi direde front, chaque rang ayant son dossier ,on l’appelle caleche. II y a des chaises decent façons différentes. Voye\ Chaise.II y a des carrosses de voiture, qui fer-vent à transporter les voyageurs z d’uneville dans une autre. Voye\ Coche.
Quelque grand que fut le nombre descarrosses fous Louis XIV , l’usage en pa-roissoit encore réservé aux grands & auxriches ; & ces voitures publiques , qui fontmaintenant à la disposition des particuliers,n’étoient point encore établies. Ce fut unnommé Sauvage , à qui cette idée fe pré-senta : son entreprise eut tout le succèspossible : il eut bientôt des imitateurs. Sau-vage demeuroit rue S. Martin, à un hôtelappelle S. Fiacre , c’est de là cpi’est venule nom de Fiacre , qui est reste depuis &à la voiture & au cocher. En 1650, unnommé Villerme obtint le privilège ex-clusif de louer à Paris, de grandes & depetites carioles. M. de Givri en obtint un
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pour les carrosses : il lui fut accordé pàrlettres -patentes du mois de mai 1657 ,de placer dans les carrefours, & autreslieux publics, des carrosses á l’heure, àla demi-lieure, au jour, qui meneroientjufqu’à quatre à cinq lieues de Paris. L’e-xemple de M. de Givri encouragea d’autrespersonnes à demander de pareilles grâces ;& l’on eut à Paris un nombre prodigieuxde voitures de toute espece. Les plus enusage aujourd’hui sont les carrosses appel-lés fiacres , les brouettes, les chaises à por-teur , & les voitures pour S. Germain,Versailles, & autres lieux circonvoisins deParis, fans compter les voitures d’eau.Voyei Coche de terre , Coched’eau , &c.
Les fiacres ou carrosses de place fepaient ici vingt-quatre fous la premiereheure , & vingt fous les autres : mais il mesemble que la police de ces voitures pour-roit être perfectionnée , en instituant furles places un officier qui reçût leur salaire& qui les fît partir, & en leur défendantde prendre personne dans les rues & de s’yarrêter ; par ce moyen , ils ne mettroientpas le public à contribution, & ne vole-roient pas leurs maîtres. Ce font les com-missaires qui font ici la police des fiacres,ainsi qu’à Londres, où les fiacres ont desnuméros derriere, comme parmi nous. Leprix qu’on doit leur payer le tems, a étéfixé par le quatrième flatut de Charles II,confirmé par d’autres de la cinquième &sixième année de Guillaume III. II leurest dû pour une journée entiere de douzeheures, dix fols sterling , pour une heurefeule,un fou six deniers ; pour chaque heureaprès la premiere , un fou : ils font obligésde mener à ce prix tous ceux qui s’en fer-vent jufqu’à dix milles de Londres.
CARROSSIER, f. m. ouvrier qui fait& qui vend des carrosses ; il y a dans laville de Paris une communauté considéra-ble de maîtres carrossiers , qui font plusconnus fous le nom de selliers. Us ontdans leurs statuts la qualité de maîtres fel-
liers-lormiers-carro/TFíTj'. V. SettlER^-
CARROUSEL, f. m. course de cha-riots & de chevaux, ou fête magnifiqueque donnent des princes ou des grandsI seigneurs dans quelque réjouissance publi-
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