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moindre petit espace vuide de corps; &que Pentreprife de ménager ce vuide,passe le pouvoir du Tout - puiílànt.
Ensuite Dieu met toutes ces parcelles enmouvement : il les fait tourner la plupartautour de leur propre centre ; & de plus,il les poulie en ligne directe.
Dieu leur commande de rester chacunedans leur état de figure, malíb, vîteste,ou repos , jusqu’à ce qu’elles soient obli-gées de changer par la résistance, ou parla fracture.
II leur commande de partager leurstnouvemens avec celles qu’elles rencontre-ront , & de recevoir du mouvement desautres. Descartes détaille les réglés de cesmouvemens & de ces communications lemieux qu’il lui est possible.
Dieu commande enfin à toutes les par-celles mues d’un mouvement de progres-sion , de continuer tant qu’elles pourront,d se mouvoir en ligne droite.
Cela supposé, Dieu , selon Descartes,conserve ce qu’il a fait, mais il ne fait plussien. Ce chaos sorti de tes mains, va s’ar-ranger par un effet du mouvement, &devenir un monde semblable au nôtre ; unmonde dans lequel 3 quoique Dieu n’ymette aucun ordre ni proportion , on pour-ra voir toutes les choses y tant généralesÇue particulières , qui paraissent dansh vrai monde. Ce sont les propres paro-ks de fauteur, & l’on ne sauroit trop yfaire attention.
De ces parcelles primordiales inégalément mues, qui font la matière communede tout, & qui ont une parfaite indifférenceà devenir unë chose ou une autre,Descartesv °it d'abord sortir trois élémens ; & de cestrois éléniens , toutes les masses qui subsis-tent dans le monde. D’abord les carnes, an-
^ ^5 extrémités des parcelles, font iné-galement rompues pjr le frottement. Lesplus fines pieces font la matière subtile ,qinl nomme le premier élément: les corpsuses & arrondis- par le frottement, sonth second élément ou la lumière: les pie-ces rompues les plus grossières, les éclatsles plus massifs, & qui conservent le plus«sangles, font le troisième élément , oula matière terrestre &c planétaire.
Tous les élémens mus & le faisant obs-
tacle ìes uns aux autres, se contraignentréciproquement à avancer, non en lignedroite, mais en ligne circulaire, & à mar-cher par tourbillons, les uns autour d’uncentre commun, les autres autour d’unautre ; de forte cependant que, conser-vant toujours leur tendance à s’en aller enligne droite , ils font effort à chaque ins-tant pour s’éloigner du centre : ce qu’ilappelle force centrifuge.
Tous ces élémens tâchant de s’éloignerdu centre, les plus massifs d’entr’eux fontceux qui s’en éloigneront le plus: ainfi fé-lément globuleux fera plus éloigné d u cen-tre que la matière subtile ; & comme toutdoit être plein, cette matière subtile serangera en partie dans les interstices desglobules de la lumière, & en partie versìe centre du tourbillon. Cette partie de lamatière subtile, c’est-à-dire, de la plusfine poussière qui s’est rangée au centre ,est ce que Descartes appelle un soleil. 11 ya de pareils amas de menue poussière dansd’autres tourbillons, comme dans celui-ci;& ces amas de poussière sont autant d’au-tres soleils que nous nommons étoiles ,&qui brillent peu à notre égard, vu f éloi-gnement.
L’élément globuleux étant composé deglobules inégaux , les plus forts s’écartencle plus vers les extrémités du tourbillon ;les plus fossiles se tiennent plus près du so-leil. L’action de la fine poussière qui com-pose le soleil, communique son agitationaux globules voisins, & c’est en quoi con-siste la lumière. Certe agitation communi-quée à la matière globuleuse , accéléré lemouvement de celle-ci ; niais cette accélé-ration diminue en raison de l’éloignement,& finit à une certaine distance.
On peut donc diviser la lumière depuisle soleil jusqu’à certe distance, en différen-tes couches, dont la vitesse est inégale, &va diminuant de couche en couche. Aprèsquoi la matière globuleuse qui remplit lereste immense du tourbillon solaire , nereçoit plus décélération du soleil ; &commé ce grand reste de matière globu-leuse est composé des globules les plusgros &: les plus forts, l’activiré y va tou-jours en augmentant depuis Je ternie ouf accélération causée par le soleil, expire,