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Tome sixième.
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C’étoit sans comparaisons le catalogue lep'us parfait fit le plus ample qu’on eût fait.On y trouve les longitudes , latitudes, as-censions droites, & les dcclinailòns d’en-viron 3000 étoiles , pour le commence-ment de 1690 , déterminés par des obser-vations exactes fit assidues, que Flamsteed ,astronome royal à Greenwich , avoit faitesdepuis 1676 jtisqu’à 1705 , avec un arcmural placé dans le méridien.

Ce tut la premiere fois que les astro-nomes purent compter fur des positionsd’étoiles, au point de s’en servir fans exa-men , pour conclure celles des planètes.Ce catalogue a été la base de tous les cal-culs & de toutes les théories des astro-nomes jufqu’à nos jours , où M. le Mon-nier fit M. de la Caille ont entrepris dedresser de nouveaux catalogues pour l’an-ne e 1730 , comme nous allons le dire.

, On ne pourroit guerc compter aujour-d’hui fur les positions d’étoiles tirées duCatalogue Britannique , si ce n’est à uneou deux minutes près, parce que bien desEtoiles ont des mouvemens propres, quifont encore inconnus, en forte qu’il y ena plusieurs qui s’écartent un peu du mou-vement commun & de la loi générale ; c’estce qui a déterminé les astronomes à en fbr-mer de nouveaux.

Le premier catalogue de M. de la CailleLut publié en 1757 , ^ ans un livre fort rareactuellement, qui a pour titre, Aftrono-muv fundamenta , fit que j’ai inséré dansmon Astronomie , il cil composé de 397étoiles principales, dont il avoit déterminé■ €S r P°*j tlons avec une exactitude inconnue,julqu alois. 11 donne dans le méme livreles observations qui a voient servi à dreslèrce catalogue , savoir, les hauteurs corres-pondantes de toutes ces étoiles prises aunombre de dix à douze pour chaque étoile,& le s distances au zénith , mesurées aussi àplusieurs reprisés avec deux instrumens dedix pieds, de rayon : ces 397 étoiles luiC ? uter s nt plus de teins fit de peine-, queln anroi'ept áait 4003 ^ ' en suivant là hié-'thode de Flamsteed; aussi M. de la Caillea voit travaillé pendant dix ans, & tous lesastronomes ont regardé ces positions d e-«mes commele fondement actuel.de l’astro-:, & comme un-, prodige rie travail-Tome VI.

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Ce premier catalogue a été suivi decelui de 194?. étoiles australes ; elles étoientchoisies fur le nombre d’environ dix milleque M. de la Caille observa au cap deBonne-Elpérance fi c aux îles de France &de Bourbon, depuis 1751 jufqu’cn 1754,en les comparant aux étoiles primitives uucatalogue précédent. On n’a point encorêosé .entreprendre de calculer les 8000étoiles restantes. Ce second catalogue estimprimé dans les Mémoires de L’aca*demie pour 17^2 , page $39, fie dans lerecueil des observations des dix milleétoiles australes, intitulé Caelutn australe ,que M. Maraldi nous a procuré en 17/13.11 se trouve á Paris chez Desaint , auprix de 15 livres ; il y en a peu d’exem-plaires.

Le troisième catalogué de M. de la Cailleest celui des étoiles zodiacales , -au nombred’environ 6 oç> , qu’il observa à Paris pen-dant l’hiver de 1762. , avcc une lunetteméridienne. Ce dernier ouvrage , qui luicoûta la vie , est resté imparfait : cepen-dant la plus grande partie est achevée :fit M. Baiily en ayant fini lès calculs, ill’a publié à la tête dmvolume des Ephc-mérides que M. cte la Caille avoit cal-culées pour les années 177$ , 1774 ; maisles calculs n’ayant été faits qu’ttne fois , ils’y trouve diverses imperfections.

Dans le même rems, M. le Monniers’occupoit aussi du projet d’établir les fòn-demens de l’astronomie par un nouveaucatalogue d’étoiles ; il en a.publié les prin-cipaux résultats dans les trois premierslivres de les Observations , imprimées auLouvre, in-folio.

M. Mayer , qui faifoit à Cottingue desemblables observations , a laissé un cata-logue de fa lapon, fort exact, mais qui estencore manuscrit.

II nous reste à desirer un catalogue desétoiles boréales plus récent que le Cata-logue Britannique , fit; aussi détaillé que-celui que M.\de la Caille a fait pour lesiétoiles australes. Cet astronome infati-gable , qui n’a point eu d’égal pour Ictalent d’oblèrver fic.de calculer ses obier7varions, songeoit à l’entreprcndre & a.slétablir pour quelque teins dans une- tics.villes méridionales de France, ou 1 onV v v