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min du rayon est Je plus court qu’il estpossibîe : mais il n’en est pas de même dansles miroirs concaves ; & il est aile de dé-montrer que souvent ce chemin , au lieud’étre le plus court, est le plus long. J’a-voue que le pere Taquet, qui a adoptédans fa Catoptrique ce principe du pluscourt chemin , pour expliquer la réflexion ,n’est pas embarrassé de la difficulté des mi-roirs concaves. Lorsque la nature , dit-il,ne peut pas prendre le chemin le plus court,elle prend le plus long ; parce que le che-min le plus long est unique & déterminé,comme le chemin le plus court. On peutbien appliquer ici ce mot de Cicéron : nihiltam absurdum excogitari potes , quoddiclum non fit ab aliquo philosophorum.
Voilà donc le principe des causes finalesen défaut fur la réflexion. C’est bien pisfur la réfraction ; car en premier lieu ,pourquoi dans le cas de réflexion , la naturefuit-elle tout à la fois le plus court chemin&c le plus court tems ; au heu que dans laréfraction, elle ne prend que le plus courttems , & laisse le plus court chemin ? Ondira qu’il a fallu choisir ; parce que dans lecas de la réfraction , le plus court tems &Je plus court chemin ne peuvent s’accorderensemble. A la bonne heure : mais pour-quoi préférer !e tems au chemin ? En se-cond lieu, suivant MM. Fermât & Leib-nitz , les sinus font en raison directe desvitesses, au lieu qu’ils doivent être en rai-son inverse. Voye\ Réfraction & Ac-tion. Reconnoiflònsdoncl’abusdes cau-ses finales par le phénomène même queleurs partisans fe proposent d’expliquer âLaide de ce principe.
. Mais s’il est dangereux de fe servir descauses finales a priori pour trouver lesloix des phénomènes , il peut être utile ,& il est au moins curieux de faire voircomment le principe des causes finaless accorde avec les loix des phénomènes,pourvu qu’or, ait commencé par détermi-ner ces loix d’après des principes de mé-chanique clairs & incontestables. C’est ceque M. de Mamertu’s s’est proposé defaire à l'égard de la réfraction en particu-lier, dans un Mémoire imprime parmiceux de Vacadémie des sciences, 1744.Nous en avons parlé tut mot ACTION, il
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fait â la fin & au commencement de cemémoire, des réflexions très-judicieuses& très-philosophiques fur les causes fina-les. II a depuis étendu ces réflexions, &porté plus loin leur usage dans les Mémoi-res de l’académie de Berlin, 1746, & dansfa Cosmologie. II montre dans ces ouvra-ges l’abus qu’on a fait du principe âes cau-ses finales , pour donner des preuves del’existence de Dieu par les effets les moinsimportuns de la nature ; au lieu de cher-cher en grand des preuves de certe véritési incontestable. Voye\ Varticle COSMO-LOGIE. Ce qui appartient à la sagesse duCréateur, dit M. de Fontenelle , sembleêtre encore plus au-dessus de notre foibleportée, que ce qui appartient à fa puissance.Eloge de M. de Leibnit\. Voyez aussi desréflexions très-fages de M. de Mairan furle principe des causes finales , dans lesMém. acad. 1723. ( O )
CAUSE , en méchanique & en physi-que , 1e dit de tout ce qui produit du chan-gement dans I’état d’un corps, c’est-â-dire , qui le met en mouvement ou quil’arrête , ou qui altéré son mouvement.
C’est une loi générale de la nature, quetout corps persiste dans son état de repo»ou de mouvement, jufqu’à ce qu’il sur-vienne quelque cause qui change cet état.Voye^ Projectile & Loix de la na-ture.
Nous ne connoissons que deux fortes decauses capables de produire ou d’altérer lemouvement dans les corps ; les unes vien-nent de faction mutuelle que les corpsexercent les uns fur les autres, à raison deleur impénétrabilité : telles font l’impul-sion & les actions qui s’en dérivent, com-me la traction. Voyez ces deux mots. Eneffet, lorfqu’un corps en pousse un autre ,cela vient de ce que l’un & faune corpsfont impénétrables ; il en est de même lorf-qu’vm csrps en tire un autre : car la trac-tion , comme ce'le d’un cheval attache ^une voiture , n’est proprement qu’une im"pulsion. Le cheval pousse la courroie atta-chée à son poitrail ' Lc cette courroie étant
attachée au char, le char doit suivre. ,
On peut donc regarder l’impénétrabi' 1 ^des corps comme une des cause s pi'i nC j'pales des effets que nous observons dan s