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en France : cet arbuste s’éleve fur plusieursbranches grêles & cassantes, à la hauteurde quatre ou tout au plus cinq pieds. Sesfeuilles ovales 6c d’un fort beau verdfontopposées deux à deux ; ses fleurs d’un blanctirantfurlegrisdeperle, forment parleurréunion des bouquets arrondis qui termi-nent chaque tige , 6c rendent cet arbustetrês-parant. IIfleurit depuis juillet jusqu’enoctobre , (k quelquefois jusqu’en novem-bre : ce qui le rend d’autantplus précieux,qu’il a très-peu de concurrens dans cettesaison , où les fleurs ont abandonné la plu-part des arbres & arbustes : c’est dire assezqu’il convient d’employer les céanothespour la décoration des bosquets d’été 6cd’automne ; comme ils font d’une petitetaille , il faut les placer fur les devants.
Miller conseille de les multiplier parles marcotes faites en automne , & cou-vertes d’un peu de tan , pour empêcherla gelée de trop pénétrer. 11 ajoute que cettecouverture préviendra le dessèchement dela terre, occasionné par le hâle du prin-tems: il recommande d’étre sobre furiesarrofemens de ces marcotes , de craintequ’elles ne se pourrissent, & je ne doutepas qu’on ne réussisse à multiplier ainsi lescéanothes.
Mais la grande abondance de grainesqu’ilsproduisent, offre un moyen íì facilede les reproduire, que tous les autres meparoislònt superflus, d’autant mieux quefleurissant au bout de deux ans, on netarde guere à en être pourvu , 6c qu’ellemûrit fort bien, même dans les années lesplus humides, si l’on tient en pot un porte-graine à une bonne exposition.
II faut la recueillir en octobre & en no-vembre , 6c la semer tout de fuite dans depetites caisses qu’on mettra pendant l’hiverdans une caifle vitrée. Si l’on veut, onpeut attendre jusqu’en février, 6c mêmeen mars & avril \ en mettant le semis furune couche tempérée , la plupart des grai-nes germeront encore.
Le second printems, on plantera les pe-tits arbustes à un pied en tous sens les unsdes autres, dans une planche de bonneterre légere. Ils font trop menus pourles planter en automne ; les faux dégels del’hiver les jeteroient hors de terre : mais
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la seconde automne, après cette premièretransplantation , on les levera avec soin,6c, pour mieux faire , en motte, 6c onles placera dans les lieux qu’ils doiventorner.
La seconde efpece croît au cap de Bonne-Espérance: on l’a d’abord connue en Hol-lande sous le nom éC alaternoïdes. Quelquesauteurs lui ont donné celui de ricinoiJesAfricana arboresccns ; mais M. Linnacusl’a réunie à ce genre-ci.
Elie s’éleve à dix ou douze pieds , 6c semultiplie de marcotes 6c de boutures ; elledemande pendant l’hiver le même abrique les myrtes.
La troisième efpece est indigène desîles de FAmérique , 6c s’éleve à dix-huitou vingt pieds : elle fe multiplie de se-mence , qu’on doit gouverner selon la mé-thode propre aux plantes exotiques ten-dres : elle demande la ferre chaude, 6cveut être arrosée avec beaucoup de pré-caution pendant l’hiver; trop d’humiditéla feroit périr. (M. le baron D eTs C HO u-bi- )
CEAUX , ( Géographie . ) rivière dcFrance dans le Gatinois, quise jette dans leLoiug.
* CEB, ( Mytholog . ) divinité adoréeà Memphis : c’étoit une efpece de satyreou de singe. C’est la même divinité égyp-tienne , qu’on appelle Cercopithiqne.
* CEBI-PIRA, {Hift. nat. bot.) arbre duBrésil, dont Fécorce amere 6c astringenteentre dans les bains 6c les fomentationsordonnées dans les maladies causées par lefroid , les tumeurs du ventre 6c des pieds,6c les douleurs des reins , que les Portu-gais appellent curi-mentos. An reste on »enous donne point d’autre description decet arbre, que la phrase botanique sui-vante : arbor Brafilienfis , jloribns fpecio-fis y fpicatis , pericarpio Jìcco } fur laquelleon ne connoîtra sûrement pas le cebi-pn'a-, CEBU ou ZEBU , ( Géog. ) île d’Asie,Pune des Philippines, dans la mer desIndes.
CECERIGO e» CERIGOTTO ,
( Géog. ) petite île de l’Archipel, entrecelles de Cerigo 6c de Candie. , , „ •' CECHIN , f. m.-( Commerce. ) c cainsi que dans le Levant on appelle ic