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Tome sixième.
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,88 , , C E 1)

c’est-à-dire que la chose cédée existe,qu’ellelui appartienne, ou du moins qu’il ait étéen droit d’en disposer.

Appeller un cédant en garantie, c’estsaísigner par - devant les juges pour se voircondamner à garantir ce qu’il a cédé , con-formément aux clauses de son aile deccs-íi &n. Dicíionn. de commerce. (G)

CÉDÂTAIRE , s. m. terme de droit,synonyme à cédant. Voy. CÉDANT. ( H)

CÉDER , verbe actif, ( Commerce. )transporter une chose à une autre personne,lui en donner la propriété, I’en rendre lemaître. Ainsi un marchand cede sa bou-tique , son ma 0 asm , son fonds. Un action-naire cede ou quelques-unes des actions ,ou toutes les actions qu’il a dans une com-pagnie. Dicíionn. de commerce. ( (?)

CEDILLE, f. f. terme de grammaire yla cédille est une espece de petit c , quel’pn met sous le C , lorsque par la raisonde l’étymologie on conserve le c devantun a , un o , ou un u , & que cependantle c ne doit point prendre alors la pro-nonciation dure qu’il a coutume d’avoir de-vant ces trois lettres, a, o, u ; ainsi de glace,glacer , on écrit glaçant, glaçon y de me-nace, menaçant y de France, François y derecevoir, reçu y &c. En ces occasions , lacédille marque que le c doit avoir la mêmeprononciation douce qu’il a dans le motprimitif. Par cette pratique, le dérivé neperd point la lettre caractéristique , & con-serve ainsi la marque de son origine.

Au reste, ce terme cédille vient de l'es-pagnol cedilla, qui signifie petit c ; carles Espagnols ont aussi, comme nous, le cfans cédille , qui alors a un son dur devantles trois lettres a, o , u; & quand ils veu-lent donner le son doux au c qui précedel’une de ces trois lettres, ils y souscriventla cédille , c’est ce qu’ils appellent c concedilla , c eíl-à-dire c avec cédille.

Au reste, ce caractère pourroit bien ve-nir du sigma des grecs, figuré ainsi 5,comme nous l’avons remarqué à la let-tre c; car le c avec cédille se prononcecomme l’j au commencement des mots,sage , second, fi, sobre , sucre. ( F) _

* Le c avec cédille s’appelle , soit enfonderie de caractères , soit en imprime-rie, c d queue ,

C E D

CEDMONEEN , adj. ( Ge'og. ) est sy-nonyme dans récriture à oriental. C’estainsi qu’on appelle les habitans de l’Ara-bie déserte, que la Terre-sainte avoit àl’orient.

CEDOGNA, ( Géog. ) ville d’Italie auroyaume de Naples, dans la principautéultérieure, au pied de l’Apemlin. Long. 33.8. lat. 41. 5.

CEDONULLI, f.s. (Hifl. nat. con-chyliolog. ) espece de rouleau, ainsi nom-mé à cause de la supériorité que lui donnesur les autres efpeces la beauté du desseinque forment ses couleurs.

Sa forme représente un double cônepointa aux deux extrémités, une sois pluslong que large , à sommet conique, forméde dix spires, c’est-à-dire, de dix tours despirale convexes, une fois plus court quela premiere spire qui forme l’ouverture dela coquille.

Le fond de sa couleur est un beau jauneorangé, marbré de taches blanches, qui,quoique d’une forme irréguliere, formentdes zones circulaires. Ces zones sont sépa-rées par des traits circulaires, formés lesuns par de très-petits points blancs, & lesautres par de petits points noirs placés a!^ternativement.

Ce rouleau est le plus rare de tous ceuxque l’on connoît.

Remarques. Le cedo nulli a été placépar Dargenville, & d’après lui, par plu-sieurs auteurs, au nombre des cornets,cornus y mais les cornets doivent avoir lacoquille exactement conique à base ou som-met plat, au lieu que les rouleaux, firom~bus , ont ce sommet conique comme leurextrémité opposée. Le cedo nulli qui a cetteforme, est donc une espece de rouleau. Onsait d’ailleu.rs que ce coquillage a un oper-cule étroit, oblong, cartilagineux , & queson animal a tous les caractères de la pour-pre, c’est-à-dire, les yeux placés fur unrenflement au côté extérieur des cornesvers leur extrémité, & le manteau roulefur le dos en un canal cylindrique alcngecomme un tuyau mobile qui sert à la reípi"ration ; de forte qu’il se range naturelle-ment dans la seconde section des limaçons,c’est-à-dire, dans la section des limaçonsoperculés, où nous l’avons placé. Voye\