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Tome sixième.
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Lc bois du second est très-connu en An-gleterre. Cet arbre vient de lui-même dansles plus chaudes contrées de l’Amérique,d: il est très-commun dans Pile de Cu-ba , à la Jamaïque & à Hispaniola. On enrencontre austi plusieurs dans les îles deBahama ; mais je ne sache pas qu’on en aitdécouvert dans aucune des îles Léeward.La Jamaïque & Pile de Cuba en produi-sent quelques-uns d’une taille fi prodi-gieuse, qu’on en peut faire des planchesde six pieds de large. Ceux des îles Baha-ma rie font pas fi gros ; on en voit cepen-dant qui ont quatre pieds de diamètre, &cqui s’élevenc á une grande hauteur, quoi-qu’ils y croissent ordinairement fur des ro-chers où il fe trouve à peine ce qu’il tau tde terre pour les sustenter. Le bois qu’onapporte.en Angleterre des îles Bahama,passe ordinairement sous le nom de boisde Madère; mais il n’est pas douteux quec’est le méme que celui du Mahagony.

La précieuse qualité de ce bois pour tousles usages domestiques est maintenant asterconnue en Angleterre , & il est surprenantque cet arbre ait échappé jusqu’à présental’attention des voyageurs. Le seul auteurqui en íàit mention , est M. Catesby, dansson Hiftoire naturelle de la Caroline ùdes îles Bahama.

On le multiplie de semence, ainsi quela premierc espece. Celle qu’on fait venirdes îles Bahama est la meilleure; celle dela Jamaïque n’a pas bien réussi : elle fe semecomme les graines des plantes de ferrechaude. Cet arbre poulie vigoureuse-ment ; il ne saut l’arroser que très-peu pen-dant l’hiver ; & avant de transporter lesjeunes sujets du semis chacun dans un potséparé, on aura soin que ces pots emplis deterre aient été deux jours dans une couchede tan pour les échauffer.

La troisième espece a été découverte parJe docteur Houston à Campèche. II n’a pasvu la fleur de cet arbre, & ce n’est quepar le rapport de la forme de son fruit aveccelle des fruits des efpeces précédentes,qu’on s’arroge le droit de le réunir fous leméme genre. Cet arbre s’élance ordinai-rement à la hauteur de 80 pieds & plus.Ses feuilles ressemblent à celles de l’ha-mamœlis. On ne fait rien de la qualité de

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son bois, parcs que peu de personnes cu-rieuses ont eu occasion de voyager dans lapartie du nouveau monde où croît cet ar-bre : il pousse de trois pieds la premiersannée du sein de la graine ; mais à peinedans les six années suivantes fait-il la mémecrue. II faut l’élever & le conduire commeles deux premieres efpeces. ( M. le baronde Tschoudi.)

M. Lawrence , lavant Anglois, qui adonné un traité fur la culture des ar-bres , fe plaint de la négligence des Eu-ropéens, de ne point rendre plus com-muns parmi eux des arbres que la naturesemble avoir voulu rendre presque im-mortels , d’autant plus qu’il n’y a pointd’arbre , selon lui, qui croistè avec plusde facilité que le cedre. En effet, on letrouve fur les plus hautes montagnes dunouveau monde , aussi bien que dans des en-droits bas & marécageux ; on le rencontredans les provinces les plus froides, aussi bienque dans celles où la chaleur est la plus forte.

II cire , outre cela , l’exemple d’un cu-rieux qui avoit planté une allée de cedresprès de là mailon de campagne en An-gleterre , qui en peu d’années étoient par-venus à une grosseur très-considérable.On dit qu’il se trouve aussi beaucoup decedres en Sibérie. On fait plusieurs ou-vrages de tabletterie & de marquetterieavec le bois de cedre ; dans les pays oùil est commun , on en íàit de la charpente.Les Espagnols , dans le tems de la dé-couverte de l’Amérique , s’en font servisavec succès pour la construction de leursvaisseaux. On fait en Angleterre des eí-peces de petits barrils dont les douves fontmoitié de bois de cedre , & moitié de boisblanc, fort artistement travaillés ; on y laisseséjourner pendant quelque tems du punch ,ou d’autres liqueurs fortes ; elles acquièrentpar-Ià une odeur très-agréable , & quien relevs le goût. 11 y a encore une es-pece de cedre , que l’on nomme cedre dePhénicie ou de Lycie , qui ressemble beau-coup au genevrier , & porte des grains o»baies rouges. Voyez OxiCEDRE.

* CEDRIA , f. f. ( Hift. nu. bot. )C’est ainsi qu’on appelle tantôt la poix ttantôt la résine du grand cedre. II ya qui distinguent le cedrium de la cedn e*